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    Lieux oubliés: Electrabel, symbole de l’industrialisation en Belgique

    media Faite de blocs de béton armé, un matériau inventé en 1850, la centrale thermique de Monceau-sur-Sambre était parfaitement futuriste à l’époque de son édification. RFI/Sabine Cessou

    L’ancienne tour de refroidissement de la société Electrabel, dans la localité de Monceau-sur-Sambre, se distingue parmi l’un des lieux les plus insolites de Belgique. Fermé au public, le vestige industriel fait le bonheur des « explorateurs urbains »...

    C’est près de la ville sinistrée de Charleroi, où la plupart des usines ont fermé et où le chômage sévit, que se trouve l’un des vestiges les plus impressionnants de l’industrialisation en Belgique. Construite en 1921, la centrale thermique de Monceau-sur-Sambre se repère facilement de loin. De prime abord, sa large cheminée de béton, haute de 105 mètres, fait penser à celle d’une centrale nucléaire. En fait, cette tour de refroidissement a rafraîchi pendant près de 90 ans une centrale à charbon.

    Faite de blocs de béton armé, un matériau inventé en 1850, cette structure était parfaitement futuriste à l’époque de son édification. Désuète aujourd’hui, la centrale a fermé en 2007, car responsable à elle seule de 10% des émissions de carbone en Belgique.

    N’étant pas ouvert au public, le monument n’attire pas des foules de touristes dans cette partie de la Wallonie. Il fait plutôt le bonheur des « explorateurs urbains » adeptes d’une vogue dénommée « Urbex ». La tendance est suivie par de jeunes aventuriers qui adorent se faufiler dans des lieux abandonnés, à la limite de la légalité, pour ensuite poster des photos et des vidéos de leurs trouvailles sur Internet.

    Un monument de béton

    Ici, il est possible d’entrer par la base de la tour, qui repose sur de larges piliers de béton. Le risque : être envahi par une sensation d’écrasement, lorsque l’on découvre un pilier central aussi massif que spectaculaire, qui part en étoile et soutient toute la structure.

    Certains se contentent de l’admirer depuis le toit du réservoir qui la jouxte, un énorme cube qui pouvait contenir 25 000 litres d’eau. Avec les autorisations nécessaires, on peut aussi entrer par un long escalier de service métallique, en se faisant ouvrir une lourde porte graffitée. L’espace est impressionnant, à la fois minéral et végétal. Chaque bruit résonne en écho, dans une acoustique surréaliste. Frisson garanti, avec une impression mélancolique de vide.

    La tour servait à refroidir l’eau pompée dans la Sambre, qui circulait ensuite dans les structures de la centrale à charbon, pour en rafraîchir les structures. Celles-ci devaient être protégées des fortes chaleurs induites par la production thermique d’électricité.

    Parmi les 40 « plus beaux lieux oubliés dans le monde »

    Les anciens canaux de métal qui écoulaient l’eau à refroidir, avant qu’elle ne retourne à la nature, sont désormais couverts de mousse et de lierre. Dans le bâtiment principal de la centrale, séparé de la tour par un pont de métal au-dessus de la rivière et une énorme canalisation, d’imposantes tuyauteries évoquent des pieuvres.

    Elles paraissent tout droit sorties d’un livre de George Orwell ou d’une bande dessinée d’Enki Bilal. Alors que d’autres vieilles centrales à charbon ont été rasées en Belgique, la tour de Monceau-sur-Sambre ne fait l’objet d’aucun projet de réhabilitation ou de transformation. Pourtant, le quotidien suisse La Tribune de Genève l’a classée fin 2013, dans sa rubrique « voyage », parmi les 40 « plus beaux lieux oubliés dans le monde ». La tour rivalise dans ce palmarès avec le Château de Noisy, situé dans la commune de Houyet, près de Namur, qui a depuis été détruit.

    Quant au site Brusselslife, il l’a fait figurer parmi les « 15 lieux abandonnés les plus méconnus de Belgique », aux côtés d’un ancien hôpital et d’une université désaffectée. La ville de Monceau-sur-Sambre planifie certes un éco-quartiers sur des friches industrielles. Mais elle collectionne sans les mettre en valeur les vestiges de la grande époque, terminée depuis les années 1960, du charbon, du boulon, des machines à vapeur et des fonderies spécialisées dans la fabrication de tramways et de wagons.

    ►Notre série sur les  Lieux oubliés

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