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    Europe

    Espagne: rapprochement sous tension entre Madrid et les séparatistes catalans

    media La situation est tendue, ce vendredi 21 novembre à Barcelone. REUTERS/Sergio Perez

    A Barcelone, le chef du gouvernement Pedro Sánchez tente de renouer le dialogue et de trouver des points d'entente avec l'indépendantiste Quim Torra, chef de l'exécutif de Catalogne. Pour Pedro Sánchez, sont en jeu le calme en Espagne et sa continuité au pouvoir. Un Conseil des ministres se tient à Barcelone, sous la menace des radicaux sécessionnistes. Les indépendantistes catalans ont d'ailleurs coupé tôt ce vendredi matin plusieurs routes pour protester contre la tenue de cette réunion.

    Dès l'aube, une dizaine de routes avaient été coupées par les indépendantistes radicaux des Comités de défense de la République (CDR) en Catalogne, dont les autoroutes AP7 et A2, d'importantes voies d'accès à Barcelone ainsi que des axes névralgiques de la métropole catalane, a indiqué le service de gestion du trafic de la région, alors qu'un Conseil des ministres se tient en milieu de matinée à Barcelone, sous haute protection policière. Certaines routes ont rouvert, depuis.

    En bas de la célèbre avenue des Ramblas, à Barcelone, la police régionale des Mossos d'Esquadra a chargé en matinée un groupe de manifestants radicaux, qui tentait de franchir le cordon policier installé à plusieurs centaines de mètres du lieu où se tient la réunion du gouvernement. Les manifestants ont lancé des barrières sur les forces de l'ordre, relate l'Agence France-Presse.

    Selon les Mossos, un manifestant a été par ailleurs arrêté en marge d'un autre cortège, en possession de « matériel pouvant être utilisé pour faire un objet incendiaire ou explosif ». « Soyons ingouvernables », « faisons tomber le régime », plaident plusieurs organisations indépendantistes catalanes, qui appellent à empêcher la réunion gouvernementale délocalisée en Catalogne. Une vingtaine d'organisations séparatistes, dont l'ANC et les CDR, ont convoqué une grande manifestation à 18h dans le centre de Barcelone.

    Après que plusieurs rassemblements dans la région eurent dégénéré ces derniers mois en affrontements avec la police, le gouvernement séparatiste régional avait multiplié les appels au calme. "Le gouvernement a toujours été très clair et appelé à la non-violence, au pacifisme, au civisme", a affirmé jeudi la porte-parole de l'exécutif régional, Elsa Artadi.

    Le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, et le président de la Généralité catalane, Quim Torra, le 20 décembre 2018. REUTERS/Albert Gea

    Politique de la main tendue

    La politique de la main tendue, c'est bien la stratégie mise en place par le président du gouvernement espagnol vis-à-vis des séparatistes catalans, rapporte notre correspondant à Madrid, François Musseau. Dialoguer, négocier, trouver des accords, c'est l'intention de Pedro Sánchez qui gouverne depuis quelques mois sous la menace d'une tentative de sécession unilatérale de la part du pouvoir régional en Catalogne.

    Du côté du gouvernement central, on essaie de contenter l'adversaire, par exemple en promettant 85 millions d'euros pour moderniser les routes catalanes. On parle aussi d'améliorer les infrastructures ferroviaires et portuaires. Du côté de l'exécutif catalan, on a quelque peu atténué les appels à un divorce ; quatre des leaders séparatistes en prison ont cessé leur grève de la faim.

    Pedro Sanchez a rencontré jeudi soir Quim Torra, président indépendaniste de la Catalogne et à l'issue de cette rencontre un communiqué affirmant la volonté commune d'un « dialogue effectif » a été publié.

    Chacun fait donc des gestes d'apaisement. Pour Pedro Sánchez, c'est d'autant plus important que sans l'appui des indépendantistes catalans au Parlement, il ne pourra pas boucler son budget annuel. Et s'il n'y parvient pas, alors il sera condamné à convoquer des élections anticipées pour le printemps. Pour le chef du gouvernement, s'entendre avec les séparatistes est donc directement lié à sa survie politique.

    → À relire : Un an après le référendum, les Catalans toujours divisés

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