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    Europe

    Tensions Ukraine-Russie: réunion extraordinaire de l'Otan avec Kiev

    media La Russie s'est emparée, dimanche 25 novembre, par la force de trois navires de la marine ukrainienne. REUTERS/Pavel Rebrov

    Une « réunion extraordinaire » avec l'Ukraine aura lieu ce lundi après-midi à Bruxelles à l'initiative du secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg. Ce rendez-vous intervient après la capture par la Russie de navires ukrainiens dans le détroit de Kertch, une zone qui marque l'accès à la mer d'Azov. Le Conseil de sécurité de l'ONU tient également une réunion d'urgence ce lundi.

    C'est « à la demande du président Porochenko », que le secrétaire général Jens Stoltenberg a accepté de « convoquer une réunion extraordinaire de la commission Otan-Ukraine au niveau des ambassadeurs cet après-midi à Bruxelles pour examiner la situation », a indiqué l'Alliance atlantique dans un communiqué.

    La Russie s'est emparée, dimanche 25 novembre, par la force de trois navires de la marine ukrainienne dans le détroit de Kertch. Plus de vingt marins ont été faits prisonniers, six d’entre eux sont blessés. Un acte qui a provoqué une escalade sans précédent dans cette zone sensible.

    Loi martiale

    Dans la nuit de dimanche à lundi, le Conseil de sécurité et de défense ukrainien réuni d'urgence a proposé au président Petro Porochenko d'introduire la loi martiale « pour 60 jours ». La tension est telle dans cette zone sensible que le Conseil de sécurité de l'ONU tient également lundi une réunion d'urgence, selon des diplomates, qui ont précisé qu'elle avait été réclamée par les deux pays. Le secrétaire général de l'Otan et le président ukrainien se sont entretenus lundi de « la situation », a encore indiqué l'Otan.

    M. Stoltenberg a exprimé « le plein soutien de l'Otan à l'intégrité territoriale et à la souveraineté de l'Ukraine, y compris ses pleins droits de navigation dans ses eaux territoriales en vertu du droit international », dans un communiqué. Le ministre allemand des Affaires étrangères, Heiko Maas, a jugé lundi « inacceptable » tout blocage par la Russie du passage dans la mer d'Azov. La France et l'Allemagne vont « s'efforcer ensemble, et au besoin en tant que médiateurs, d'éviter que ce conflit débouche sur une crise grave », a-t-il ajouté.

    La France a déploré l'emploi de la force par les gardes-frontières russes contre trois navires ukrainiens dans le détroit de Kertch, jugeant que rien ne paraît la « justifier ». « Compte tenu de notre connaissance des faits à ce stade, rien ne paraît justifier cet emploi de la force par la Russie », a déclaré un porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, à la veille d'une visite à Paris du chef de la diplomatie russe.

    « Nous condamnons l'acte d'agression de la Russie », a déclaré un porte-parole de la Première ministre britannique Theresa May, ajoutant que « cet incident fournit de nouvelles preuves du comportement déstabilisateur de la Russie dans la région et de la violation persistante, de sa part, de l'intégrité territoriale de l'Ukraine ».

    La Russie parle de « provocations »

    Aux yeux de la Russie, c’est l’Ukraine qui est responsable de l’incident. Moscou accuse Kiev de l’avoir délibérément provoqué, selon les propos de la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, rapporte notre correspondant à Moscou, Daniel Vallot : « Nous avons convoqué aujourd’hui le chargé d’affaires ukrainien à Moscou. La raison de cette convocation, ce sont les provocations et les actions agressives perpétrées par l’Ukraine. Non seulement l’Ukraine ne respecte pas les normes internationales, mais nous pensons qu’elle a planifié à l’avance ces actions de provocation. Par ailleurs, à la suite des évènements qui ont eu lieu hier soir [dimanche soir, ndlr] près de notre ambassade en Ukraine, je demande aux autorités ukrainiennes de prendre des mesures immédiates pour assurer la sécurité de notre représentation diplomatique face aux éléments radicaux qui projettent de s’en emparer. Enfin, nous demandons aux pays occidentaux qui soutiennent le régime ukrainien de faire pression sur lui, afin qu’il mette fin à ces actions de provocation. »

    De son côté, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a accusé l'Ukraine d'utiliser des « méthodes dangereuses » dans le détroit de Kertch.

    Quant à l'UE, elle a appelé la Russie à « restaurer la liberté de passage dans le détroit de Kertch » et a exhorté « toutes les parties à agir avec le maximum de retenue afin d'aboutir à une désescalade immédiate de la situation », dans un communiqué publié dimanche soir.

    (avec AFP)


    A Kiev, l’instauration de la loi martiale divise

    Si Moscou minimise l’escarmouche, Kiev le considère comme un acte d’agression militaire. Pour le président Petro Porochenko, cela justifie l’instauration de la loi martiale pour au moins 60 jours. A Kiev, on est partagé sur la question. Le Parlement doit voter ce lundi dans la journée.

    Avec notre correspondant à Kiev,  Sébastien Gobert

    La session parlementaire extraordinaire du Parlement à Kiev se déroulera à huis clos. C’est bien le signe que le débat sur l’instauration de la loi martiale sera houleux. Petro Porochenko assure que la mesure est importante pour la défense du territoire national, mais il n’en précise ni l’étendue territoriale ni les implications pratiques. Dans la matinée, plusieurs centaines de nationalistes se sont rassemblés dans le centre de Kiev pour poser leurs conditions.

    « Nous sommes ici pour soutenir l’instauration de la loi martiale. Mais il ne faut pas que le chef de l’Etat s’en serve comme une manipulation politicienne en vue des élections présidentielles de mars prochain », estime Rodion Koutrachov, un des dirigeants du parti ultra-radical Natsionalniy Korpus.

    Beaucoup d’observateurs se demandent en effet pourquoi Petro Porochenko soutient l’idée d’un état d’urgence maintenant. Il ne l’avait pas souhaité en 2014-2015, quand la situation militaire était bien plus critique.

    Sur les réseaux sociaux, les inquiétudes sont nombreuses quant à une restriction de libertés civiques, un contrôle des journalistes, voire l’annulation des élections présidentielles.

    Il est aussi difficile de comprendre comment la loi martiale peut aider à résoudre le coeur du problème, à savoir, contrer l’agression de la Russie en mer Noire.

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