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    Europe

    Italie: pour le procureur de Catane, le «Sea Watch III» n'a commis aucun délit

    media Le «Sea Watch III» dans le port de Catane, le 31 janvier 2019. REUTERS/Antonio Parrinello

    Le parquet de Catane, le port sicilien où est bloqué le navire humanitaire Sea Watch III, a estimé ce samedi 2 février que l'ONG n'avait commis aucun délit en sauvant 47 migrants aux large des côtes libyennes et en les débarquant en Italie. Contrairement à ce qu'a affirmé le ministre de l'Intérieur Matteo Salvini.

    Le procureur de Catane, Carmelo Zuccaro l'affirme : l'enquête menée par la police et les gardes-côtes italiens « n'a pas permis d'établir des éléments de responsabilité pénale dans le comportement des responsables du Sea Watch III ». Après avoir analysé le comportement de l'équipage du navire depuis le sauvetage des 47 migrants le 19 janvier jusqu'au débarquement jeudi à Catane, le magistrat conclut que chacune de ses décisions était « justifiée ».

    Le parquet a cependant ouvert une enquête contre X pour aide à l'immigration clandestine. Mais celle-ci vise surtout les réseaux de passeurs, comme à chaque arrivée de migrants.

    Le parquet de Catane rejoint dans ses conclusions celui de Syracuse, ville sicilienne en face de laquelle le Sea Watch a mouillé plusieurs jours. Lui aussi avait conclu que la conduite de l'ONG dans cette affaire n'était pas répréhensible.

    Le Sea Watch III reste cependant bloqué à Catane en raison d'« une série de non conformités concernant aussi bien la sécurité de la navigation que le respect des règles en matière de protection de l'environnement », ont indiqué vendredi les gardes-côtes italiens. Tant que ces questions n'auront pas été résolues, le navire ne pourra pas repartir, ont ajouté les gardes-côtes.

    Nouveau coup dur pour Salvini

    Cette position du procureur de Catane constitue un désaveu pour le ministre de l'Intérieur Matteo Salvini. Le patron de la Ligue (extrême droite) avait en effet assuré la semaine dernière disposer d'« éléments concrets » prouvant que l'équipage avait désobéi aux consignes. Et c'est un nouveau coup dur pour l'homme fort du gouvernement italien. La semaine dernière, rappelle notre correspondante à Rome Anne Le Nir, le « tribunal des ministres » de Palerme avait demandé à ce qu'il soit renvoyé devant la justice, dans le cadre de l'affaire des 150 migrants du Diciotti bloqué en août 2018 dans le port de Catane.

    Si le Sénat vote pour la levée de son immunité parlementaire, Salvini sera jugé pour séquestration de personnes et abus de pouvoir. « Dois- je continuer à remplir mes devoirs de ministre ou dois-je demander à tel ou tel tribunal de décider de la politique migratoire ? », a-t-il écrit, furieux, sur Twitter. Il a par ailleurs exhorté le Sénat de rejeter la demande d’ouverture du procès car, dit-il, « j’ai agi dans l’intérêt public ».

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