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    Europe

    Allemagne: polémique sur les liens entre la police saxonne et l'extrême droite

    media La police a encerclé un groupe de néonazis prêts à en découdre avec les sympathisants de l'extrême gauche qui tentaient de s'approcher du rassemblement d'extrême droite, le 27 août. REUTERS/Matthias Rietschel

    La police allemande s'est vue accusée mercredi 29 août d'avoir fait fuiter des documents confidentiels à l'extrême droite et de jeter de l'huile sur le feu après des violences qui ont ébranlé la ville de Chemnitz et le pays tout entier. Le parquet de Dresde a ouvert une enquête. Une affaire qui pose la question des liens entre les forces de l’ordre saxonnes et les milieux d’extrême droite.

    Des militants d'extrême droite ont fait circuler mercredi sur les réseaux sociaux une copie d'un des deux mandats d'arrêt émis par la justice allemande à l'encontre d'un demandeur d'asile irakien de 22 ans, accusé avec un complice syrien du meurtre d'un Allemand dans la nuit de samedi à dimanche dans le centre de Chemnitz. Un homicide qui a mis le feu aux poudres, en ravivant les tensions nationales autour des migrants.

    Des membres de la police sont directement soupçonnés d'être à l'origine de cette fuite de documents. L'affaire est embarrassante car le document contient les noms de témoins et de la juge chargée du dossier. Le parquet de Dresde a du reste ouvert une enquête afin « d'éclaircir au plus vite » les faits.

    Critiques

    Ce scandale vient ajouter aux critiques dont fait déjà l'objet la police saxonne, régulièrement accusée de sympathie, voire de collusion avec l'extrême droite dans cette région, bastion du parti anti-islam Alternative pour l'Allemagne (AfD), qui y a enregistré son meilleur score l'an dernier aux élections législatives.

    La semaine dernière déjà, la police saxonne a été critiquée pour avoir, à la demande d'un manifestant d'extrême droite, interpellé une équipe de télévision filmant un rassemblement anti-Merkel à Dresde. Il s'est avéré que le manifestant en question était employé par la police locale, présent à titre privé.

    « Les autorités sont vigilantes »

    Alors faut-il s’inquiéter d’une éventuelle collusion entre la police et l’extrême droite en Allemagne ? Jean-Yves Camus, chercheur à l’IRIS, tempère : « Je pense que ce n’est pas si inquiétant que ça, car véritablement, en raison de la culpabilité qui règne sur le passé national-socialiste en Allemagne, les autorités sont extrêmement vigilantes. Et on a vu par le passé, notamment dans l’armée, des gens qui avaient donné des signes d’appartenance à des mouvements radicaux, être expulsés sans ménagement. »

    Le spécialiste de l’extrême droite estime qu’on ne peut pas parler de réelle collusion entre les milieux d’extrême droite et les forces de l’ordre en général. « S’il s’agit de dire "il y a une infiltration, elle est importante et elle entraîne une attitude des forces de police un peu trop conciliante à l’égard des manifestants", non, on ne peut absolument pas dire ça. D’autant plus que la chancelière a été très claire sur ce qu’elle pensait de ce qu’elle a elle-même qualifié de "chasse à l’homme". »

    Un « gros problème à régler »

    Selon le chercheur, ce genre de cas restent isolés. « Maintenant, qu’il y ait des gens qui sont dans la police et ont en même temps des sympathies d’extrême droite, oui, c’est certain. Tant que ça ne porte pas à conséquence sur la surveillance des multiples groupes d’extrême droite qui existe en Allemagne – et ça ne porte pas pour l’instant à conséquence, l’attitude des services de renseignement est très ferme - il faut traiter ça comme un cas particulier auquel les autorités du Land et de la police donneront la réponse appropriée. »

    Le ministre fédéral de l'Intérieur, Horst Seehofer, a en tout cas dénoncé la fuite du mandat d'arrêt, couvert par le secret de l'instruction, comme un acte « absolument inacceptable ». « Quand j'entends que le mandat d'arrêt a vraisemblablement été fuité par la police aux milieux d'extrême droite, nous avons un gros problème à régler », a protesté pour sa part le vice-chef du gouvernement régional de Saxe, Martin Dulig, où est située la ville de Chemnitz. « Il doit être clair que certaines choses dans la police ne seront plus tolérées », a-t-il ajouté.

    à (ré)écouter: Violences xénophobes en Allemagne: décryptage avec Bénédicte Laumond 

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