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    Europe

    La Bosnie peine face à l’arrivée de migrants

    media Des gardes-frontière bosniens et croates face à des migrants, à Maljevac, le 24 octobre 2018. REUTERS/Marko Djurica

    La « route des Balkans » est théoriquement fermée depuis mars 2016. Mais la Bosnie-Herzégovine s’impose aujourd’hui comme une étape pour tenter ensuite de passer en Croatie. Des échauffourées ont éclaté mardi 23 octobre à la frontière entre les deux pays après que la police bosnienne a empêché environ 250 migrants de s'en approcher. Des ONG mettent en garde contre une aggravation de la situation avec l'arrivée de la saison froide. L'éclairage de Loïc Tregoures, professeur de sciences politiques à l'université catholique de Paris et spécialiste des Balkans.

    RFI : Auparavant évitée par les migrants, la Bosnie est confrontée depuis le début de l'année à un afflux qu'elle peine à gérer. Pourquoi ?

    Loïc Tregoures : L’enchevêtrement administratif en Bosnie fait que dans ce pays on ne se met pas d’accord sur « qui doit faire quoi » et où l'on devrait mettre les migrants qui circulent, où l'on devrait ouvrir un nouveau centre pour les demandeurs d’asile, etc. Chacun se renvoie la balle.

    Malgré toute la bonne volonté que les citoyens mettent dans l’aide qu’ils peuvent apporter ponctuellement aux migrants, ils sont complètement débordés. Alors que la Bosnie n’est qu’un pays de passage sur la nouvelle route des Balkans qui part de Grèce et d’Albanie, puis passe par le Monténégro et la Bosnie. Les migrants et réfugiés se réunissent à Bihac et Velika Kladusa (près de la frontière bosno-croate, ndlr), parce que c’est censé déboucher sur la Croatie.

    Cela dit de la Bosnie ce que l’on sait déjà : il s'agit d'un pays administrativement compliqué, de toute façon tellement pauvre et pas habitué à gérer ces situations qu’il ne peut pas le faire. On ne peut pas maintenir des gens dans un Etat qui n’est pas en mesure de les prendre en charge, alors que l’hiver arrive en Bosnie, et que l’hiver y est très rude.

    Pour vous, l’Union européenne n’apporte pas l’appui qu’elle est censée apporter dans cette situation ?

    Il y a un soutien financier, mais il a une limite. C’est bien de promettre quelques dizaines ou quelques centaines de milliers d’euros, de financer l’UNHCR, l’OIM, des ONG locales, mais ça ne répond pas au réel enjeu : les réfugiés et les migrants veulent passer d’abord en Croatie et ensuite dans le reste de l’Europe occidentale.

    En somme, l’aide financière européenne consiste à dire « vous les gardez chez vous », sauf que ces gens n’ont pas envie de rester en Bosnie, en Serbie, au Monténégro. La détermination de ces migrants n’est pas entamée par les violences que la police croate leur fait subir régulièrement, parce que leur objectif est de passer quand même (la Croatie a été sommée le 5 octobre par le Conseil de l'Europe d'ouvrir des enquêtes sur les violences que sa police est accusée d'exercer contre les migrants, ndlr).

    Il y a encore sur cette route beaucoup de Syriens, d’Irakiens, d’Afghans... des gens qui pourraient éventuellement bénéficier de l’asile politique. Il y a aussi des Algériens, des Marocains pour qui c’est beaucoup plus difficile. S'il y avait au moins, comme il y a quatre ans, des corridors de façon légale et sécurisée, il pourrait y avoir une prise en charge de ces individus de façon humaine. On ne parle pas de centaines de milliers de personnes, mais de 3 000 à 4 000. Il serait aisé de regarder qui peut avoir le droit d’asile, et qui ne peut pas l'avoir.

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