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    Europe

    La lettre aux citoyens européens d'Emmanuel Macron fait réagir en Europe

    media Montage du président Macron lors d'un déplacement à Aachen, en Allemagne, en mai 2018. Ludovic MARIN / AFP

    Depuis qu'elle a été rendue publique mardi 5 mars 2019 en soirée, la tribune du président français au sujet des élections européennes de mai 2019 suscite des réactions au sein de l'UE. Emmanuel Macron, qui se voit comme le principal adversaire des nationalistes européens, est parvenu à se mettre au centre du débat.

    Le parti d'Emmanuel Macron et ses alliés n'ont toujours pas désigné la personnalité qui conduira leur liste nationale pour les élections européennes, mais la publication d'une tribune adressée « aux citoyens européens », lundi 4 mars, marque le début de l'offensive du numéro un français en vue du 26 mai.

    Sur la forme, les milieux européens saluens largement la volonté d'Emmanuel Macron de vouloir donner un cap mobilisateur à toute future reconstruction institutionnelle de l’Union européenne, et cela, de façon tout à fait inédite, en s’adressant directement aux citoyens des vingt-huit pays de l’UE.

    Le président de la Commission européenne salue ce mardi « la contribution importante au débat européen » du président français, et « son engagement ferme pour identifier et répondre aux enjeux européens », selon les mots du porte-parole de Jean-Claude Juncker rapportés par l'Agence France-Presse.

    « Plusieurs éléments » repris à son compte par Emmanuel Macron dans sa tribune existent déjà, ont « déjà été proposés » ou « sont en train d'être mis en œuvre » par la Commission européenne, note au passage le porte-parole du président Juncker. Notamment le renforcement des gardes-frontières européens.

    Donald Tusk approuve

    Le président du Conseil européen aussi dit soutenir « totalement » cette « façon de penser », cette « liberté première » chère au Français, « la liberté démocratique, celle de choisir nos gouvernants ». Donald Tusk dénonce les « forces extérieures anti-européennes » qui souhaitent influer les élections.

    « Cela a été le cas avec le Brexit et un certain nombre de campagnes électorales en Europe. Et cela pourrait être de nouveau le cas avec les élections européennes en mai », estime M. Tusk, alors qu'Emmanuel Macron veut notamment mettre en place une « agence européenne de protection des démocraties ».

    Mais outre-Rhin également, la classe politique est appelée à réagir aux propos du chef de l'Etat français. Les ministres allemands de la Justice et des Finances, les sociaux-démocrates Katarina Barley et Olaf Scholz, ont notamment salué le plan pour une « renaissance européenne » présenté la veille par M. Macron.

    « Je pense qu'il a raison »

    « Nous, Européens, devons maintenant nous rassembler et rendre l'Europe plus forte, ensemble », écrit sur Twitter Mme Barley, tête de liste du SPD à ce scrutin. Olaf Scholz salue « un signal décisif ». « Je pense qu'il a raison : l'optimisme plutôt que le scepticisme devra déterminer notre manière d'agir. »

    Dans cette déclaration, remise à la presse par email, le ministre allemand ajoute qu'il est important « que nous soyons souverains et forts pour ne pas être mis à l'écart du monde ». Une déclaration en écho aux propos macronien : « A chaque scrutin, des puissances étrangères cherchent à peser sur nos votes. »

    Un déssacord de fond de Merkel

    Mais du côté de la CDU, en deux lignes le porte-parole d'Angela Merkel a douché les ambitions du président français. « Le gouvernement fédéral soutient la discussion sur la construction européenne, écrit-il. Il est important que les forces européennes présentent leur conception à la veille des élections de mai », fin de communiqué.

    En clair, les propositions françaises ne sont aux yeux de la chancelières que le programme électoral d'un président en campagne, rapporte notre correspondante à Berlin Nathalie Versieux. Angela Merkel ajoute la presse, avait été informée de l'initiative, mais ni consultée ni associée à la rédaction du texte. Au delà de l'irritation sur la forme pointe le désaccord sur le fond. Bien des propositions comme une politique d'asile commune sont jugées irréalistes. Sur les autres dossiers, Angela Merkel est opposée à une initiative franco-allemande qui mettrait les autres pays devant le fait accompli.

    ► Lire aussi : La classe politique française réagit à la tribune de Macron

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