GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Lundi 10 Décembre
Mardi 11 Décembre
Mercredi 12 Décembre
Jeudi 13 Décembre
Aujourd'hui
Samedi 15 Décembre
Dimanche 16 Décembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos
    Europe

    Brexit: Theresa May face à la semaine de tous les dangers

    media La Première ministre britannique Theresa May à Londres le 15 novembre 2018. Matt Dunham/Pool via Reuters

    Au Royaume-Uni, le débat autour du Brexit est loin d’être clos. La semaine a été particulièrement agitée pour Theresa May après l’accord passé entre Londres et Bruxelles sur les modalités de sortie de l’Union européenne. La Première ministre a dû faire face à la démission de quatre de ses ministres et à l’hostilité des députés conservateurs, les députés de son parti. Le week-end s'avère être une courte période de repos pour Theresa May avant une semaine qui s’annonce encore bien compliquée.

    Le week-end va offrir quelques heures de répit à Theresa May qui a survécu à la crise de ces derniers jours grâce à une combativité impressionnante. Elle se battra jusqu’au bout d’ailleurs, elle l’a dit et redit, pour faire aboutir ce plan de sortie. Le fait que le ministre de l’Environnement, Michael Gove, soit finalement resté au gouvernement a aidé à calmer les esprits comme la nomination de Stephan Barkley, ministre du Brexit, un pro-Brexit comme c’est d’ailleurs la règle, ou celle d’Amber Rud, une fidèle de Theresa May qui rejoint le gouvernement.

    Une Première ministre en sursis

    Mais la semaine qui arrive va être décisive, car le risque de vote d’une mention de censure n’est pas écarté. C’est donc une Première ministre en sursis qui va préparer le conseil européen de dimanche prochain.

    Dans les rues à Londres, les habitants oscillent entre défiance, colère et beaucoup de lassitude également. Mais dès qu’on s’adresse à des entreprises ou des institutions, parler Brexit devient compliqué. On sent que les gens sont sur leur garde et dans l’expectative face à une question qui divise profondément le pays.

    Les travailleurs européens inquiets

    Plus de trois millions d’européens vivent au Royaume Uni, la majeure partie à Londres, sans doute l’une des villes les plus cosmopolites de la planète. Dans la capitale britannique, les travailleurs européens sont donc partout, et certains employeurs redoutent les conséquences de la fin de la libre circulation des personnes.

    Dans ce restaurant italien posé au bord d’un canal à Paddington, la gérante est polonaise, la serveuse aussi. Bernadetta constate déjà les effets du Brexit. « La restauration, vous savez, j’y travaille depuis 8 ans. Il n’y a pas beaucoup de Britanniques qui viennent bosser dans les restaurants, en cuisine, ni même dans le service. Ils cherchent sans doute d’autres types d’emplois. Donc Il se peut qu’il y ait des problèmes pour recruter parce que les gens ne vont plus venir s’installer ici, explique-t-elle. Je le constate déjà, il n’y a plus autant de personnes qui se présentent spontanément pour demander du travail. Il y a quelques années, ils étaient des centaines ! Beaucoup d’espagnols et d’italiens, maintenant on ne voit plus ça ».

    Essentiels à l'économie du pays

    L’accord que tente désespérément de sauver Theresa May prévoit que la plupart des européens installés depuis plus de cinq ans obtiennent un permis de séjour permanent. Ces travailleurs sont essentiels à l’économie du pays, que ce soit dans la restauration, les services, ou le bâtiment.

    « On a une soixantaine de gars ici venus de pays différents, qui travaillent pour nous et font un super boulot. Donc évidemment on veut les garder. On a besoin du travail de ces gens, insiste Andy Sissle, un chef de chantier de 57 ans qui dirige la rénovation d'un vieil immeuble. Il n’y a pas assez de main d’œuvre anglaise sur les chantiers. Et tous ces gars qu’on a, des Roumains, des Polonais, ils s’inquiètent évidemment. Donc tout le monde s’inquiète de ce qui va se passer dans le secteur du bâtiment ».

    La crise politique ne vient rien arranger. Un spectacle pathétique pour Andy Sissle, qui ne comprend toujours pas comment ses compatriotes ont pu voter en faveur du Brexit.

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.