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    Reaper: du Sahel au Levant, les drones de l’Amérique arment l’Europe

    media Un drone Reaper sur la base française de Niamey, au Niger. RFI/Olivier Fourt

    Six pays européens ont opté pour ce drone américain. Trois d’entre eux ont déjà décidé de les armer. Une arme devenue incontournable, qui entraîne cependant des dépendances envers les États-Unis.

    Dans la nuit du jeudi 9 au vendredi 10 mai, pendant que les commandos français allaient chercherles otages au Burkina Faso, des drones Reaper français ne cessaient de parcourir le ciel au-dessus de la scène. L’état-major des armées confirme leur rôle incontournable : « Suivi de l’action, renseignement, cohérence d’ensemble… Évidemment qu’il y avait du drone en l’air. » Les mêmes Reaper étaient déjà présents en appui de l’intervention française contre les rebelles tchadiens, en février dernier. En réalité, rares sont les missions dans la région auxquelles ils ne participent pas.

    Ailleurs, au Levant, ce sont ceux des Italiens qui surveillent les jihadistes depuis le Koweït. Dans la même zone, les Britanniques ont utilisé les leurs pour détruire plusieurs dizaines de cibles depuis le début des opérations aériennes.

    Ce drone vient des États-Unis. Au tournant des années 1990 et 2000, son ancêtre, le Predator, s’est progressivement imposé dans les opérations militaires américaines. Si le Predator est le premier à utiliser des bombes et des missiles, l’arrivée du Reaper change la donne en la matière grâce à une capacité d’emport plus importante. Surtout, il va largement s’exporter en Europe.

    En 2006, le général T. Michael Moseley, qui commande l’armée de l’Air américaine, y voyait une évolution des mœurs : « Nous sommes passés d’un usage principal des drones pour le renseignement, la surveillance et la reconnaissance avant l’opération "Iraqi Freedom" à un rôle de chasseur-tueur avec le Reaper. »

    En Europe, l’hésitant passage au drone armé

    Plusieurs pays européens ont rapidement fait le constat de l’utilité de ces drones dans les opérations militaires américaines. Les premiers à sauter le pas sont les Britanniques, observateurs de la première heure de ce qui se faisait de l’autre côté de l’Atlantique. Ils achètent leurs premiers Reaper en 2006 et les déploient en Afghanistan en 2007. Les Italiens suivent en 2008, après avoir commandé quelques Predator, les deux drones servant en unités mixtes de la Libye au Kosovo, en passant par la surveillance de migrants en Méditerranée.

    En France, on hésite longtemps dans l’espoir de voir émerger une technologie européenne. Jean-Yves Le Drian, alors ministre de la Défense, craque en 2013 et commande en urgence opérationnelle des Reaper destinés au Sahel. Quatre drones qui cumulent plus de 23 000 heures de vol, même si l’un d’entre eux s’est crashé au Niger suite à une panne mécanique. Les Espagnols en 2015, les Néerlandais en 2018 et enfin la Belgique cette année ont à leur tour commandé des Reaper.

    Avec leur capacité à voler pendant une quinzaine d’heures sans difficulté, ces drones se sont imposés comme un formidable outil de renseignement. C’est pourtant leur capacité à déployer des bombes et des missiles qui les distinguent. Les Britanniques n’ont pas hésité et ont opté pour cette option dès le départ : ils diffusent régulièrement les images de bombardements de cibles jihadistes en Irak et en Syrie par leurs drones.

    Plus pudiques, les Italiens ont commandé leur armement plus discrètement, à partir de 2015, sans avoir eu l’occasion de s’en servir pour l’instant. Après avoir longtemps rejeté une telle hypothèse, la France aussi a changé d’avis : les premiers Reaper armés doivent opérer au Sahel à la fin de l’année. Les autres continuent de l’assurer : pas question. Un haut responsable espagnol a pourtant lâché dans la presse nationale que le jour où Madrid changerait d’avis, ce ne serait pas compliqué de faire évoluer les engins.

    Des dépendances face au monopole américain

    Lorsqu’on lui pose la question des qualités du Reaper, ce pilote français de Reaper ne tarit pas d’éloges. Mais quand on lui pose celle de l’indépendance, il est plus circonspect : « La maintenance est faite par l’industriel. Mais la vraie contrainte, c’est que pour déployer nos Reaper ailleurs qu’au Sahel, on a besoin d’une autorisation des Américains. » Il confirme à RFI des inquiétudes sur la circulation des données, via des satellites civils, ou encore les doutes soulevés par les parlementaires sur la sécurité du renseignement récolté par des capteurs, électromagnétiques notamment, fabriqués par les Américains.

    Les commandes plus récentes des Britanniques, des Français, des Belges et des Espagnols, dans des standards plus adaptés à l’export devraient réduire la dépendance envers les États-Unis, sans la supprimer. La plupart des utilisateurs du Reaper sont pour la plupart engagés dans le développement d’un concurrent européen. En 2015, l’Italie, l’Allemagne, la France et l’Espagne avaient signé une lettre d’intention pour développer un appareil commun. L’Union européenne devrait financer le projet grâce au dispositif de « Coopération structurée permanente », dans l’espoir d’un engin capable de voler en 2025.

    La question se posera pour celui-ci de l’armer ou non. Les Allemands, notamment, rejettent clairement une telle hypothèse. Mais les Français en sont désormais de farouches défenseurs. Au cabinet de la ministre des Armées, Florence Parly, on assure à RFI à propos de ce débat qu’il est déjà tranché : « Les Allemands feront ce qu'ils veulent, mais nous devons pouvoir armer et exporter librement. » Le marché mondial est estimé à environ 80 milliards d’euros, entre 2017 et 2026.

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