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    Europe

    [Reportage] Brexit: les Irlandais déçus et plutôt pessimistes pour le «backstop»

    media Le 26 janvier 2019, des manifestants détruisaient un mur factice sur la frontière entre l’Irlande du Nord et la République d’Irlande, près de Newri. Paul FAITH / AFP

    L’Irlande s'en tient à sa position sur le Brexit : pas de renégociation possible de l'accord de divorce et encore moins de suppression du « backstop » (« filet de sécurité »). Cette disposition légale doit permettre, en dernier recours et faute d'une meilleure option, le maintien de la libre circulation sur l'ensemble de l'île. Le Premier ministre irlandais a redit mercredi soir à Theresa May que c'était la seule solution actuellement disponible et viable pour honorer cet engagement à ne pas réinstaller de frontière entre la République d'Irlande et l'Irlande du Nord britannique. Mais au vu de l'impasse dans laquelle se trouve le Brexit, les Irlandais sont eux plutôt pessimistes. Reportage.

    Avec notre correspondant à Dublin,  Julien Lagache

    « J'ai peur qu'à terme on nous abandonne en rase campagne. Je n'ai pas vraiment confiance en nos partenaires, la France et l'Allemagne, qui pourraient aussi décider ce qui les arrange. »

    A deux mois seulement de la date officielle du Brexit, Mary O'Doherty craint une érosion de la solidarité européenne envers l'Irlande. Pour cette retraitée dublinoise, le gouvernement a raison de rester ferme sur le « backstop » que Londres avait accepté..

    Son amie Deirdre Early acquiesce : « C'est assez décevant que Theresa May cède devant son propre Parlement et semble aussi renier ses propres engagements », dit-elle.

    Pourtant, cette volte-face britannique n'est pas surprenante, selon Eddie Smith. Cet ingénieur informatique juge néanmoins que face aux réalités économiques d'un Brexit dur, il faudra céder du terrain. « Je n'ai pas de problème à envisager un " backstop " avec une date d'expiration tant qu'elle est raisonnable. C'est la rendre indéfinie qui donne des arguments aux opposants de l'accord. Et puis une date butoir peut être assez lointaine aussi », dit-il.

    Mais le quadragénaire n'est pas très optimiste et en l'état il mise davantage sur un divorce brutal et sans accord à la fin mars.


    ► « Le temps de la négociation est terminé »

    Le vice-Premier ministre et chef de la diplomatie irlandaise, Simon Coveney, donnait un discours ce mercredi. L'occasion de revenir sur l'actualité du Brexit et de faire part de la déception de Dublin après le vote britannique de mardi pour appeler à renégocier la clause du divorce censée prévenir tout retour d'une frontière entre les deux Irlandes. Simon Coveney prévient : il est trop tard pour ça et Dublinne transigera pas sur la garantie qu'il n'y aura aucune frontière, symbole des violences nord-irlandaises du passé.

    « Nous n'avons tout simplement plus de marge de manœuvre. L'accord de retrait ne peut être renégocié. Nous sommes dans le temps de la ratification, celui de la négociation est terminé. Il est donc d'une importance cruciale que les politiques à Westminster entendent le souhait exprimé par la majorité de la société nord-irlandaise qui est d'empêcher un retour aux frontières et aux divisions du passé. Ceux qui laisseront cela arriver seront jugés durement par l'histoire à juste titre. Et Dublin ne le permettra pas. Je veux être parfaitement clair là-dessus : il y a des choses plus importantes qu'un partenariat économique, et ceci en est une. C'est pour cela que Dublin est résolu, mais aussi déçu par le vote d'hier parce qu'il marque un virage pris par la Première ministre. Ce qui a un impact ici, mais aussi sans doute en Irlande du Nord où de nombreuses personnes ne se sont pas senties représentées dans les débats de Westminster ces derniers jours. »

    May joue la montre

    Pourquoi le gouvernement britannique demande-t-il de nouvelles négociations sur le filet de sécurité ? Pour Kevin O’Rourke, professeur à l'université d'Oxford, Theresa essaye de gagner du temps.

    « Madame May sait très bien qu’elle ne pourra pas obtenir un nouvel accord. Elle fait ça donc pour le spectacle dans la Chambre des communes pour ne pas être renversée, pour ne pas perdre encore des votes là-bas. Elle ira à Bruxelles solennellement en sachant qu’elle n’obtiendra rien. Le but c’est que cela prendra du temps, ça prendra deux semaines. On sera donc encore un peu plus près du précipice. Elle pourrait peut-être espérer que dans ce cas, il y aura certains qui ont voté contre l’accord il y a deux semaines qui vont voter pour. »

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