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    Europe

    Air France-KLM: entrée surprise de l'Etat néerlandais au capital de la compagnie

    media Un avion aux couleurs de la compagnie KLM vole au-dessus d'un avion d'Air France à l’aéroport Schipol à Amsterdam, le 1er janvier 2003. AFP FILES / AFP

    Le gouvernement français est en colère après l'annonce surprise, mardi 26 février, d'une entrée de l'Etat néerlandais au capital d’Air-France-KLM. Une prise de participation à hauteur de 12,68% dont l’Etat français n’était pas informé.

    Bruno Le Maire est resté mesuré mardi 26 février au soir et ce mercredi matin. Le ministre français de l'Economie s'est contenté de prendre acte de l'opération et du fait que ni lui ni le conseil d'administration n'avaient été mis au courant. Nénamoins, une source à Bercy qualifie l'initiative néerlandaise « d'inamicale, de surprenante et de contestable ».

    La méthode rappellerait celle « d'un trader plutôt que d'un Etat actionnaire », dénonce cette même source. Le ton est donné avant une rencontre entre Bruno Le Maire et son homologue néerlandais en fin de semaine.

    Une rencontre pour une discussion « franche et amicale sur la montée au capital », a évoqué le porte-parole du gouvernement français Benjamin Griveaux. De son côté, le président français Emmanuel Macron a demandé à La Haye de « clarifier ses intentions ».

    L'action de la compagnie chute en Bourse

    Cette entrée au capital a surpris tout le gouvernement, les syndicats et même les marchés. L'action de la compagnie aérienne est en chute de 8% alors que le titre, particulièrement volatile depuis le début de l'année, avait gagné 15% en l'espace d'un mois.  

    D'ailleurs, toujours selon une source au ministère de l'Economie, le gouvernement français va demander à l'Autorité des marchés financiers d'enquêter sur les mouvements en Bourse de l'action.

    En tout cas, le gouvernement néerlandais n'a pas mis 680 millions d'euros sur la table pour investir mais bien pour protéger ses intérêts économiques. Et il ne compte pas s'arrêter là. La Haye veut égaler à terme les 14% de participations de l'Etat français.

    Pour l'instant, Paris devrait continuer à peser par le biais de droits de votes double. L'Etat dispose de 23% de droits de vote. Reste à savoir à quel niveau l'Etat néerlandais aura voie au chapitre ? Selon la presse locale, il va demander à être représenté au conseil d'administration.

    Zones de turbulences

    Ces dernières semaines la compagnie a traversé une période de troubles. L'avenir du patron de KLM, Pieter Elbers, a été un sujet de tensions. Un temps menacé, le Néerlandais sera finalement reconduit dans ses fonctions. Mais, la presse néerlandaise considère toujours qu'il est dans une situation difficile étant donné la volonté de Ben Smith, le directeur général du groupe, de rapprocher le fonctionnement des deux entités.

    Les Pay-Bas ont également exprimé leur mécontentement concernant les grèves à Air France, qui suscitent l'inquiétude sur la stabilité de la compagnie française. Inquiétude aussi et surtout sur l'avenir par ricochet de l'aéroport Amsterdam-Schiphol, lié aux activités de KLM, le troisième aéroport européen est un site clé pour le développement économique des Pays-Bas.

    Le gouvernement néerlandais a tout à fait le droit d’acheter des actions Air France-KLM sur le marché, donc il n’y a rien d’hostile là-dedans. Il y a manifestement la volonté de rééquilibrage parce que le gouvernement français considère un peu que Air France lui appartient. Alors que ce n’est pas le cas. La France oublie souvent que Air France, c’est aussi KLM.

    Jacques Delpla

    économiste à la fondation Astérion

    27/02/2019 - par Agnieszka Kumor Écouter

    Changement de stratégie

    Mais au-delà de la situation particulière de la compagnie aérienne, pour Ludovic Subran, chef économiste chez Euler-Hermes, cette situation est révélatrice d'une évolution politique en Europe. « Il y a un changement de paradigme de la part des Etats dans la gestion des infrastructures publiques et de transport en particulier. Le modèle dérèglementé à l’anglo-saxonne semble dépassé et les Etats veulent avoir la mainmise sur une partie de leurs infrastructures ou du moins veulent être investisseurs actifs dans les infrastructures critiques de leur pays. »

    « La décision de l’Etat néerlandais s’inscrit dans une décision plus large des pays du nord de l’Europe sur la gestion public/privé dans des champs de l’économie qui sont importants, explique Ludovic Subran. Là on voit que dans une Europe qui a moins confiance, les pays du nord de l’Europe commencent à intervenir directement dans les affaires privées. Ce n’est pas bon signe parce que ça veut dire que la règle du jeu qui s’applique à tous est moins nette qu’avant avec des Etats qui deviennent co-actionnaires des sociétés privées dans une série de secteurs et d’entreprises. »

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