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    Le chef du gouvernement espagnol Pedro Sanchez poussé vers la sortie

    media Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez, ici le 26 janvier 2019 à Madrid. REUTERS/Javier Barbancho

    Après le rejet du budget du gouvernement socialiste ce mercredi 13 février par l’Assemblée, le chef du gouvernement espagnol Pedro Sanchez se voit poussé à quitter le pouvoir. Il annoncera vendredi la date des législatives anticipées, qui se tiendront sans doute fin mars.

    Depuis la rupture des discussions entre les séparatistes catalans et le gouvernement vendredi 8 février, Pedro Sanchez savait que les heures de son équipe étaient comptées. Les partis nationalistes avaient posé l’organisation d’un référendum d’autodétermination comme condition à leur soutien au budget.

    Le chef du gouvernement s'était certes montré ouvert au dialogue, mais l'option du référendum était exclue. D'autant que le climat était de plus en plus tendu. « Il gouvernait un peu en équilibriste depuis juin 2018, avec 84 députés sur 350. C'était à chaque fois, à chaque vote, à chaque comparution devant le Parlement une sorte de quitte ou double fondé sur le pari que la politique de la raison, notamment sur la gestion du conflit catalan, finirait par s'imposer », analyse Jean-Jacques Kourliandsky, chercheur associé à l'Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS).

    L'irruption de l’extrême droite sur la scène politique lors des élections régionales en Andalousie a fait monter la pression. Pedro Sanchez a été accusé de haute trahison parce qu’il acceptait le débat avec les nationalistes catalans. Et l'ouverture du procès des séparatistes cette semaine a achevé de radicaliser les positions.

    Tous les Catalans ne sont pas sur la même ligne. Ecoutez le point de vue d'Ernest Urstasun est eurodéputé, membre du parti Catalunya en Comú 14/02/2019 - par Anissa El Jabri Écouter

    Pour Ernest Urstasun, eurodéputé et membre du parti Catalunya en Comú d'Ada Colau la maire de Barcelone, la stratégie adoptée par les indépendantistes catalans au Congrès est dangereuse: « précipiter le changement politique (en refusant de voter le budget NDLR) est une très, très grave erreur... la solution au problème catalan ne peut venir que du dialogue politique. Et ce dialogue politique ne peut se faire entre la Catalogne et l’Espagne, que s’il n’y a pas de progressistes au gouvernement. Un gouvernement de droite avec l’extrême-droite en Espagne, cela va bloquer complètement une possibilité de solution pour la Catalogne ».

    La droite se félicite

    A l'issue du vote sur le budget, les députés de droite se sont chaleureusement félicités. Les sondages indiquent que le Parti populaire et Ciudadanos pourraient être en mesure de former un gouvernement avec l'appui de Vox à l'issue des législatives anticipées. Ce qui serait une répétition de ce qui s'est passé en Andalousie en décembre, lorsque la droite a fait tomber les socialistes dans leur bastion historique. Un scénario insolite. « Depuis la transition démocratique, il n'y a jamais eu de gouvernement associant l'extrême droite », rappelle Jean-Jacques Kourliandsky, chercheur à l'IRIS.

    Certes les socialistes sont donnés en tête des intentions de vote, mais la marge de manœuvre de Pedro Sanchez est quasi inexistante. Il tentera, sans doute, de convoquer les élections le plus rapidement possible pour éviter que Ciudadanos ne grignote sur le centre gauche. En tout cas aucune formation n'est aujourd'hui en mesure d'obtenir seule une majorité.

    La question catalane, qui exacerbe les tensions, sera encore plus au coeur des débats politiques alors que les scrutins à venir sont nombreux. Outre des législatives, des élections municipales, régionales et européennes se tiennent le 26 mai.

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