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    Europe

    La Grèce reconnaît le nom de Macédoine du Nord

    media Le Premier ministre grec Alexis Tsipras applaudit après le vote sur l'Accord de Prespa, changeant le nom de Macédoine à République de Macédoine du Nord, au Parlement grec à Athènes, le 25 janvier 2018. ANGELOS TZORTZINIS / AFP

    L’ancienne République yougoslave de Macédoine s’appellera désormais Macédoine du Nord, pour les Grecs aussi. Le Parlement grec vient d’entériner à 153 voix sur 300 l’accord de Prespes signé en juin 2018. Après près de 30 ans de disputes, ce vote devrait permettre de normaliser les relations avec ce pays, créé lors de la chute de la Yougoslavie, mais les débats, qui ont duré trois jours, ont été houleux.

    Avec notre correspondante à Athènes, Charlotte Stiévenard

    Pendant les débats, le chef de l’opposition, Kyriakos Mitsotakis, a réaffirmé son opposition à l’utilisation du terme Macédoine pour qualifier le pays voisin. Le leader du parti conservateur de la Nouvelle Démocratie a sous-entendu que s’il était élu, il continuerait la même stratégie appliquée par la Grèce jusqu’ici : « La Grèce pourrait à tout moment mettre son veto à l’intégration des Skopiotes dans l’Union européenne et ce droit, je refuse de le bannir. »

    Depuis 28 ans, les Grecs refusent de parler de Macédoniens : les habitants de la région grecque préfèrent Skopiotes, du nom de la capitale Skopje. Ce qui est en jeu avec la ratification de l’accord sur le nom de ce pays, c’est la fin du veto grec à son entrée dans l’UE et dans l’OTAN.

    Pour George Prevelakis, professeur de géopolitique à l'université de la Sorbonne, la page n’est pas entièrement tournée, car «la question de la Macédoine est un carrefour de toutes les contradictions balkaniques» 25/01/2019 - par Béatrice Leveillé Écouter

    Pour Alexis Tsipras, c’est une avancée : « La vérité, c’est que l'inertie, la maladresse et la procrastination qui étaient devenues une doctrine de politique étrangère pendant des années avaient entraîné - et continuaient d’entraîner - des défaites diplomatiques permanentes et durables du côté grec. »

    Il a rappelé que près de 130 pays dans le monde reconnaissaient déjà le nom constitutionnel de ce pays, qui s’appellera désormais Macédoine du Nord.

    Pour George Prevelakis, professeur de géopolitique à l'université de la Sorbonne, M. Tsipras a gagné son pari, mais seulement en partie 25/01/2019 - par Béatrice Leveillé Écouter

    Au lendemain du vote, la presse grecque est divisée, ce samedi 26 janvier 2019. D’une part, des journaux comme Eleftheros Typos, nettement opposé à l’accord de Prespes. Ce quotidien libéral aux accents souvent populistes titre « Ils ont blessé la Macédoine », sous-entendu la région grecque qui refuse que le pays voisin utilise son nom.

    Le quotidien communiste Rizospatis, lui, fait référence en Une aux conséquences de la ratification de l’accord sur le nouveau nom de l’Ancienne République yougoslave de Macédoine. Il estime que « le peuple et le KKE », le Parti communiste, « sont opposés aux plans de l’Otan et de l’UE servis par Syriza et les autres partis ».

    La Grèce, en acceptant le nom de Macédoine du nord, devrait lever, effectivement, son veto à l’entrée de ce pays dans l’Organisation du traité l’Atlantique nord. Elle devrait également permettre le début des négociations pour son accession à l’Union européenne. Le quotidien proche du parti au pouvoir Syriza, I Avgi, voit là une « décision historique du Parlement, une nouvelle page qui se tourne pour les Balkans ». En Une, il titre « 153 oui pour l’amitié, la paix et la coopération ».

    Enfin, le quotidien de gauche, Le journal des rédacteurs, cite le Premier ministre grec Alexis Tsipras qui explique qu'il « n’y a pas de vainqueurs ni de perdants ». Il affirme aux Grecs que bientôt, ils verront les avantages pour leur pays.

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