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    Europe

    Espagne: Pedro Sanchez annonce des législatives anticipées pour le 28 avril

    media Le chef du gouvernement espagnol a annoncé, comme prévu, des élections législatives anticipées pour le 28 avril prochain lors d'une conférence de presse, vendredi 15 février 2019. REUTERS/Juan Medina

    Le chef du gouvernement espagnol Pedro Sanchez a convoqué ce vendredi matin des élections législatives anticipées pour le 28 avril, après le rejet de son budget sur fond de crise persistante en Catalogne.

    À la tête du gouvernement le plus minoritaire de l'histoire espagnole, le socialiste Pedro Sanchez n'a pas réussi à maintenir la fragile majorité formée par le PSOE, la gauche radicale de Podemos, les indépendantistes catalans et les nationalistes basques, qui lui avait permis de renverser le 1er juin son prédécesseur conservateur, Mariano Rajoy.

    A l'issue d'un ConseiI des ministres extraordinaire, il a annoncé ce vendredi matin l'organisation d'élections législatives anticipées le 28 avril prochain, après le rejet mercredi de son projet de budget sur fond de crise en Catalogne et de procès de douze leaders indépendantistes catalans. Il s'agira des troisièmes législatives en moins de quatre ans, précise l'Agence France-presse.

    L’Espagne n’a pas de temps à perdre, a expliqué Pedro Sanchez. Et entre l’immobilisme d’un gouvernement sans budget et le risque d’un retour aux urnes, le Premier ministre n’a aucune hésitation : il choisit la deuxième option. Pendant 20 minutes, Pedro Sanchez a détaillé ce qui ressemble à une feuille de route électorale : rappel des ennuis judiciaires du précédent gouvernement de droite, défense des acquis de quelques mois d’un pouvoir socialiste légitime, et détail du projet politique, croissance, redistribution, cohésion sociale et cohésion territoriale. Un point crucial pour la campagne puisque c'est la crise catalane qui a conduit à ces élections anticipées.

    Le budget n'a pas été soutenu par les indépendantistes catalans parce que les socialistes refusent l'organisation d'un référendum d'autodétermination. Et c'est l'un des paris que fait Pedro Sanchez en choisissant la date du 28 avril : capitaliser sur l'échec des négociations en coupant l'herbe sous le pied de la droite qui l'accuse de complaisance envers les séparatistes.

    Mais le pari est très risqué. Beaucoup de cadres socialistes redoutent une répétition du scénario des régionales d’Andalousie. Les sondages indiquent en effet qu'une alliance de la droite et de l’extrême droite serait également majoritaire au niveau national.

    L’Espagne doit continuer à aller de l'avant, elle doit continuer à progresser dans la tolérance et le respect de chacun, en agissant avec modération et bon sens, et en rejetant la politique de la confrontation. Nous devons poursuivre la croissance, poursuivre la création d'emploi, la redistribution des richesses et nous devons consolider et élargir les droits et les libertés acquis au cours de ces 40 dernières années. Nous devons renforcer la cohésion sociale et la cohésion territoriale qui sont les seuls garants de l’unité de l’Espagne, qu'il nous faut préserver. C’est pour cette raison que je vous annonce que dans l’exercice de mon mandat de président du gouvernement d’Espagne, et après délibération avec le Conseil des ministres, j'ai proposé la dissolution du Parlement et la convocation d'élections législatives le 28 avril.

    Pedro Sanchez, Premier ministre espagnol 15/02/2019 - par RFI Écouter

    Les machines électorales de chaque parti sont déjà en marche.

    >

    > Les dirigeants socialistes le reconnaissent, les leaders des partis de

    > l’opposition ne cessent de l’affirmer : l’annonce de ce scrutin

    > général anticipé était plus que nécessaire, elle était obligatoire.

    > Mais, en même temps, elle génère une grande inquiétude. Que se

    > passera-t-il au terme de la législature de Pedro Sanchez, la plus

    > courte en 40 ans de démocratie ? Que va-t-il se passer, sur le plan

    > économique, avec des mesures sociales déjà prises mais dont on ne sait

    > pas comment elles vont être financées. Et, sur le plan politique, tout

    > risque de changer. En effet, depuis ces derniers mois, les vents sont

    > favorables aux partis de droite, et tout particulièrement en faveur du

    > parti d’extrême droite Vox. Les instituts de sondages disent que une

    > possible coalition des trois formations de droite gagnerait le

    > scrutin. Un peu comme cela s’est produit en décembre à l’issue de

    > législatives en Andalousie où une alliance entre droite modérée et

    > extrême droite a permis d’accéder au pouvoir avec un quart de siècle

    > d’hégémonie socialiste. Pour l’heure, les analystes disent que Pedro

    > Sanchez devrait perdre le pouvoir au profit de cette éventuelle

    > coalition. De l’avis général, cette perspective devrait accentuer

    > encore davantage le conflit entre le pouvoir central et les

    > séparatistes catalans au pouvoir régional

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