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    Europe

    La République tchèque commémore la répression du Printemps de Prague

    media Le Printemps de Prague 1968 : les habitants de Prague essayent de persuader les soldats russes qu'il n'y a pas de guerre civile ou de contre-révolution dans le pays. Sovfoto/UIG via Getty Images

    50 ans se sont écoulés depuis l'invasion militaire de la Tchécoslovaquie dans la nuit du 20 au 21 août 1968, avec des chars soviétiques venus mettre un terme au Printemps de Prague - une période de liberté relative dans un pays communiste. Un grand concert est organisé dans la soirée, ce mardi 21 août à Prague, ainsi que quelques autres événements à l'occasion de ce triste anniversaire que les Tchèques ont du mal à célébrer.

    Tout commence en janvier 1968 avec l’arrivée au pouvoir d'Alexandre Dubcek. Il lance une politique de réforme soutenue par la majorité de la population, mais qui effraie le Kremlin. Alexander Dubcek supprime la censure et autorise les voyages à l'étranger. Les Tchécoslovaques se ruent, comme le feront 20 ans plus tard les Allemands de l’Est, à la découverte de l'Occident.

    Leonid Brejnev considère que la Tchécoslovaquie est en train de basculer dans le camp des capitalistes. Le 21 août 1968, le Printemps de Prague s’achève sous le bruit des bottes. 300 000 soldats ont envahi la Tchécoslovaquie dans la nuit.

    Face aux chars du pacte de Varsovie, les Tchécoslovaques manifestent et font de la résistance passive. Alexandre Dubcek est jeté manu militari dans un avion et transféré en Union soviétique. Le 23 août, pour éviter un bain de sang, il signe un texte de capitulation.

    50 ans après, la rue Vinohradska a changé mais la radio publique est toujours dans le même bâtiment ; l'une des principales cibles à l'époque d'une armée soviétique qui voulait contrôler le pays et les ondes. C'est là que se déroulera la principale cérémonie de commémoration dans la journée de mardi, rapporte notre correspondant à Prague, Alexis Rosenzweig.

    Entre oubli et traumatisme

    Mais certains, surtout parmi les plus jeunes, ne sont pas vraiment au courant... « Je crois qu'il y a un anniversaire, mais franchement je ne sais pas ce qui s'est passé le 21 août », avoue Vojtech, 29 ans, à qui le nom d'Alexander Dubcek, figure du Printemps de Prague, n'évoque rien.

    En revanche, l'année 1968 reste un traumatisme pour ceux qui ont vécu sous le communisme, dont Milan, au volant de son taxi, mais bientôt à la retraite. « Poutine était un agent du KGB et ce que nous avons subi en 1968 il le fait aujourd'hui subir à d'autres pays, à commencer par l'Ukraine. »

    Souvent qualifié de pro-russe, le président tchèque Milos Zeman ne participera pas aux cérémonies officielles et ne prononcera aucun discours, contrairement à son homologue slovaque Andrej Kiska.

    Mardi soir, un grand concert est prévu sur la place Venceslas de Prague, avec en vedette Marta Kubisova, l'interprète de la chanson devenue symbole de la répression. Côté cinéma, c'est également aujourd'hui que sort en salles le film Jan Palach, l'histoire de ce jeune étudiant tchèque qui s'est immolé par le feu, quelques mois après l'invasion.

    L’image de Dubcek

    Si le réformateur Alexander Dubcek a toujours joui d'une très bonne image dans les pays occidentaux, même après sa mort en 1992, à Prague en revanche, l'ancien premier secrétaire du parti unique est très loin de faire l'unanimité. L'historienne Muriel Blaive, de l'Institut pragois pour l'étude des régimes totalitaires, explique que s'il a été l'artisan des réformes, il a aussi été celui qui les a détricoté.

    « Il faut comprendre qu’il a mené le pays dans le mur et on lui a reproché, à juste titre je pense, d’avoir été extrêmement naïf. Et puis il y a deux éléments qu’on oublie complètement à l’Ouest, mais que les Tchèques savent bien eux. C’est lui qui, après 1968, a défait tout ce qu’il avait fait, qui a rétabli la censure, défait les acquis du Printemps de Prague… parce qu’il est resté au pouvoir jusqu’en avril 1969. Et il a accepté un poste d’ambassadeur en Turquie jusqu’en 1970. Et puis surtout, il a signé la capitulation. Non seulement il l’a fait, mais il l’a expliqué au peuple en pleurant à la radio. Ce qui n'était pas vraiment glorieux... »

    ► Le dossier sur le Printemps de Prague sur RFI Savoirs

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