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    Europe

    Turquie: le rôle des réseaux sociaux pendant la campagne et le scrutin de dimanche

    media Un partisan du président Erdogan fête sa victoire, à Ankara le 25 juin 2018. REUTERS/Umit Bektas

    Ce dimanche 24 juin, Recep Tayyip Erdogan a été réélu à la présidence dès le premier tour avec 52,2% selon le chiffre de l'agence officielle Anadolu. Les réseaux sociaux ont joué un véritable rôle lors de cette campagne, notamment du côté de l’opposition, qui se montre pourtant discrète après l’annonce des résultats. Muharrem Ince, le principal opposant, a déclaré qu’il « accepte les résultats de ces élections » et exhorté M. Erdogan à arrêter de se « comporter comme le secrétaire général de l'AKP [Parti de la juste et du développement, le parti au pouvoir: Soyez le président de 81 millions de Turcs. »

    avec notre correspondant à Istanbul, Alexandre Billette

    Sur internet, les premières réactions du côté des vainqueurs se résument en une phrase qui revient souvent : « c’est la victoire du peuple ». Les réseaux sociaux ont aussi allègrement diffusé les deux discours de Recep Tayyip Erdogan dans la nuit de dimanche à lundi, ainsi que des images de la foule dans les rues d’Istanbul et d’Ankara.

    Certains ont aussi partagé cette vidéo tournée en Syrie, dans les régions contrôlées par des forces pro-kurdes, où on a fêté également la victoire de Recep Tayyip Erdogan à coups de rafales, d’armes automatiques dans les airs.

    Du côté des Kurdes et du Parti démocratique des peuples (HDP), les réactions sont mitigées. De la déception et du soulagement d’avoir pu passer la barre des 10% nécessaire pour envoyer des députés au Parlement. Soit la seule bonne nouvelle de la soirée, ont tweeté plusieurs responsables politiques de l’opposition.

    Le Parti républicain du peuple CHP, ancien parti kémaliste qui a porté son candidat Muharrem Ince à la présidentielle, a été très actif sur les réseaux le jour de l’élection pour dénoncer les tentatives de fraude, et « la manipulation des résultats ». Puis il a observé une prudente réserve, son candidat ayant annoncé une conférence de presse pour la mi-journée ce lundi.

    Les réseaux sociaux ont joué un grand rôle pendant la campagne

    La campagne électorale a été très active sur les réseaux, surtout du côté de l’opposition. Notamment, Selahattin Demirtas, le candidat du parti pro-kurde HDP, a fait campagne depuis sa prison et a tenu un « rassemblement » virtuel. Ses sympathisants étaient appelés la semaine dernière à se retrouver en ligne et échanger pour pallier l’absence physique de leur candidat.

    L’opposition a notamment et largement repris les paroles de Recep Tayyip Erdogan : « Tamam », soit « ça suffit ». On avait détourné ses propos pour signifier qu’il était temps pour lui de partir. C’est un hashtag qui a été repris deux millions de fois.

    De son côté, le président sortant et candidat avait en quelque sorte répliqué à cette campagne virtuelle en reprenant l’expression de son camp : « Devam » (« on continue »). C’est en réalité le premier tweet du président turc après la confirmation par la commission électorale de sa victoire dimanche 24 juin au soir.

    Il faut rappeler que les candidats de l'opposition ont été quasiment exclus des médias pendant la campagne électorale.

    Le Net mobilisé contre la fraude

    Pendant le vote, les réseaux ont beaucoup parlé de fraude électorale et de la manière de la prévenir, avec énormément de photos et de vidéos. Du jamais vu à ce degré. C'est une bonne nouvelle pour la mobilisation citoyenne en Turquie.

    En effet, ces partages ont peut-être permis de limiter accrochages et tentatives de fraudes. Les 500 000 observateurs présents dans les bureaux de vote dimanche 24 juin ont peut-être également joué un rôle. Ils étaient bien évidemment avec leurs téléphones, et ont pu ainsi partager, par exemple, les tentatives de bourrage d’urnes ou encore d’intimidations contre des responsables de l’opposition.

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