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    Europe

    Hongrie: le PPE divisé après les offensives d’Orban contre Juncker

    media Le Premier ministre hongrois Viktor Orban au Parlement européen en septembre 2018. REUTERS/Vincent Kessler

    À trois mois des élections au Parlement européen, prévues entre le 23 et le 26 mai 2019, la droite du continent et son chef de file Manfred Weber sont fragilisés par la campagne du populiste hongrois Viktor Orban contre le président de la Commission, Jean-Claude Juncker.

    Dans les rues de Budapest, on pouvait voir ce mercredi 20 février des affiches montrant le visage de Jean-Claude Juncker ricanant et soutenant l'immigration. Dénonçant de « fausses informations » à propos de la politique de l'Union européenne, le porte-parole de la Commission Margaritis Schinas a déploré cette campagne du gouvernement hongrois qui, selon lui, « dépasse l'entendement ». L’homme fort de Budapest continue de multiplier les provocations face à une droite européenne embarrassée qui affiche sa fragilité.

    Le PPE premier parti du Parlement européen, un statut en suspens

    L’automne dernier, le Parti populaire européen (PPE) souhaitait pourtant voir Viktor Orban faire profil bas pendant les européennes. Les élus de la droite européenne semblaient lassés d’afficher leurs divisions à propos du Premier ministre hongrois. Inquiets, aussi, devant le casse-tête qui se profilait déjà - lequel a été confirmé par les premières enquêtes d’opinion.

    Lors des élections européennes en mai prochain, le statut de premier parti du Parlement européen du PPE pourrait ne tenir qu’à un fil. Ou plus exactement, aux sièges obtenus par Viktor Orban. L’exclure signifierait donc perdre en influence, estiment certains cadres du parti, voire se jeter dans les bras de l’extrême droite. D’ailleurs, les nationalistes en rêvent, et font depuis des semaines la cour au Premier ministre hongrois.

    D’un autre côté, ne pas l’exclure reviendrait à jeter aux orties les valeurs démocratiques de la droite, répondent d’autres cadres du parti. Et entamer un peu plus la crédibilité du PPE. Pour conserver le pouvoir en juin prochain, la droite européenne aura besoin de bâtir une coalition avec d’autres partis.

    ►À relire : Le Parti populaire européen se penche sur le cas Orban

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