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    Moyen-Orient

    Moscou et Ankara confirment leur entente avant un sommet sur la Syrie

    media Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan à Ankara, le 3 avril 2018. Sputnik/Mikhail Klimentyev/Kremlin via REUTERS

    Le président russe a entamé ce mardi 3 avril une visite de deux jours en Turquie. Cette première visite à l'étranger depuis sa réélection démontre les liens étroits qui unissent désormais les deux pays. Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan seront rejoints par le président iranien Hassan Rohani pour un sommet consacré à la Syrie.

    Rien n'était trop beau pour accueillir Vladimir Poutine au palais présidentiel à Ankara. Le chef de l'Etat russe a été escorté par des gardes à cheval et accueilli par son homologue turc, Recep Tayyip Erdogan, lequel l'a qualifié de « cher ami ».

    Symbole des relations florissantes entre la Turquie et la Russie, les deux chefs d'Etat ont donné le coup d'envoi de la construction de la centrale nucléaire d'Akkuyu dans le sud du pays par le géant russe Rosatom. Montant total : 20 milliards de dollars. Cette centrale, dont le premier réacteur devrait être opérationnel en 2023, doit selon le président Erdogan permettre de répondre à 10 % de la demande en électricité de la Turquie.

    Vladimir Poutine a aussi affirmé que la Russie allait « accélérer » la livraison des systèmes russes de défense anti-aérienne S-400 à la Turquie. Le président turc avait annoncé cet achat en septembre dernier, suscitant ainsi des critiques de ses alliés au sein de l'Otan.

    Trois puissances aux intérêts divergents

    Recep Tayyip Erdogan estime par ailleurs que la coopération entre son pays et la Russie permettra de « mettre rapidement fin au terrorisme et aux affrontements en Syrie ». Les deux dirigeants seront rejoints ce mercredi par le président iranien Hassan Rohani pour un sommet trilatéral essentiellement consacré à la question syrienne. Profitant de l'effacement de Washington et ses alliés occidentaux, leurs trois pays sont devenus les maîtres du jeu dans un conflit qui dure depuis sept ans.

    En janvier 2017, ils ont lancé ensemble au Kazakhstan le processus d'Astana. Ce processus, qui comprend une tentative de règlement du conflit, a notamment abouti à un accord sur la création en Syrie de quatre « zones de désescalade » qui ont permis une diminution des violences sur le terrain. Mais ce processus exclut Washington et concurrence les négociations menées dans le cadre des Nations unies.

    « L'intérêt principal maintenant, c'est de se retirer, de ne plus dépenser le capital militaire et de transformer l'investissement militaire en gain politique, c'est-à-dire qu'il y ait une traduction dans les institutions syriennes de l'influence russe ou de l'influence iranienne », analyse Clément Therme, chercheur à l'Institut international d'études stratégiques de Londres.

    Clément Therme: «Il faut une reconciliation nationale au niveau syrien»

    Chercheur à l'Institut international d'études stratégiques (IISS) de Londres

    03/04/2018 - par Stefanie Schüler Écouter

    Mais les trois pays sont loin de s'entendre sur tout. Ainsi, Ankara se montre intraitable sur la question kurde. La Turquie tient absolument à mettre au pas les Kurdes de Syrie, sur lesquels Washington s'appuie et que Moscou souhaite intégrer au processus de négociations.

    → (RE)LIRE : Afrin: les puissances occidentales prises dans un «imbroglio» d'alliances

    Moscou tient pour sa part à sauvegarder ses intérêts en Syrie et notamment les bases navales et aériennes dont elles disposent grâce à Bachar el-Assad, lequel est un adversaire des Turcs. Enfin, Téhéran veut quant à elle maintenir en place le président syrien, et conserver l'influence considérable qu'elle est parvenue à acquérir en Syrie.

    Donald Trump réitère sa volonté de retirer les troupes américaines de Syrie

    A la veille de ce sommet, le président américain Donald Trump a réitéré ce mardi sa volonté de retirer les troupes américaines de Syrie. « Notre première mission était de nous débarrasser de l'EI. Nous y sommes presque parvenus. Et nous prendrons une décision très rapidement en coordination avec d'autres dans la région sur ce que nous allons faire », a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche. « Je veux ramener nos troupes à la maison. Je veux commencer à reconstruire notre nation », a-t-il ajouté.

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