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    Europe

    UE: face au refus historique de la Commission, l'Italie maintient son budget

    media Le président du Conseil italien Giuseppe Conte, flanqué à sa gauche du ministre de l'Intérieur Matteo Salvini et à sa droite de Luigi Di Maio, ministre du Développement économique, du Travail et des Politiques sociales. Rome, le 20 octobre 2018. REUTERS/Remo Casilli

    Pas de retour en arrière. Tel est le mot d'ordre martelé depuis mardi 23 octobre par la coalition M5S-La Ligue au pouvoir à Rome. Pas question de proposer un nouveau budget comme le demande la Commission européenne. Pour la première fois dans l'histoire de l'UE, Bruxelles a en effet retoqué le budget d'un Etat membre. C'est à la Une de toute la presse italienne.

    Avec notre correspondant à Rome,  Eric Sénanque

    C'est une première au sein de l'Union européenne. La Commission a rejeté la proposition de budget de l'Italie. En cause : un déficit prévu trop important, et surtout une dette colossale, plus de 130% du produit intérieur brut.

    Le budget concocté par la coalition M5S-La Ligue va à l'encontre des règles de stabilité exigées par Bruxelles. Le gouvernement de Rome est donc prié de revoir sa copie, sauf qu'il n'en a pas manifestement pas l'intention pour l'instant.

    « Confrontation totale avec l’Union européenne », titre à la Une ce mercredi 24 octobre 2018 La Repubblica, qui résume le sentiment général dans la péninsule, alors que le chef du Mouvement 5 étoiles Luigi Di Maio en appelle au peuple.

    Le jeune ministre n'est pas étonné du choix de la Commission. Car le budget italien n'a pas été imposé « pour une fois » par l'Europe, argumente-t-il. Il traduit au contraire le choix du peuple, précise le chef de file du M5S.

    L’exécutif italien est droit dans ses bottes

    « Le mur de Bruxelles », dénonce Il Gazettino, quotidien de la région de Venise, qui précise que Rome a trois semaines pour revoir sa copie, sans quoi l'Italie s'expose à des sanctions pouvant s'élever à plus de 3 milliards d'euros.

    Si Rome persiste et signe, Bruxelles ouvrira à l'encontre de l'Italie une « procédure pour déficit excessif » pouvant déboucher sur la ponction de l'équivalant de 0,2% du PIB italien, soit 3,4 milliards d'euros en 2017 précisément.

    Il Manifesto, quotidien communiste, rappelle que pour la première fois dans l’histoire européenne, un de ses membres - qui plus est fondateurs - voit son budget rejeté. « Mais le gouvernement poursuit sa route », précise le journal.

    L’exécutif italien est droit dans ses bottes, confirme la presse transalpine ce mardi matin. Le jeune quotidien Il Dubbio reprend les propos de Matteo Salvini, qui a dénoncé de la part de Bruxelles « une attaque contre le peuple italien ».

    Il Fatto Quotidiano rappelle que contrairement au ministre de l'Intérieur, le président de la République Sergio Mattarella est « avec l’Europe », lui qui a tout fait pour mettre en garde contre un divorce avec les instances européennes.

    Quid de la dette italienne en cas de sanctions ?

    L'éditorial du site du Corriere Della Sera, lui, interroge : et si ce « recalage » par la Commission était finalement voulu par la Ligue et le M5S ? Avec, bien sûr, des visées électorales pour le printemps prochain en toile de fond...

    Un tel calcul serait très risqué, selon le grand quotidien milanais. Mais si le gouvernement ne cesse de répéter que l’Italie ne peut être abandonnée par l’UE, il semble tout faire pour s’en exclure, s’inquiète l’éditorialiste Massimo Franco.

    Des sanctions peuvent-elles enfoncer encore un peu plus l'Italie, dont le ration dette-PIB est le pire en Europe derrière celui de la Grèce ? Le scénario ressemblerait à la crise partie en 2011 d'Athènes pour s'étendre aux autres pays.

    Scénario exclu pour le moment. Mais plus le temps passe, plus les rapports se tendront entre Bruxelles et Rome et plus cette dette grossira et coûtera cher aux Italiens. Ce qui n'est dans l'intérêt ni de Rome ni dans de ses voisins européens.

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