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    Europe

    Forum sur la paix: Merkel et Macron, front commun contre les nationalismes

    media La chancelière Merkel (G) et le président Macron (D) ont inauguré le Forum de Paris sur la paix, le dimanche 11 novembre. REUTERS/Gonzalo Fuentes/Pool

    Le premier Forum de la paix s'est ouvert dimanche 11 novembre 2018 à Paris. Le président français a réuni une soixantaine de chefs d'Etat et de gouvernement pour défendre le multilatéralisme, le dialogue au sein de la communauté internationale. Emmanuel Macron a cherché à se montrer à la pointe du combat contre les nationalismes.

    Emmanuel Macron répète le même message, à chacun de ses rendez-vous diplomatiques : le multilatéralisme est le remède aux menaces qui pèsent sur le monde. « Nous sommes fragilisés par la résurgence de menaces capables de frapper à tout moment ; le terrorisme, la prolifération chimique au nucléaire, la cybercriminalité, le retour des passions tristes, le nationalisme, le racisme, l’antisémitisme, l’extrémisme, qui remettent en cause cet horizon que nos peuples attendent. »

    Le président français a voulu faire de ce Forum pour la paix la mise en pratique de son discours et « promouvoir des actions concrètes », a-t-il expliqué. Car, a-t-il poursuivi, « si nous sommes là aujourd’hui, c’est parce que tous ceux qui sont tombés il y a 100 ans, comme le disait Clémenceau, ont des droits sur nous. Et c’est là que gît notre devoir. »

    Les inquiétudes de Merkel

    Le président français a pu compter sur le soutien d'Angela Merkel. Le couple franco-allemand s'est montré très proche. Et Emmanuel Macron a tenu « absolument » à ce que, 100 ans après la fin de la Première Guerre mondiale, la chancelière allemande inaugure l’évènement. Elle n'a pas hésité à pointer la montée des nationalismes, dans le monde et en Europe.

    « La paix que nous avons aujourd’hui, nous parait parfois trop évidente, s'est inquiété la chancelière allemande. Cette paix est loin d’être une évidence et il faut que nous nous battions pour elle. Et c’est pourquoi je voudrais formuler mes inquiétudes, qui s’associent à la célébration d’aujourd’hui. L’inquiétude que l’on soit de nouveau en présence d’un nationalisme à œillères, qu’on recommence à agir comme si on pouvait purement et simplement ignorer nos engagements réciproques. Nous voyons bien que notre coopération internationale - un équilibre pacifique entre les intérêts des uns et des autres - et même le projet européen de paix, est de nouveau remis en question. »

    Rendez-vous annuel

    Tout comme Angela Merkel, le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres, a, lui aussi, multiplié les mises en garde et agité le spectre des années 1930. Pendant trois jours, ce forum rassemble tous les acteurs de la gouvernance mondiale : Etats, organisations internationales, ONG. Tous convaincus que la paix et le progrès ne peuvent passer que par le multilatéralisme.

    Quant à ceux qui ne partagent pas cette idée, ils ont préféré ignorer l’évènement, à l’image de Donald Trump. Et si Emmanuel Macron veut faire de ce forum un grand événement annuel, à l’image du forum économique de Davos, reste à savoir combien de nations seront toujours au rendez-vous l’année prochaine.

    Il a tout cas profité de la tribune pour donner un nouveau signal en vue des élections européennes de mai prochain. Multilatéralisme contre repli sur soi, progressistes contre nationalistes : même combat.

    J’ai apprécié la grande différence qu’il a faite entre le nationalisme et le patriotisme. Et que le nationalisme est la négation du patriotisme. Parce que là, on a l’impression que l’histoire va se répéter. Les élections européennes avec la montée des nationalismes… Ça fait peur.

    Marie-Hélène Cussac

    professeur de musique à l'Université de Paris-Sorbonne

    12/11/2018 - par Bruno Faure Écouter
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