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    Europe

    Allemagne: des employés d'un foyer de demandeurs d’asile jugés pour maltraitance

    media Des réfugiés syriens arrivent dans un camp de réfugiés et migrants à Friedland, en Allemagne, le 4 avril 2016. REUTERS/Kai Pfaffenbach

    C’est un procès hors du commun par sa dimension et la cruauté des faits au cœur de la procédure. Durant plusieurs mois, un foyer de demandeurs d’asile dans l’ouest de l’Allemagne a été le théâtre en 2014 de nombreux sévices commis par le personnel contre les résidents. La révélation des faits après la publication de photos choc avait provoqué un scandale il y a quatre ans. Un procès contre 30 personnes qui travaillaient dans ce foyer s’est ouvert hier.

    Avec notre correspondant à Berlin, Pascal Thibaut

    Karim M., un jeune Algérien de 18 ans était rentré tard au foyer ce soir-là. Il avait bu. Les surveillants l’enferment dans une pièce redoutée par les demandeurs d’asile, la « pièce à problèmes ». Les surveillants hurlent, ils frappent le jeune homme qui finit par vomir. Recroquevillé sur le sol en pleurs, Karim M. se fait encore frapper. Il est obligé de s’allonger dans son vomi. Un surveillant filme la scène de violences avec son portable. La vidéo est transmise quelques mois après à un journaliste. On y voit notamment un agent de sécurité, le pied posé sur le cou de l’homme à terre. Le scandale éclate. Certains journaux comparent la scène à des sévices commis à Guantanamo ou à Abou Ghraïb en Irak où des soldats américains avaient torturé des détenus.

    C’est plus de quatre ans après les faits qu’un procès s’est ouvert mercredi : 30 personnes (surveillants, travailleurs sociaux, directeur) comparaissent assistées de plusieurs dizaines d’avocats, le dossier fait des milliers de pages. L’acte d’accusation recense 53 cas de violences et humiliations contre des demandeurs d’asile. La dimension du procès a conduit le tribunal de Siegen à s’exiler dans un centre de congrès pour héberger une procédure qui doit durer au moins jusqu’au printemps prochain voire jusqu’en 2020.

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