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    Europe

    Vote de l'accord de Brexit à Londres: l'avis du procureur général jette un froid

    media La Première ministre Theresa May au Parlement, à Londres, le 12 mars 2019. Reuters TV via REUTERS

    Les députés britanniques sont appelés, ce mardi 12 mars 2019, à se prononcer une seconde fois sur le projet d'accord de Brexit négocié avec l'Union européenne. La veille à Strasbourg, la Première ministre britannique Theresa May et le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker ont annoncé s'être entendus sur certaines mesures, notamment pour éviter le rétablissement d’une frontière « dure » entre l’Ulster et la République d’Irlande, tout en permettant à Londres de quitter l'union douanière d’ici 2020. Mais l'avis rendu par le procureur général jette un froid sur les perspectives de vote.

    Une personnalité importante a livré son analyse au sujet des nouveaux éléments d'accord issus de la discussion entre Theresa May et Jean-Claude Juncker ce mardi 12 mars. A savoir le procureur général Geoffrey Cox. Et ce n’est pas une bonne nouvelle pour Theresa May et pour ses chances de voir son accord de divorce approuvé par les députés. D’ailleurs, quelques minutes après la publication de cet avis, la monnaie britannique, la livre sterling, décrochait brutalement.

    En novembre dernier, ce dernier, conseiller juridique du gouvernement pour le Brexit, avait estimé que le « backstop », une clause de sauvegarde imaginée pour empêcher le retour d’une frontière physique entre les deux Irlande, risquait d’être permanent et que le Royaume-Uni ne pouvait pas s’extirper de ce filet de sécurité de façon unilatérale sans le consentement de l’Union européenne, explique notre correspondante à Londres, Muriel Delcroix.

    Un avis très problématique pour Theresa May

    Selon lui, si les modifications à l’accord annoncées lundi soir par Mme May réduisent le risque que Londres soit indéfiniment - et contre sa volonté - piégée dans le « backstop », en revanche, le risque juridique reste inchangé. Et Jeoffrey Cox d'ajouter que le Royaume-Uni n’aura en effet pas les moyens au regard du droit international de sortir unilatéralement si des divergences insolubles surviennent.

    Pour ce fervent « brexiteur », le risque reste donc le même, celui d’une Grande-Bretagne qui se retrouverait indéfiniment sans solution pour éviter le retour d’une frontière entre les deux Irlandes. L‘avocat dit « non », mais le politique dit « oui », argumentait ce mardi M. Cox devant les parlementaires, cité par notre envoyée spéciale à Londres, Anissa el-Jabri.

    Un avis très problématique pour Theresa May, alors que nombre de députés conservateurs, qu’ils soient « brexiteurs » ou non, ainsi que les députés unionistes nord-irlandais, qui soutiennent son gouvernement au Parlement, conditionnaient leur décision lors du vote de ce soir à cet avis juridique. Et déjà une source proche du Parti unioniste démocrate (DUP) prévient que le parti ne pourra pas soutenir l’accord de divorce dans ces conditions.

    Des changements positifs aux yeux de Varadkar

    On s’achemine donc vers une répétition de ce qu'il s’est passé en janvier : un nouveau fort rejet de l’accord signé avec l’Union européenne. Un ministre a confié au journal Times : « Je suis désespéré. » Commentaire d’une journaliste du même quotidien : « Je n’ai jamais vu la météo et la politique britannique autant en accord. » La météo, ce mardi à Londres, c’est nuages gris, pluie et vent.

    Pour l'heure, le Premier ministre irlandais Leo Varadkar voit dans l'issue des discussions Juncker-May des changements positifs, tandis que les négociations, aux yeux du leader travailliste Jeremy Corbyn, ont échoué.

    Dans le contexte du vote de ce soir à Westminster, l'issue de la rencontre entre Theresa May et Jean-Claude Juncker est positive. Je pense et j'ai bon espoir que le texte de l'accord de retrait sera maintenant approuvé par la Chambre des communes...

    Léo Varadkar, Premier ministre irlandais 12/03/2019 - par Julien Lagache Écouter
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