GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Mercredi 17 Octobre
Jeudi 18 Octobre
Vendredi 19 Octobre
Samedi 20 Octobre
Aujourd'hui
Lundi 22 Octobre
Mardi 23 Octobre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos
    • «Caravane de migrants»: des milliers de Honduriens ont repris leur marche vers les Etats-Unis depuis le Mexique (AFP)
    • La Cour suprême des Maldives confirme la défaite électorale du président Abdulla Yameen
    • Mort de Jamal Khashoggi: les explications de l'Arabie Saoudite ne sont «pas crédibles», selon Londres
    • Bébés nés sans bras de l'Ain: le gouvernement français lance une nouvelle enquête (Buzyn)
    • RDC: au moins 12 morts après une nouvelle attaque à Béni
    • Le retrait américain du traité nucléaire avec la Russie est un «pas dangereux» (Moscou)
    • Politique française: Laurent Wauquiez (LR) juge Emmanuel Macron «déconnecté» de la réalité de ses concitoyens (Le Parisien)
    Europe

    Turquie: le pasteur américain Andrew Brunson a été libéré

    media Le pasteur Andrew Brunson, ici le 25 juillet 2018 à Izmir, a été libéré et s'apprête à gagner les Etats-Unis prochainement. AFP

    En résidence surveillée depuis juillet dernier après 21 mois de détention, Andrew Brunson a été libéré ce vendredi 12 octobre par un tribunal turc et s'est envolé pour l'Allemagne d'où il rejoindra ensuite les Etats-Unis, a annoncé son avocat turc. Une nouvelle qui devrait calmer les tensions entre Washington et Ankara. Sa libération et son retour rapide au pays donnent du crédit aux rumeurs selon lesquelles Ankara et Washington avaient scellé un « deal » autour du sort du pasteur.

    Avec notre correspondante à Istanbul, Anne Andlauer

    Andrew Brunson, qui était accusé de « terrorisme » et « d’espionnage », risquait 35 années de prison. Mais après avoir écouté à l’audience trois importants témoins à charge se rétracter l’un après l’autre, à la surprise générale, le procureur n’a plus réclamé qu’entre cinq et dix ans d’emprisonnement. Il a surtout demandé la levée de l’assignation à résidence et de l’interdiction de quitter la Turquie qu'étaient imposées au pasteur. Les juges ont globalement suivi ce réquisitoire.

    Andrew Brunson est donc condamné à un peu plus de trois ans de prison, mais grâce aux remises de peine et à la détention déjà effectuée, il est désormais libre – et libre de rentrer aux États-Unis. Son avocat va toutefois faire appel de sa condamnation.

    Le pasteur évangélique a sans doute bénéficié d’un accord politique entre Ankara et Washington, qui pourrait entraîner la levée des sanctions économiques décrétées début août par le président américain Donald Trump. Ces représailles avaient provoqué une chute de la monnaie turque. Mais alors que l’inflation s’envole et que la récession guette, le chef d’État turc Recep Tayyip Erdoğan pouvait difficilement se permettre d’aggraver la crise avec Washington. La libération d’Andrew Brunson devrait largement contribuer à réchauffer les relations.


    La détention du pasteur avait empiré les relations déjà tendues entre Ankara et Washington

    Le président américain Donald Trump avait ordonné en août 2018 le doublement des droits de douane sur l'aluminium et l'acier importés de Turquie pour protester contre le maintien en détention de ce pasteur. Après la riposte de la Turquie, qui avait taxé plus lourdement les voitures, les spiritueux et le tabac américains, le secrétaire d’État américain Mike Pompeo avait toutefois donné mercredi 10 octobre des signes d’optimisme : « Je suis confiant sur le fait que [M. Brunson] et sa femme vont pouvoir rentrer aux États-Unis dans peu de temps ».

    Un pasteur parfaitement inséré à la tête d'une église protestante depuis 20 ans

    Cheveux gris presque blancs, portant de fines lunettes transparentes sans branches, et souvent des tee-shirts amples, Andrew Brunson a l’allure d’un quinquagénaire ordinaire. Pendant 20 ans pasteur d’une petite église protestante dans une province tout à l’ouest de la Turquie, au bord de la mer Égée, il est passionné de lecture et de plongée.

    Andrew Brunson a constitué une toute petite communauté religieuse d’une vingtaine de fidèles. Originaire d’une famille de Caroline du Nord, le pasteur est décrit sur place comme peu adepte d’un prosélytisme forcené et parfaitement inséré, s'exprimant en turc.

    Ce père de famille s’est retrouvé au centre d’un discours très véhément aux États-Unis : Donald Trump et son très chrétien vice-président Mike Pence l’ont très souvent évoqué comme « notre bon pasteur chrétien otage ». En Turquie, des accusations d’espionnage et d’activité terroriste ont été accolées à son nom : il a été accusé d’avoir participé au coup d’État manqué de l’été 2016. Andrew Brunson risquait 35 ans de prison.
    RFI


    Gain politique pour Trump?

    Le président américain s'est immédiatement félicité de ce dénouement. Donald Trump s'était beaucoup investi pour obtenir la libération du pasteur qui représente une victoire politique à moins d'un mois des élections de mi-mandat.

    Avec notre correspondante à WashingtonAnne Corpet

    Le pasteur Andrew Brunson appartient à la même église que le vice-président américain qui a contribué à mobiliser l'électorat autour de son cas. Sur Twitter, Mike Pence a d'ailleurs attribué sa libération aux efforts de Donald Trump bien sûr, mais aussi aux prières de millions d'Américains.

    « Cet homme de foi innocent sera bientôt à la maison. Nous remercions Dieu d'avoir écouté nos prières » a précisé le vice-président. La libération du pasteur va enchanter les évangéliques, déjà comblés par la nomination du juge Kavanaugh à la Cour suprême et par le transfert en Israël de l'ambassade américaine à Jérusalem.

    Estimé à un quart de la population américaine, cet électorat est crucial pour Donald Trump : il reste aligné dans son immense majorité derrière le président, mais  ce soutien massif s'est légèrement affaibli du fait de la politique menée par l'administration aux frontières, avec notamment la séparation des familles de migrants.

    La libération du pasteur sera sans doute bénéfique à Donald Trump au-delà de cet électorat spécifique : le président a toujours dit que le retour aux Etats-Unis des otages américains détenus dans le monde était une priorité pour lui. Sur ce plan, il a bien mieux réussi que Barack Obama. Il ne manquera certainement pas de le souligner. 

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.