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    Europe

    En Russie, Emmanuel Macron amorce un dégel avec Vladimir Poutine

    media Emmanuel Macron et Vladimir Poutine à Saint-Pétersbourg, le 25 mai 2018. REUTERS/Grigory Dukor

    Emmanuel Macron a terminé vendredi soir sa visite officielle de deux jours en Russie. Le président français a continué son offensive diplomatique auprès de Vladimir Poutine avec la volonté affirmée de rapprocher la Russie et l’Europe.

    « Je tiens à l’ancrage de la Russie en Europe ». C’est ce qu’Emmanuel Macron a dit à Saint-Pétersbourg, rapporte notre envoyée spéciale, Valérie Gas. En citant les auteurs russes Tolstoï, Dostoiéveski, en évoquant l’imaginaire commun, en insistant aussi sur les intérêts partagés pour la résolution des grandes crises mondiales et la promotion du multilatéralisme, le président français a essayé de montrer tout ce qui unit la Russie et l’Europe.

    Emmanuel Macron a ainsi défendu une vision géopolitique et a mis en oeuvre une stratégie diplomatique marquée par la volonté d’être à l’initiative. « Il faut avancer par étape, tenter des choses » explique-t-on dans l’entourage du président.

    Avec Vladimir Poutine, Emmanuel Macron a fait en sorte de poser des jalons. Sur la Syrie, en obtenant un accord pour mener des actions humanitaires ou pour travailler à la coordination des deux instances de négociation existantes.

    Sauver l'accord sur le nucléaire iranien

    Sur l’Iran, en s’accordant pour tenter de préserver l’accord sur le nucléaire et essayer de le compléter. Un travail qui ne peut porter ses fruits que sur le long terme, selon le président de la République : « Les sujets internationaux sont des sujets qui ne se règlent pas en un coup de téléphone ou en une visite ».

    Reste à savoir si Vladimir Poutine est dans le même état d’esprit. « Est-ce que c'est une stratégie ou une tactique de la part du président Poutine dans un contexte de tension, je ne sais pas vous le dire ». Entre lucidité et volontarisme, la marge de manœuvre est étroite pour Emmanuel Macron.

    Poutine fustige les sanctions commerciales

    Vladimir Poutine a pour sa part dénoncé les sanctions commerciales prises contre l’Iran et contre son pays. « Aujourd’hui ce n’est pas d’une guerre commercial dont nous avons besoin, ni même d’une trêve temporaire, mais d’une véritable paix commerciale, a martelé le président russe. La spirale des sanctions rejaillit sur un nombre croissant de pays et d’entreprises. Y compris sur ceux qui croyaient être à l’abri de ce système. »

    Et le président russe d'ajouter que « ces sanctions sont aujourd’hui utilisées de plus en plus souvent, et sous n’importe quel prétexte. Et cela au mépris des loyautés politiques et des engagements pris par le passé. Cet ensemble de facteurs est capable de nous conduire à une crise systémique telle que le monde n'a jamais connue. Sur une échelle globale, un tel comportement pourrait avoir les plus néfastes conséquences, et même des conséquences désastreuses », a-t-il prévenu.

    Mais Emmanuel Macron a réaffirmé la position française en la matière. Les sanctions européennes ne seront levées qu’à une seule condition : que des progrès soient enregistrés dans le dossier urkainien. « Nous aurons de toute façon un rendez-vous au mois de juillet, a rappelé le président français. A l’été, nous allons considérer les sanctions sur la Russie, et la balle est dans le camp de la Russie et de l’Ukraine. C’est simple, nous n’allons pas lever les sanctions si rien n’est fait. »


    Une cinquantaine de contrats signés

    Au total, une cinquantaine de contrats et d'accords ont été signés lors de la visite de deux jours du chef de l'Etat français dans l'ancienne capitale impériale russe. Total a notamment signé un accord avec Novatek en vue de prendre une prise de participation directe de 10% dans Arctic LNG 2, le nouveau projet géant de gaz naturel liquéfié promu par le groupe russe.

    « La France est notre partenaire traditionnel et nous chérissons les relations avec ce pays et nous entretenons avec M. Macron un dialogue politique intense », a déclaré Vladimir Poutine jeudi, se réjouissant de la hausse des échanges entre les deux pays.

    S'exprimant vendredi lors du forum économique de Saint-Pétersbourg, dont la France et le Japon étaient cette année les invités d'honneur, Emmanuel Macron a pour sa part appelé les entreprises françaises à investir davantage en Russie et à l'ouverture « de manière plus volontariste » de nouvelles voies pour les start-ups et PME tricolores.

    Mais malgré ces gestes de rapprochement – le président français a notamment a écarté tout boycott de la Coupe du monde de football, tranchant avec la décision prise par la Première ministre britannique Theresa May dans le sillage de l'affaire Skripal –, des divergences demeurent.

    Sur l'Ukraine, les lignes n'ont pas bougé : le président russe écarte toute restitution de la Crimée, dont l'annexion par Moscou en 2014 n'est pas reconnue par la communauté internationale et a conduit les Européens notamment à adopter une série de sanctions économiques contre la Russie.

    Emmanuel Macron a lui une nouvelle fois exclu la levée de ces sanctions tant qu'il n'y aurait pas de « progrès réciproques » de la part de la Russie et de l'Ukraine.
    (Avec agences)

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