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    Europe

    A Athènes, AlexisTsipras et Angela Merkel évoquent la crise des réfugiés

    media Le Premier ministre grec Alexis Tsipras reçoit la chancelière allemande Angela Merkel, le 10 janvier 2019, à Athènes. REUTERS/Alkis Konstantinidis

    Alors que la fin du mandat d’Alexis Tsipras en Grèce approche, pour la première fois, Angela Merkel lui a rendu visite en Grèce. La chancelière allemande a salué la fin des mémorandums, ainsi que les négociations en faveur du nouveau nom de l’Ancienne République yougoslave de Macédoine (Arym). Les deux chefs de gouvernement ont également discuté immigration, un sujet qui reste au cœur des désaccords en Europe.

    Avec notre correspondante à Athènes, Charlotte Stiévenard

    Alexis Tsipras a accueilli la chancelière allemande par une bise, au pied du palais Maximou à Athènes, la résidence du Premier ministre. Après deux heures de discussions en privé, ils sont revenus publiquement sur la crise des réfugiés. Pour Angela Merkel, il reste beaucoup à faire : « L’accord Union européenne-Turquie a montré son succès, mais cela ne fonctionne pas suffisamment. Nous en avons parlé aujourd’hui, notamment en ce qui concerne le renvoi des réfugiés arrivés en Grèce. »

    Un accord qui ne fonctionne pas

    Cet accord prévoyait le renvoi de réfugiés syriens en Turquie, mais en pratique, il ne fonctionne pas. Les réfugiés s’entassent dans des camps parfois insalubres sur les îles grecques de l’est de la mer Egée.

    Alors que les négociations sur le système dit de Dublin, le système de répartition des demandeurs d’asile en Europe sont à l’arrêt, Alexis Tsipras a pointé le doigt vers les pays qui bloquent : « Il y a des pays qui estiment que le principe de solidarité est à la carte. Il existe quand il s’agit d’aide économique par le biais des fonds de cohésion, mais quand il s’agit d’un thème utile comme la crise des réfugiés, ce principe n’existe plus. »

    Référence au « groupe de Visegrad »

    C'est une référence au « groupe de Visegrad », la Hongrie, la Pologne, la République tchèque et la Slovaquie qui continuent de refuser d’accueillir des réfugiés.

    Des manifestants protestent contre la visite d'Angela Merkel à Athènes, le 10 janvier 2019. REUTERS/Alkis Konstantinidis
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