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    Europe

    Emmanuel Macron commémore le sacrifice des soldats tombés aux Eparges

    media La colline des Eparges fut le théâtre d'une lutte particulièrement meurtrière en février 1915. JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN / AFP

    L'« itinérance mémorielle » du président français autour du centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale se poursuit. Ce mardi, Emmanuel Macron est aux Eparges avant de se rendre à Verdun. Les Eparges sont un village isolé dans les collines boisées de la Meuse et lieu d'une terrible bataille ou des milliers de soldats sont morts pour tenter de reprendre un site stratégique.

    Avec notre envoyé spécial aux Eparges, Pierre Olivier

    « Quand on pose la question à un Français : "la guerre de 14 qu’est-ce que ça vous rappelle ?". Il y a deux mots qui apparaissent : "poilus", "Verdun". Les Eparges, c’est une bataille importante, mais si on va aux Eparges, on va à Vauquois, on va à Saint-Mihiel, on va en Argonne, on va partout. Donc, moi je comprends que les Eparges n’aient pas été l’objet essentiel d’une visite présidentielle », développe l'édile Xavier Pierson. Pour lui, c'est donc un honneur d'accueillir le président. En un siècle, aucun chef d'Etat n'était encore venu. « Il est évident que c’est une première, une première importante. C’est un grand honneur pour un village de 70 habitants de recevoir le président de la République. »

    Aujourd’hui, une forêt recouvre les collines des Eparges perdues dans la brume. Mais il y a cent ans, le terrain était lunaire car constellé de cratères ; il fallait à tout prix que les Français reprennent ce point culminant et stratégique donnant sur la vallée, la crête des Eparges.

    Comme un château fort

    Patricia Pierson est la présidente de l’association du souvenir l’Esparge (l'ancien nom des Eparges) : « La crête des Eparges, c’est comme un château fort. Ceux qui l’occupent, ce sont les Allemands et ceux qui vont essayer de prendre d’assaut cette forteresse, ce sont des Français », explique-t-elle. «  Pour monter à l’assaut d’une forteresse, comment faites-vous quand vous êtes à pied ? Il n’y a pas d’avions de bombardement à l’époque, il n’y a pas de missiles, pas d’hélicoptères, il n’y a rien. Les Allemands ont installé des pièces d’artillerie, de mitrailleuses. Impossible de déloger les Allemands du bout de cette crête. »

    Au total, 10 000 soldats français perdront la vie en tentant de prendre cette colline, en vain. Parmi les survivants, l’écrivain Maurice Genevoix, alors sous-lieutenant. Il racontera l’atrocité des combats dans son livre Ceux de 14. Julien Genevoix est son petit-fils : « Maurice Genevoix ne remplacera jamais le soldat inconnu, mais Maurice Genevoix, c’est le témoin. C’est celui qui a raconté. Et c’est très important de raconter parce que si personne ne raconte, dans une langue qui marque, on finit par oublier », résume-t-il.

    Une « visite exceptionnelle »

    Au cœur de ce village, se dresse un buste de Maurice Genevoix devant lequel Emmanuel Macron se recueillera. A son pied, on peut lire : « Ce que nous avons fait, c'est plus qu'on ne pouvait demander à des hommes et nous l'avons fait. »

    « Au-delà de l’honneur qui est fait au village, ce qui est important, c’est l’action mémorielle du président. C’est la dernière année du centenaire. Donc si on fait quelque chose d’important, s’il veut faire quelque chose d’important, c’était maintenant pour le centième anniversaire de l’Armistice, et également de la fin du centenaire. Donc c‘était maintenant qu’il fallait le faire. Et moi, je retiens de la visite du président son intention première, officielle, celle de la commémoration et de l’hommage aux Poilus. C’est un honneur, une visite exceptionnelle », conclut fier et heureux le maire Xavier Pierson.

    → RELIRE : Centenaire de la Grande Guerre: une semaine de commémorations

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