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    Europe

    «Macédoine du Nord»: signature officielle d'un accord entre Athènes et Skopje

    media Le chef du gouvernement grec Alexis Tsipras et son homologue macédonien Zoran Zaev, ce dimanche 17 juin 2018 à Psarades, à la frontière. REUTERS/Alkis Konstantinidis

    Le gouvernement d'Alexis Tsipras a échappé au piège d'une motion de confiance, samedi 16 juin à Athènes. Sa majorité parlementaire s'est néanmoins réduite d'une voix et compte désormais 153 sièges. Les conservateurs de Nouvelle démocratie estimaient que la coalition, divisée sur la question macédonienne, ne disposait pas de la légitimité pour signer un accord avec Skopje sur le nouveau nom de la Mécédoine. Qu'à cela ne tienne, l'accord a été signé ce dimanche.

    Les ministres des Affaires étrangères de Grèce et de Macédoine se sont rencontrés ce dimanche sur les bords du lac de Prespes, à la frontière, en présence des Premiers ministres Alexis Tsipras et Zoran Zaev, pour mettre fin à un différend qui dure depuis 27 ans entre les deux pays.

    Ambiance détendue, sourires et embrassades ont marqué cette signature. « Dans le même bateau, direction l’Europe », a tweeté Johannes Hahn, le commissaire européen à l’Elargissement, sous une photo où on le voit assis dans une vedette avec la chef de la diplomatie européenne et MM. Tsipras et Zaev.

    « Un jour historique pour les Balkans et l'Europe »

    L'accord n'est pas définitif et doit encore être ratifié par le Parlement macédonien puis soumis à un référendum à l'automne, avant d'être enfin ratifié par le Parlement grec une fois l'acceptation définitivement actée chez son voisin du Nord.

    Dans les deux pays, les Premiers ministres font face à de vives critiques.
    Le principal enjeu du règlement de cette question pour la Macédoine est de décrocher un feu vert au sommet européen de fin juin pour entamer des négociations d'adhésion avec l'UE et d'obtenir une invitation à rallier l'Otan au sommet de l'Alliance des 11 et 12 juillet.

    Toutefois, la signature de cet accord historique a été saluée par Federica Mogherini.

    Pour la représentante de la diplomatie de l'Union européenne, Federica Mohgherini, qui était aussi présente à la cérémonie de signature, « c'est un jour historique pour les Balkans et l'Europe ».

    C'est un jour historique, c'est aussi une très bonne journée pour l'Union européenne, pour l'Europe en général, pour les Balkans. Si nous sommes ici aujourd'hui, c'est d'abord pour remercier les deux parties parce qu'elles nous rendent, nous les Européens, fiers de cette capacité que nous avons à trouver, par la diplomatie, par le dialogue, une solution gagnant-gagnant à un problème qui a perduré pendant des décennies. Cela rend l'Europe plus pacifique, plus unie, et cela permet aussi à l'ensemble de la région des Balkans de vivre dans une atmosphère différente. Nous ne sommes pas dans une période où la diplomatie le dialogue et le travail acharné sont toujours, disons, l'étoile directrice, la boussole. Je pense que cet accord montre la voie à l'Europe, au reste du monde, il indique que tout problème peut être résolu de manière positive par le leadership, le courage et le dialogue.
    Federica Mogherini : « Un jour historique... » 17/06/2018 Écouter

    N'être que la Macédoine du Nord, mais au sein de l'UE et de l'Otan

    L’accord de 20 pages règle l'une des ultimes querelles héritées du démantèlement de la Yougoslavie, « une étape historique pour que les blessures du passé soient guéries, pour que s’ouvre un chemin vers la paix, la fraternité, la coopération et la croissance mutuelle pour nos pays, pour les Balkans et pour l’Europe entière ».

    Athènes et Skopje se sont entendus pour que « république de Macédoine du Nord » soit le nouveau nom de la « république de Macédoine », à moins que les Macédoniens ne s'expriment autrement par référendum. A l'ONU, pour l'heure, on parle encore d'« ancienne république yougoslave de Macédoine » (ARYM).

    Cet Etat, indépendant de la Yougoslavie depuis 1991, n'occupe que la partie nord de la Macédoine qui, au sens géographique, s'étend aussi à la Grèce notamment, faisant craindre des revendications. En échange de la précision apportée sur le nom, l’accord doit lever le verrou grec à l'entrée de Skopje dans l'UE et l'Otan.

    Kammenos, ministre de la Défense farouchement opposé à l'accord

    Mais de part est d’autre, l'accord suscite de vives réactions dans les franges nationalistes. Côté Macédoine, il doit être ratifié par le Parlement, approuvé par référendum, donc, et acté par une révision constitutionnelle. En Grèce, il sera soumis au Parlement, et le débat a déjà tourné à la tentative de censure.

    Au lendemain du rejet de cette tentative de l'opposition, relate notre correspondante à Athènes, Charlotte Stiévenard, la plupart des journaux en ligne soulignent qu'elle a fait perdre un député à la majorité. Mais ce qui retient l'attention, notamment du journal I Kathimerini, c'est l'attitude d'un ministre.

    Le quotidien conservateur parle en effet de « sensation » provoquée par Panos Kammenos, leader du parti souverainiste des Grecs indépendants et ministre de la Défense, qui continue de dire qu'il refusera le nom « Macédoine du Nord » au moment de sa ratification au Parlement grec dans quelques mois.

    Certes, le parti du ministre de la Défense continue pour l'instant de soutenir le gouvernement, mais le Journal des rédacteurs parle de « naufrage de la motion de confiance » déposée par l'opposition, avec un vote qui a tout de même eu lieu dans un « climat lourd », selon ce quotidien de gauche.

    Les journaux pointent le risque d'une « division nationale » en Grèce

    Et d'évoquer le « délire antidémocratique » du député néo-nazi Aube dorée Kostas Barbarousis, rejeté par son parti après avoir appelé publiquement l'armée à défaire le gouvernement. Alors que l'hebdomadaire de centre-droit Realnews parle d'un risque de « division nationale », titre qu'il affiche en Une ce dimanche.

    Mais qu'importe, aux yeux du chef du gouvernement macédonien Zoran Zaev, « la signature de cet accord final est d'une importance stratégique pour les deux pays. Elle peut déplacer des montagnes. » Reste donc à voir si ce sera le cas, envers et contre tous les obstacles sur le chemin de la réconciliation.

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