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    Europe

    Allemagne: à Chemitz, l’extrême droite exploite les drames liés à des migrants

    media Plusieurs centaines de manifestants se sont réunies à Köthen à l'appel de groupuscules d'extrême droite, dimanche 9 septembre 2018. REUTERS/Hannibal Hanschke

    Un jeune homme est mort dans une bagarre et des Afghans ont été arrêtés, samedi 8 septembre à Köthen, dans l'Etat de Saxe-Anhalt, en Allemagne. Un fait divers qui a mobilisé l’extrême droite, comme deux semaines plus tôt dans la ville de Chemnitz, dans le Land de Saxe, en ex-RDA.

    Avec notre correspondant à Berlin, Pascal Thibaut

    On pourrait appeler ça le « syndrome de Chemnitz ». Depuis deux semaines, l'Allemagne, ses médias et sa classe politique ne parlent que de ce qu'il s’est passé dans cette ville de Saxe, en ex-Allemagne de l'Est. Les débats sur l’analyse à faire des événements, sur les raisons de la mobilisation de l’extrême droite, les polémiques sur telle ou telle déclaration, dominent l’actualité. Et les derniers faits survenus ce week-end à Köthen ne sont pas de nature à changer la donne.

    Les circonstances de la bagarre mortelle de samedi, dans cet autre Land situé dans le centre du pays, restent encore à éclaircir. Une altercation avait tout d’abord eu lieu entre plusieurs Afghans, avant que deux Allemands, deux frères, n’approchent et que l'un d'eux y perde la vie. On sait qu’un des réfugiés est poursuivi par la justice pour coups et blessures, et que le frère de la victime est un sympathisant néonazi connu des services de police.

    Au lendemain des faits, plusieurs centaines de personnes se sont à nouveau rassemblées dans les rues de cette petite ville de la Saxe-Anhalt, dimanche 9 septembre, à l’appel de groupuscules d’extrême droite. La manifestation était présentée comme un hommage au jeune Allemand mort la veille au soir à Köthen. Mais le rassemblement, avec diverses prises de parole radicales, s’est transformé en meeting politique improvisé.

    « Libre, social et national », « résistance », « presse mensongère », « guerre raciale contre le peuple allemand ». Tels sont quelques exemples de slogans et autres déclarations que l'on a pu lire ou entendre sur place pendant la soirée. Objectif des participants : faire le lien entre criminalité et migrants, et dénoncer la politique migratoire de la chancelière Angela Merkel.

    Aucun heurt n’a eu lieu avec une plus petite manifestation de militants d’extrême gauche. La police était présente en force et les responsables politiques locaux et régionaux avaient lancé des appels au calme, craignant des échauffourées comme celles auxquelles on a assisté à Chemnitz ces deux dernières semaines. Le maire de Köthen avait appelé en amont à ne pas participer à la manifestation.

    ► À relire : Rassemblement sous haute tension de l’extrême droite à Chemnitz

    Cette manifestation, organisée 24 heures après la mort du jeune homme, montre une fois de plus la rapidité de réaction des groupuscules sur les réseaux sociaux. L’extrême droite se sert de ces incidents. Un sondage vendredi montrait qu'Alternative pour l’Allemagne (AfD) serait aujourd’hui le premier parti dans la partie de la République fédérale, où l'on votera dans trois régions en 2019.

    A Berlin, les bisbilles au sein de la « grande coalition » ne renforcent pas la crédibilité du gouvernement fédéral, après les déclarations du ministre de l’Intérieur Horst Seehofer, qui voie lui-même dans l’immigration « la mère de tous les problèmes ». Une polémique autour du patron du renseignement, soupçonné de sympathie pour l'AfD et qui a publiquement désavoué la chancelière, en refusant de parler de « chasse à l’homme » à Chemnitz, n'aide pas non plus beaucoup.

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