GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Mardi 18 Septembre
Mercredi 19 Septembre
Jeudi 20 Septembre
Vendredi 21 Septembre
Aujourd'hui
Dimanche 23 Septembre
Lundi 24 Septembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos
    Europe

    Affaire Skripal: Londres lance un mandat d’arrêt contre deux suspects russes

    media Des policiers se tiennent devant l'hôtel où les deux suspects russes ont dormi à Londres, le 5 septembre 2018. Ils sont accusés d'être ensuite partis à Salisbury empoisonner Sargeï Skripal et sa fille Youlia. REUTERS/Toby Melville

    La police britannique a révélé ce mercredi 5 septembre les noms et photos de deux hommes suspectés d’avoir tenté d’empoisonner l’ancien espion russe Sergei Skripal et sa fille Yulia en mars 2018, à Salisbury. Les deux suspects sont des citoyens russes et Scotland Yard affirme détenir suffisamment de preuves pour les inculper. Moscou affirme ne pas les connaître et dénonce une « manipulation de l’information » des autorités britanniques.

    Avec notre correspondante à Londres,  Muriel Delcroix

    Les deux hommes dont Scotland Yard a publié la photo ont la quarantaine et auraient voyagé sous les faux noms d’Alexander Petrov et Ruslan Boshirov. Les enquêteurs ont révélé que les suspects avaient débarqué de Moscou à l’aéroport londonien de Gatwick le vendredi 2 mars et avaient dormi dans un hôtel de l’est de la capitale, avant de se rendre à Salisbury le 4 mars. Sur place, ils ont contaminé la poignée de la porte d’entrée du domicile de Sergei Skripal avec l’agent innervant Novitchok, dissimulé dans une petite bouteille, selon la police. Quelques heures plus tard, l’ex-agent secret russe et sa fille Yulia - venue lui rendre visite de Russie - ont été retrouvés inconscients sur un banc de Salisbury.

    Un policier britannique qui s’était rendu à leur domicile a lui aussi été contaminé par ce même agent neurotoxique qui a provoqué la mort d’une femme début juillet. Son compagnon, qui a lui survécu, lui avait offert la bouteille pensant qu’elle contenait du parfum.

    Les procureurs britanniques ont pour leur part indiqué qu’ils avaient assez de preuves pour poursuivre les deux suspects. Ils ont alors lancé un mandat d’arrêt européen contre les deux hommes. Néanmoins, la justice britannique ne cherchera pas à les extrader, sachant que la Russie ne permet pas l’extradition de ses ressortissants.


    Pour la chef du gouvernement britannique, Theresa May, le Royaume-Uni avait « raison d'affirmer en mars que l'Etat russe était responsable de cet acte », car les autorités britanniques détiendraient des preuves de l’implication directe de Moscou dans cette affaire.

    Nous avions raison d’affirmer en mars que l’État russe était responsable de cet acte. Maintenant que nous avons identifié les individus impliqués, nous pouvons aller plus loin. L’enquête de police a permis d’inculper deux suspects. Parallèlement, les agences de sécurité et du renseignement ont mené leurs propres enquêtes sur l’organisation soupçonnée d’être derrière ses attaques. À la lumière de ce travail, je peux aujourd’hui annoncer à la Chambre des communes que le gouvernement a conclu que ces deux individus identifiés par la police et le Service des poursuites judiciaires de la Couronne sont des officiers du service de renseignement militaire russe, aussi appelé GRU. Le GRU est une organisation hautement disciplinée avec une chaine de commandement bien établie. Ce n’était donc pas une opération menée par des voyous. Cela a certainement aussi été approuvé en dehors du GRU, à un niveau élevé de l'État russe.
    Theresa May devant le Parlement 05/09/2018 - par Anastasia Becchio Écouter

    Moscou a aussitôt démenti les nouvelles accusations formulées par le Royaume-Uni dans l’affaire Skripal. La porte-parole de la diplomatie russe Maria Zakharova a affirmé que ces révélations constituent une « manipulation de l’information » et a rajouté ne pas connaître les deux suspects.

    Il y a eu des déclarations faites par des officiels britanniques dans les médias concernant les suspects dans l’affaire Skripal. Ils font le lien avec la Russie. Les noms et les photos qui ont été publiés dans les médias ne nous disent rien et une nouvelle fois nous appelons les Britanniques à cesser les accusations publiques et la manipulation de l’information et à coopérer au niveau de l’enquête.
    Pour Maria Zakharova, porte-parole de la diplomatie russe, les accusations de Londres sont sans fondement 05/09/2018 - par Daniel Vallot Écouter

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.