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    Europe

    Cesare Battisti de retour en Italie après 38 ans de cavale

    media L'arrivée de Cesare Battisti à l'aéroport de Rome-Fiumicino, ce 14 janvier 2019. REUTERS/Max Rossi

    L’ancien activiste du groupe des Prolétaires armés pour le communisme Cesare Battisti, 64 ans, parti de Bolivie, arrive en Italie ce lundi, sans passer par le Brésil, en vertu d’une expulsion directe pour entrée illégale en Bolivie décidée par les autorités de ce pays.

    Avec notre correspondante à Rome, Anne Le Nir

    L’avion de l’Etat italien, dépêché par le gouvernement à Santa Cruz de la Sierra pour le rapatriement de Cesare Battisti, vient d'arriver à Rome, ce 14 janvier à la mi-journée, a indiqué l'AFP. Cette arrivée avait été préalablement annoncée sur sa page Facebook par le ministre de l’Intérieur. L'avion a atterri à 11h36 (heure locale) à l'aéroport romain de Fiumicino, où l'attendaient les ministres de l'Intérieur, Matteo Salvini, et de la Justice, Alfonso Bonafede, sous les objectifs d'une centaine de journalistes.

    Sur son compte Twitter, le ministre se dit aussi « fier et ému » de ce retour.

    Evidemment, le mot « accueillir » est ironique, car l’ancien militant d’extrême gauche, qui foulera le sol italien pour la première fois depuis qu’il s’est échappé d’un établissement pénitentiaire il y a 38 ans, sera immédiatement conduit vers la prison romaine de Rebibbia.

    Aucune compassion

    Le ministre de la Justice assure que Cesare Battisti, condamné par contumace à la réclusion à perpétuité pour « homicide et complicité de meurtres de quatre personnes » en 1993, purgera toute sa peine. Et Matteo Salvini, fidèle à son langage fleuri, a déclaré que cet assassin devra « pourrir en prison jusqu’à la fin de ses jours ».

    Aucune compassion donc, et les titres en Une des journaux le confirment. Ils sont farcis de mots comme « délinquant », « assassin », « terroriste ».

    En fait, ce jugement très dur et sans distinction de couleur politique est aussi lié, comme le souligne le quotidien La Stampa au comportement de Cesare Battisti : « un killer jamais repenti qui s’est transformé en héros persécuté alors que les familles des victimes attendaient justice depuis plusieurs décennies ».

    Il y a des dizaines de policiers en armes sur le tarmac pour la sortie d'avion de Cesare Battisti que l'on voit vêtu d'une veste marron clair, avec barbe et moustache rousses, souriant de manière sarcastique, le regard plutôt hautain et se tenant bien droit. Comme prévu le ministre de l'Intérieur et chef de la Ligue Matteo Salvini est venu l'accueillir. Mais pas de séquence photo avec poignée de mains...

    L'arrivée de Cesare Battisti en Italie racontée par la correspondante de RFI à Rome 14/01/2019 - par Anne Le Nir Écouter

     ■ Battisti ne passe pas par la case Brésil

    Avec notre correspondant à Sao Paulo, Martin Bernard

    Dès l’annonce de l’arrestation de Cesare Battisti en Bolivie, Jair Bolsonaro a réuni une cellule de crise au palais présidentiel à Brasilia. En présence de son bras droit, le général Heleno, et des ministres de la Justice et des Affaires étrangères, la décision est prise rapidement : le Brésil va envoyer un avion à Santa Cruz de la Sierra et ramener Cesare Battisti avant qu’il ne soit expulsé vers l’Italie.

    L’Italien s’était réfugié au Brésil pendant 15 ans, avant de devenir indésirable et de partir pour la Bolivie. Jair Bolsonaro, qui a pris ses fonctions il y a 15 jours, affirme que le Brésil ne sera plus le « refuge de marginaux ou de bandits travestis en prisonniers politiques ».

    Auparavant, son fils Eduardo Bolsonaro, député et à la fois conseiller informel pour les Affaires étrangères, s’était réjoui en clamant : « Ciao Battisti ».

    Mais les autorités italiennes avaient déjà pris les devants et envoyé leur propre avion pour aller chercher Cesare Battisti en Bolivie, et être sûres que cette fois-ci, il ne leur échappera pas.

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