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    Europe

    COP24 en Pologne: c'est la dernière ligne droite et le temps est compté

    media Manifestante pro-environnement à Katowice, le 8 décembre 2018 (image d'illustration). REUTERS/Piroschka van de Wouw

    A la COP24 à Katowice, en Pologne, le temps est compté puisque le rendez-vous pour le climat s'achève demain, vendredi 14 décembre. Il s'agit de mettre en oeuvre l'accord de Paris. C’est, en ce moment, le « segment ministériel », ce sont là les ministres qui négocient; alors, vers quoi se dirige-t-on ?

    Avec notre envoyée spéciale à Katowice, Agnès Rougier

    En ce moment, les financements sont au centre des discussions. Il y a d’une part, l’argent dédié à l’adaptation des pays en développement aux effets du changement climatique ; ensuite, l’évaluation de ce dont les pays en développement ont besoin pour passer à une économie verte ; enfin, la mise en place des règles techniques pour s’assurer que les engagements pris seront bien respectés, car les engagements financiers de l’accord de Paris ne sont pas juridiquement contraignants.

    D’autres sujets sont également discutés : les contributions nationales, c’est-à-dire les actions des pays pour lutter contre le changement climatique, et tout ce qui sert à les évaluer. Les ministres ont donc jusqu’à demain pour élaborer des solutions qui seront proposées en séance plénière. Cette séance sera suivie d’un dernier round de discussions pour qu’ils arrivent à se mettre d’accord. Les négociateurs avouent qu’il y a un manque de leaderships dû à la situation géopolitique, mais nous sommes dans le « segment ministériel » et la diplomatie bat son plein.

    Du côté des pays les plus vulnérables, on n’envisage pas qu’il n’y ait pas d’accord, car, en 2019, un nouveau cycle de COP devrait commencer, un cycle consacré à la maîtrise de la hausse de la température, car la trajectoire actuelle qui nous emmène vers 3° supplémentaires ne sera pas supportable.

    Le Brésil sous tous les regards

    A la COP24 à Katowice, les regards sont notamment tournés vers le Brésil, indique l'une de nos envoyées spéciales à Katowice, Christine Siebert, puisque le nouveau président Jair Bolsonaro est tenté de suivre l’exemple américain et d’annoncer le retrait du Brésil de l’accord de Paris sur le climat. Le futur ministre de l’Environnement Ricardo de Aquino Salles vient de qualifier le réchauffement climatique de « question secondaire » et de préciser que le Brésil déciderait dans les prochaines semaines de rester ou non dans cet accord.

    Comme ancien député, Alfredo Sirkis connaît un peu Jair Bolsonaro. Aujourd'hui, en tant que coordinateur du Forum brésilien du changement climatique, il observe de près l'attitude du futur président brésilien en matière climatique : « Je ne pense pas que le Brésil va quitter l’accord de Paris. Je crois qu’il y aura une grande mobilisation au Brésil qui touche non seulement les gens qui sont directement concernés par la question du climat, mais aussi des groupes économiques qui ont peur des conséquences économiques de quitter l’accord de Paris. »

    Terrible recul

    Pour les peuples indigènes, un retrait de l’accord de Paris serait un terrible recul. Sônia Guajajara est militante environnementale du peuple Guajajara : « L'accord de Paris reconnaît la culture des peuples indigènes. Il faut absolument protéger ces peuples. Nous protéger, cela revient aussi à sauvegarder les forêts puisque, par notre manière de vivre nous préservons les forêts amazoniennes. »

    Les peuples indigènes du Brésil sont depuis longtemps menacés. Selon le Conseil indigène missionnaire, 110 indigènes ont été tués l'année dernière. Mais l'arrivée de Jair Bolsonaro au pouvoir leur fait craindre une situation encore pire.

    L'Afrique subsaharienne vit régulièrement de nouveaux épisodes de sécheresse (image d'illustration). Xavier TESTELIN/Gamma-Rapho via Getty

    L'Afrique subsaharienne largement touchée

    Montée de la mer, modification des saisons... de son côté, l'Afrique subsaharienne est également largement touchée par le changement climatique. Les maires de plusieurs villes ont décidé d'agir en rejoignant le réseau de la Convention des maires d'Afrique Subsaharienne. Ce réseau a été lancé en 2015, à la COP21, par l'Union européenne. Ce son 150 villes de 34 pays qui ont déjà signé la Convention des maires d'Afrique Subsaharienne, souligne l'une de nos envoyée spéciale à Katowice, Agnès Rougier. Exemple au Togo.

    Au Togo, Bruno Loglo, le maire de Tsévié, une ville de 30 000 habitants, située à 30 km de Lomé, est le premier à avoir signé la convention : « Le projet que nous pilotons maintenant, c’est le Programme de promotion de l’énergie pour le développement qui a débuté en 2017 et qui finira dans un premier temps en 2019. Aujourd’hui, nous avons installé des lampadaires dans des quartiers de la ville, des kits solaires dans les ménages à maigres revenus. Nous mettons à la disposition de la population 8 200 foyers améliorés. »

    Des foyers améliorés qui ont pour objectif de réduire la consommation de bois et la pollution due à la combustion. Mais ce programme demande de l'argent. Qui paye ? « Le grand problème à notre niveau, souligne Bruno Loglo, c’est le financement. Le Programme de promotion de l’énergie pour le développement a une enveloppe qui tourne autour de 625 millions de francs CFA. L’Union européenne a une contribution de 80% dans cette enveloppe. Et la mairie de Tsévié participe à hauteur de 20%. Aussi, les 20% nous créent des problèmes. La doléance que nous introduisons, c’est que les fonds verts soient rendus flexibles pour les collectivités locales. »

    Car le Togo n'a pour l'instant pas accès aux fonds verts pour l'adaptation, et c'est pourquoi une large délégation togolaise est venue à la COP24 pour plaider sa cause.

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