GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Dimanche 18 Août
Lundi 19 Août
Mardi 20 Août
Mercredi 21 Août
Aujourd'hui
Vendredi 23 Août
Samedi 24 Août
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos
    Europe

    La condamnation d'Assange «disproportionnée» pour des experts de l'ONU

    media L'avocate de Julian Assange, Jennifer Robinson, parle à la presse le jour de la mise en détention de son client, le 11 avril 2019 (photo d'illustration). REUTERS/Hannah McKay

    La condamnation de Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks, à 50 semaines de prison pour violation de ses conditions de liberté provisoire par un tribunal britannique, est « disproportionnée », a estimé vendredi le groupe de travail de l'ONU sur la détention arbitraire.

    Dans un communiqué, le groupe d'experts indépendants, qui sont mandatés par le Conseil des droits de l'homme mais ne s'expriment pas au nom des Nations unies, se dit « profondément préoccupé » par la décision de la justice britannique, estimant qu'il s'agit d'une « peine disproportionnée » qui a été « imposée à M. Assange ».

    En 2012, l'Australien de 47 ans, qui faisait l'objet de poursuites en Suède pour viol - affaires classées depuis - s'était réfugié dans l'ambassade d'Équateur à Londres pour éviter d'être extradé vers la Suède et vers les États-Unis, en raison de la publication de documents secrets américains par WikiLeaks. Après sept ans passés entre les quatre murs de l'ambassade équatorienne, Julian Assange en a été délogé par la police britannique le 11 avril, avec l'autorisation de Quito.

    Une « violation mineure » de sa liberté provisoire

    Il a été condamné à 50 semaines de prison pour violation de ses conditions de liberté provisoire par le tribunal londonien de Southwark. Les experts font valoir qu'il s'agit là d'une « violation mineure » pour laquelle il s'est vu infliger quasiment la peine maximale de douze mois de prison. Ils expliquent également que M. Assange ne fait actuellement pas l'objet de poursuites en Suède, car le « procureur n'a pas porté plainte contre M. Assange en 2017 » et il « a mis fin à l'enquête ».

    Raisonnablement, que faut-il sanctionner ? Est-ce que ce dont on l’accuse aujourd’hui, c’est quelque chose qui mérite une telle peine ? Unanimement, le groupe de travail a estimé que c’était disproportionné. Et c’est comme une sanction déguisée en autre chose ou un jeu pour gagner du temps en attendant qu’on tranche le débat sur son extradition.

    Roland Adjovi

    membre du groupe de travail de l'ONU

    04/05/2019 - par Jelena Tomic Écouter

    Le Groupe de travail se dit en outre « préoccupé par le fait que M. Assange est détenu depuis le 11 avril 2019 à la prison de Belmarsh, une prison de haute sécurité, comme s'il avait été condamné pour une infraction pénale grave ». « Ce traitement semble aller à l'encontre des principes de nécessité et de proportionnalité prévus par les normes relatives aux droits humains », indique-t-il. En 2015, ce même groupe de travail de l'ONU avait publié un premier avis en faveur de M. Assange, estimant qu'il était « détenu arbitrairement par les gouvernements suédois et britannique ».

    (avec AFP)

    ► À relire : WikiLeaks: Julian Assange arrêté à l’ambassade d’Équateur à Londres

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.