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    Europe

    En Lituanie, le pape François tâcle les pays du groupe de Visegrad

    media Le pape François a rencontré et béni des personnes malades ou handicapées le 22 septembre 2018 à Vilnius. Handout / VATICAN MEDIA / AFP

    Le pape a entamé samedi 22 septembre une visite de quatre jours dans les pays baltes. Les trois pays marquent cette année le centenaire de leur indépendance. Sa première journée en Lituanie, le plus catholique des trois pays, a été marquée autant par des rencontres avec des familles et des jeunes que des temps de prière.

    Avec nos correspondants à Vilnius,  Marielle Vitureau et Xavier Le Normand

    L’arrivée du pape était certainement l’événement le plus attendu de 2018 en Lituanie. Sa descente de l’avion a donc été retransmise en direct par toutes les télévisions et les sites d’informations.

    Kristina, étudiante, le suit depuis son arrivée, sur son téléphone portable, puis ensuite sur la place de la cathédrale. « C’est un événement historique pour la Lituanie. C’est l’une des personnes les plus influentes. Il arrive à réunir les gens et c’est beau à voir », confie-t-elle.

    Des mains de la présidente, le pape François a reçu une cloche. Un cadeau symbolique. Il y a 100 ans, comme pendant l’époque soviétique, l’Eglise a joué un rôle primordial dans les processus d’indépendance. Et le souverain pontife a fait de l’histoire lituanienne et de ses traumatismes l’un des moments-clés de son allocution devant les autorités.

    Arunas, un retraité, a pris ses jumelles pour l’apercevoir près la porte de l’Aurore, un lieu de pèlerinage. Il a particulièrement apprécié qu’il cite l’hymne lituanien dans son discours. « Il nous rappelle, comme un symbole, que notre pays est libre. Il y a encore peu, cette visite aurait été impossible. »

    François rend grâce à un peuple hospitalier

    Les jeunes Lituaniens, nombreux à émigrer, ont été aussi au cœur des préoccupations du pape. Sa première journée s’est achevée dans un bain de foule avec eux, sur le parvis de la cathédrale.

    Arrivé sur le sol lituanien, le pape François a d'abord évoqué, sans les nommer, « les voix qui sèment la division et l'affrontement », en instrumentalisant l'insécurité ou les conflits, ou « proclament que l'unique manière possible de garantir la sécurité et la survie d'une culture réside dans l'effort pour éliminer, effacer ou expulser les autres ».

    Puis, pour mieux contraster, il a loué « la tolérance et l'hospitalité » des Lituaniens. Pour le souverain pontife ce pays à un message à transmettre au monde, 25 ans après la chute de l’URSS : celui d’avoir su garder une âme généreuse et hospitalière malgré l’oppression. Comme il l’a demandé devant les autorités du pays, la Lituanie, nation exemplaire, doit revendiquer ces valeurs. Pour le pape, ce message doit particulièrement être porté auprès de l’Union européenne, alors que certains, dit-il, voient dans le repli sur soi le seul moyen de sauver leur culture. Référence non voilée aux pays anti-immigration d'Europe de l'Est. Cette nécessité de l’accueil des autres est même un devoir pour les chrétiens, a insisté le pape dans un autre discours. Ne pas le faire, c’est refuser Dieu.

    Ses propos critiques, prononcés en Europe de l'Est, ont paru viser surtout les pays du groupe de Visegrad (Pologne, Hongrie, République tchèque est Slovaquie), dont les autorités n'ont pas voulu accueillir sur leur territoire les réfugiés et les migrants économiques arrivés massivement en Grèce et en Italie. « Vous, Lituaniens, vous avez une parole originale à apporter: "accueillir les différences". Par le dialogue, par l'ouverture et la compréhension, celles-ci peuvent devenir un pont qui unit l'Orient et l'Occident de l'Europe. »

    → RELIRE : Accueil des réfugiés: le message brouillé de l’Eglise catholique en Pologne

    Pour son 25e déplacement hors d’Italie, le pape François a de nouveau un programme marathon : trois pays visités, cinq villes et pas moins d’une quinzaine de discours....

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