GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Vendredi 12 Juillet
Samedi 13 Juillet
Dimanche 14 Juillet
Lundi 15 Juillet
Aujourd'hui
Mercredi 17 Juillet
Jeudi 18 Juillet
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Europe

    Portraits d'Européens (3/5): un Français à Varsovie

    media C'est grâce à des services volontaire européens que Nicolas Jerzyk a découvert la Pologne et a décidé de s'y installer. Il a fondé une agence de vente et de location immobilière pour expatriés. RFI/Thomas Giraudeau

    Nicolas Jerzyk vit depuis 2010 en Pologne. Originaire de Metz, le jeune homme de 31 ans a découvert le pays lors d’un Service volontaire européen (SVE) dans le sud-ouest de la Pologne. Après un deuxième SVE, réalisé au centre du pays, il décide de s’installer durablement en Pologne. Aujourd’hui, il dirige une plate-forme d’achat et de location immobilière à destination des expatriés, à Varsovie et dans les grandes villes polonaises.

    De notre correspondant à Varsovie,

    Nicolas Jerzyk nous donne rendez-vous dans ses bureaux à 19 heures. Horaire inhabituel et tardif pour la Pologne, où même à Varsovie, la plupart des salariés quittent le travail entre 16 et 18 heures.

    Le jeune Français enchaîne les rendez-vous, les visites d’appartements. Moins de quatre ans après sa création, sa plate-forme d’achat et de location immobilière à destination des expatriés, Rentflatpoland.com, emploie, à temps plein ou en auto-entrepreneur, douze personnes, à Varsovie, Cracovie ou encore Gdansk.

    Pourtant, avant de lancer son entreprise, le jeune homme ne connaissait rien à l’immobilier. Ni à la Pologne quelques années plus tôt.

    « Je voulais partir au soleil, on me parle de la Pologne »

    En 2005, Nicolas Jerzyk obtient son BAC, à Metz, au nord-est de la France. A 18 ans, il veut faire un BTS, une formation en alternance. « J’ai envoyé des CV, j’ai postulé un peu partout », décrit-il. « J’ai passé des entretiens, mais à chaque fois, j’ai été recalé. J’ai finalement pu faire un BTS classique, plus théorique. Mais j’ai décroché au bout d’un an. Les cours ne m’intéressaient pas. »

    Pour gagner sa vie, Nicolas travaille alors dans un fast-food. Postulant en parallèle dans d’autres entreprises, le jeune homme n’obtient que des refus. Se disant qu’il peut avoir plus d’opportunités à l’étranger qu’en France, Nicolas demande conseil à sa mission locale.

    Celle-ci lui parle du Service volontaire européen (SVE). Ce dispositif, financé par la Commission européenne, propose aux jeunes de 17 à 30 ans de faire pendant plusieurs mois du volontariat dans un pays étranger au sein d’une association. « Je voulais partir au soleil, en Espagne ou au Portugal. Et on me parle de Wrocław, en Pologne », ironise Nicolas. « Je ne connaissais rien au pays, mais je me suis dit que je n’avais rien à perdre. J’avais 19 ans, j’étais célibataire. Alors j’ai signé sans savoir ce que j’allais vraiment faire là-bas. »

    Des études de commerce beaucoup moins chères en Pologne

    Nicolas Jerzyk traverse l’Europe en bus, et part encadrer des enfants de personnes addicts à la drogue. « Je faisais du sport avec eux, des maths. J’essayais de leur apprendre quelques mots en français et en anglais », décrit-il. Pendant cinq mois, son expérience est financée par la Commission européenne, qui lui paie son logement, sa nourriture, et des cours de langue.

    « C’est une grande opportunité pour quelqu’un comme moi, résume-t-il. Un jeune français habitant dans une contrée un peu reculée, qui a peu d’accès à des formations. On peut se faire des contacts, apprendre des langues étrangères. C’est une vraie chance. »

    Visiblement, la Pologne lui a plu puisqu’il effectue un second SVE, cette fois-ci à Lodz, la troisième ville du pays, dans une association féministe. « J’étais le seul homme parmi une cinquantaine de femmes. J’étais là pour tenter d’apporter un autre point de vue », explique-t-il.

    Son SVE achevé, il décide de s’installer à Lodz. Les études de commerce, en anglais, y sont beaucoup moins chères : environ 750 euros l’année contre au moins 5 000 euros en France.

    C’est durant son cursus que Nicolas Jerzyk lance son premier projet, Jobpoland.com, une plate-forme d’offre de travail en Pologne pour les étrangers.

    « Quand ils étaient embauchés, les expatriés nous envoyaient des e-mails pour savoir comment trouver un logement sur place. Ici, c’est difficile. Beaucoup de propriétaires n’acceptent pas d’étrangers, ne parlent pas anglais », raconte-t-il. C’est ainsi que naît Rentflatpoland.com, sa plate-forme d’achat et de location immobilière, fondée avec son associé polonais.

    Une chance d’être dans l’espace Schengen

    Si l’Union européenne lui a mis le pied à l’étrier, Nicolas Jerzyk constate aujourd’hui un autre avantage à être citoyen d’un pays de l’UE. Sa société compte des clients européens, mais aussi américains ou asiatiques. Et ces derniers ont beaucoup plus de difficultés que les premiers à s’installer en Pologne.

    « Les Européens ne se rendent pas compte à quel point c’est compliqué de rentrer dans l’espace Schengen quand votre pays n’en fait pas partie. C’est un vrai parcours du combattant. En Pologne, j’ai l’impression qu’il y a beaucoup de refus de visas »,affirme-t-il. « Alors que moi, je peux voyager en Grèce, en Bulgarie, à Barcelone, sans difficulté. Je peux même aller y travailler, sans avoir besoin d’un permis. »

    Mais Nicolas Jerzyk se voit bien passer sa vie en Pologne. Depuis la fenêtre de son bureau, il voit les grues et les chantiers de construction d’immeubles se multiplier à Varsovie, et avec eux, les perspectives de développement de son entreprise.

    Demain, la suite de notre série : Portraits d'Européens (4/5) : un Britannique à Berlin

    ►À Lire aussi :

    À voir aussi : [Vidéos] Élections européennes: alerte aux infox et idées reçues

    Chronologie et chiffres clés
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.