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    Europe

    #MeTwo, le mouvement anti-raciste qui fait tache d'huile en Allemagne

    media Turc allemand, musulman, Mesut Özil défend sa double-appartenance: «Comme beaucoup de gens, mes racines ancestrales recouvrent plus qu'un seul pays. J'ai certes grandi en Allemagne, mais mon histoire familiale a ses racines solidement en Turquie.» REUTERS/Edgar Su

    Ces derniers mois, le mot-clé #MeToo (« moi aussi ») a fédéré un mouvement dans le monde entier dénonçant les agressions sexuelles subies par des femmes. Mais depuis quelques jours, c'est le hashtag #MeTwo (« moi deux ») qui s'est imposé sur le Net en Allemagne. A l'origine : l'affaire Mesut Özil et le débat sur le multiculturalisme et la double appartenance, nourri par une polémique survenue avant le Mondial de football, et exacerbée par l'élimination précoce de la Mannschaft.

    De notre correspondant à Berlin,

    Cette campagne n’aurait pas vu le jour sans la polémique ayant entouré le footballeur Mesut Özil. Le joueur d'Arsenal a annoncé, il y a dix jours, son retrait de l’équipe nationale allemande, dont il portait le numéro 10, s’estimant victime de racisme. Il a nommément accusé le président de la fédération nationale de football.

    Sa décision faisait suite à une polémique de plusieurs semaines, après la publication à la mi-mai d’une photo montrant Mesut Özil avec un coéquipier aux côtés du président turc Recep Tayyip Erdogan, alors en pleine campagne électorale. Le joueur, né en Allemagne de parents turcs, s’était vu reprocher sa naïveté politique et avait été accusé de servir de propagandiste à M. Erdogan.

    Un débat sur sa loyauté ou non à l’égard de son pays, l’Allemagne dont il est l'un des éminents champions du monde 2014, s’en était suivi. Et si l’argumentation développée par Özil après l'élimination de la Mannschaft pour justifier son retrait a été jugée excessive par beaucoup, elle traduisait malgré tout le mal-être de nombreuses personnes d’origine étrangère en Allemagne.

    La semaine dernière, un militant anti-raciste, lui-même d’origine turque, a donc lancé le hashtag #MeTwo, qui allait être ensuite massivement utilisé sur les réseaux sociaux par des personnes racontant le racisme au quotidien dont elles sont victimes. Le chiffre « deux » fait référence aux déclarations de Mesut Özil, affirmant que deux cœurs, un Allemand et un Turc, battent dans sa poitrine.

    Cette campagne a été lancée la semaine dernière. Bilan : plusieurs dizaines de milliers d’internautes ont utilisé ce hashtag depuis moins d’une semaine. Un succès impressionnant, pourtant parti d’une initiative individuelle. Les gens racontent comment ils n’ont pas obtenu un bail pour un appartement, ou un travail, parce que leur nom ne sonnait pas allemand.

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    Des gens racontent également leur rejet à l’entrée d’une discothèque, ou évoquent une classe d’école qui éclate de rire lorsqu'ils sont interrogés sur leur avenir et qu'ils affirment vouloir faire des études. Un des internautes veut laisser passer un autre client devant lui à la caisse d’un supermarché. L’intéressé rétorque : « Je préfère t’avoir à l’œil devant moi. »

    Des personnalités d’origine étrangère ont par ailleurs témoigné, contribuant un peu plus à la notoriété de la campagne. Et des responsables politiques ont aussi réagi. Le ministre des Affaires étrangères, Heiko Maas, a regretté que le racisme au quotidien n’égratigne l’image de son pays.

    Mais il faut souligner que si beaucoup ont dénoncé les discriminations quotidiennes dont ils sont victimes, si la campagne #MeTwo est révélatrice d’un mal-être de nombreuses personnes d’origine étrangère, elle suscite aussi des réactions négatives.

    Le quotidien Bild Zeitung, qui a mené campagne contre Mesut Özil et dénoncé les accusations de racisme du joueur, s’interroge dans un commentaire : « Mais qu’est-ce que vous avez tous contre les hommes blancs ? » Et sur le Net, les réactions négatives sont autrement plus radicales et souvent clairement racistes.

    Certains récupèrent le hashtag, s’estimant victimes en tant qu’Allemands de souche de discriminations de la part des étrangers. D’autres commentaires sur les sites de journaux ou sur Internet en général sont ouvertement xénophobes. Une journaliste connue d’origine turque a préféré effacer ses tweets, ne supportant plus la lecture de ces propos racistes.

    «Cela n'avait pas à voir avec la politique ou les élections, cela avait à voir avec moi respectant la plus haute fonction du pays de mes parents», explique Mesut Özil au sujet de cette photo. Il ajoute qu'il la referait aujourd'hui. Kayhan Ozer/Presidential Palace/Handout via REUTERS

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