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    Europe

    L’Arménie reprend la contestation avec force après l’échec de Pachinian

    media Des militants de l'opposant arménien Nikol Pachinian réagissent après son échec à se faire élire Premier ministre, à Erevan, le 1er mai 2018. REUTERS/Gleb Garanich TPX IMAGES OF THE DAY

    L’Arménie est en pleine incertitude politique, après plusieurs semaines de manifestations. La candidature de Nikol Pachinian au poste de Premier ministre a été rejetée mardi 1er mai au Parlement. Le meneur de la contestation n’a recueilli que 45 voix sur 105, dans un hémicycle contrôlé par le parti au pouvoir, le Parti républicain. Il a alors appelé à poursuivre le mouvement et a annoncé une grande campagne de désobéissance civile dans tout le pays. La capitale Erevan est désormais paralysée par les manifestants pacifiques.

    Avec notre envoyée spéciale à ErevanAnastasia Becchio

    Les premières actions ont déjà commencé ce mercredi matin ; la route qui mène à l’aéroport d’Erevan est bloquée par les manifestants dont les rangs grossissent. Il y a là des personnes de tous âges et l’ambiance est pacifique, même si par moments, il y a des explications animées avec les forces de police, qui viennent de recevoir des renforts.

    Les étudiants qui désertent les universités depuis désormais plus de deux semaines ont aussi commencé à bloquer des artères de la ville. Des avocats manifestent devant le ministère de la Justice et empêchent les fonctionnaires d’y accéder.

    Dans une ambiance pacifique, la capitale a été paralysée

    Les principales artères d’Erevan sont bloquées, notamment la principale voie qui mène à la mairie. Il y a là des gens de tous âges : beaucoup de jeunes, mais aussi des retraités. En une heure, ils ont laissé passer deux voitures : un taxi transportant une femme enceinte et une voiture de médecins. « Aucun autre véhicule ne doit passer, explique Manvel, on doit les empêcher de travailler », dit-il en pointant le doigt vers le bâtiment de la mairie. Quelques personnes y pénètrent, mais l’activité semble tourner au ralenti.

    Suite au vote du Parlement mardi 1er mai, les manifestants restent déterminés à poursuivre leur action. « Nous n’avons rien à perdre », explique une jeune femme sans emploi depuis des années et qui vit grâce à l’aide de ses proches partis aux États-Unis. Pourtant, deux policiers sont présents et discutent avec les manifestants. L’ambiance reste pourtant calme : les partisans de Nikol Pachinian ont reçu comme consigne de rester pacifiques.

    Nouvel objectif : paralyser le pays et faire pression sur la majorité

    Après sa défaite au Parlement, Nikol Pachinian est venu parler à la foule réunie sur la place de la République. Il a appelé ses partisans à bloquer les points et les axes stratégiques, les routes, les gares, le métro… Objectif : paralyser le pays pour faire pression sur le Parti républicain, visiblement pas prêt à lâcher du lest.

    Des partisans de l'opposition arménienne bloquent une rue le lendemain de l'échec de leur leader Nikol Pachinian au Parlement, le 2 mai 2018 à Erevan. REUTERS/Gleb Garanich

    Nikol Pachinian n’a donc pas réussi à se rallier les voix qui lui manquaient à l’issue d’une session qui a duré huit heures. Il comptait sur quelques défections au sein du Parti républicain. Finalement, un seul député du parti au pouvoir a voté pour lui - un deuxième était absent, on a appris plus tard que celui-ci avait rendu son mandat.

    Une nouvelle session extraordinaire du Parlement devrait se tenir dans une semaine. En attendant, les manifestants affichent leur détermination à maintenir une pression maximale.

    écouter le focus de notre envoyée spéciale en Arménie
    Le mouvement de contestation a débuté il y a un mois, mené par le leader Pachinian mais aussi par la jeunesse arménienne 02/05/2018 - par Anastasia Becchio Écouter

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