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    Europe

    Le budget du gouvernement populiste italien irrite Bruxelles

    media Le commissaire européen aux Affaires économiques et financières, Pierre Moscovici, demande au gouvernement italien de réduire une dette publique «explosive». JOHN THYS / AFP

    La décision du gouvernement populiste italien d’accroître le déficit à 2,4% du PIB inquiète Bruxelles, qui juge le budget « hors des clous » dans un pays déjà fortement endetté. Rome assure n’avoir « pas l'intention d'aller au conflit » et promet que sa politique de relance budgétaire permettra de baisser la dette.

    Avec l’annonce de son budget, le gouvernement « anti-système » italien (Mouvement 5 Etoiles et Ligue d’extrême droite) continue de défier l’Union européenne. Faisant le choix de creuser le déficit avec une relance budgétaire en 2019, 2020 et 2021, il s’est mis d’accord jeudi soir sur un déficit à 2,4 % du PIB.

    Un budget qui enfreint les règles, alors que précédent gouvernement de centre-gauche italien s’était engagé à réduire le déficit de 1,6 % du PIB en 2018 à 0,8 % en 2019. Pour Bruxelles, la priorité reste la diminution de la dette publique transalpine, qui culmine à 131 % du PIB (2 300 milliards d'euros), la plus élevée dans la zone euro après celle de la Grèce.

    Un budget « hors les clous » pour Bruxelles

    Le commissaire européen à l’Economie Pierre Moscovici a estimé ce vendredi 28 septembre que le budget italien était « hors des clous » des règles européennes. « Nous n’avons pas intérêt à une crise avec l’Italie, mais l’Italie doit réduire sa dette publique qui reste explosive », a-t-il déclaré sur BFM TV et RMC, soulignant que les règles de la zone euro « devaient être respectées ».

    "C'est toujours le peuple qui paie à la fin"

    Pierre Moscovici

    Commissaire européen aux Affaires économiques

    30/11/2018 Écouter

    Le commissaire européen à l’Economie, qui appelle le gouvernement italien à une réduction des dépenses publiques, met en garde : « Quand un pays s’endette, il s’appauvrit. Je suis persuadé qu’il n’est pas dans l’intérêt de l’Italie de s’endetter. Car c’est toujours le peuple qui paie à la fin ».

    Le président du Parlement européen Antonio Tajani, qui appartient au parti Forza Italia actuellement dans l’opposition, dénonce pour sa part un budget qui freine la croissance et alourdit la dette tout en augmentant le coût des hypothèques pour les entreprises et les familles, rapporte notre correspondant à Bruxelles, Pierre Benazet.

    Rome promet une « croissance économique inattendue »

    De son côté, le vice-Premier ministre italien Luigi Di Maio (chef du Mouvement 5 Etoiles) a assuré vendredi que Rome n'entendait pas « aller au conflit » avec la Commission européenne, malgré ce déficit : « Les préoccupations sont légitimes mais ce gouvernement est engagé à maintenir le déficit à 2,4 % pour trois ans ».

    « Nous voulons rembourser la dette et je peux vous assurer que la dette baissera », a-t-il assuré, promettant une « croissance économique inattendue » provoquée par les investissements prévus dans le budget. Matteo Salvini, également vice-Premier ministre et patron de la Ligue (extrême droite) a quant à lui déclaré que « les marchés se feront une raison ».

    Pierre Moscovici a souligné que des sanctions sont « théoriquement possibles, car elles sont prévues par les traités », mais il a ajouté qu'il n'était pas lui-même « dans l'esprit des sanctions ».

    Les effets de cette annonce n'ont en tout cas pas tardé à se faire ressentir sur les marchés. La bourse de Milan a accusé le coup en perdant du terrain. Mais surtout, les taux d'intérêt consentis à l’Italie par les prêteurs ont augmenté, grevés par une « prime de risque ». Le taux d'emprunt à 10 ans est passé rapidement de 2,8 % à 3,2 % tandis que les investisseurs se tournaient vers la dette allemande et française, jugées plus sûres. Or, des taux d'intérêt plus élevés vont encore alourdir les remboursements de dette auxquels le gouvernement italien devra bien faire face à l'avenir.     

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