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    Europe

    Portraits d'Européens (5/5): un Espagnol à Paris

    media Carlos Herranz, journaliste espagnol installé à Paris. RFI/Pierre Fesnien

    À 35 ans, Carlos Herranz est ce que l’on pourrait appeler un pur produit de la « génération Erasmus ». Après avoir fait une partie de ses études en Allemagne et vécu à Lyon puis à Bruxelles, ce journaliste espagnol est désormais installé à Paris. À un peu plus d’une semaine des élections européennes, il nous livre sa vision de l’Europe, lui qui se définit avant tout comme Européen.

    Sa première rencontre avec l’Europe, Carlos l’a faite à l’âge de 13 ans. À l’époque, il quitte sa ville natale de Madrid pour un stage d’apprentissage d’anglais au Royaume-Uni. Mais son « histoire » avec le Vieux Continent va réellement commencer lors de vacances d’été que le jeune homme passe à bourlinguer en Europe grâce au pass Interrail, un dispositif mis en place pour permettre aux jeunes de voyager en train dans de nombreux pays à prix réduit.

    « La première chose que j’ai faite quand j’ai eu 18 ans, c’était de faire l’Interrail. Je suis parti deux mois, j’ai découvert toute l’Europe : Paris, Berlin, Amsterdam. J’ai rencontré beaucoup de monde et cela m’a permis d’ouvrir mon esprit, se rappelle Carlos. C’est là que je me suis dit : "Il faut absolument que tu fasses Erasmus" ».

    Dès lors, le jeune Espagnol ne va plus cesser de faire des allers-retours entre l’Espagne et d’autres pays européens. Il commence ses études en Espagne puis les poursuit en Allemagne, à Berlin et Hambourg viale programme Erasmus. Aujourd’hui, à 35 ans, après avoir travaillé à Lyon et Bruxelles, Carlos Herranz est journaliste à Paris, correspondant pour la presse espagnole.

    « Toute ma vie, c’est l’Europe »

    Son parcours européen a profondément marqué son identité. « Toute ma vie, c’est l’Europe, explique le jeune homme. Je parle quatre langues : l’espagnol, l’anglais, l’allemand et le français. En Allemagne, j’habitais avec une Suédoise. En France, mes meilleurs amis sont des Italiens, des Grecs et des Portugais. Ça fait des années que je dis ça mais, même si je suis un Espagnol né en Espagne, pour moi, mon identité, c’est avant tout Européen ».

    Malgré les nombreux détracteurs de l’UE, Carlos croit fermement au projet européen. L’un de ses rêves serait de voir la création des « États-Unis d’Europe », avec moins de souveraineté pour les États membres et plus de pouvoir pour l’Union. Dans le climat actuel, il concède que ce sera compliqué, mais c’est en tout cas pour défendre cette idée qu’il ira voter aux élections européennes le 26 mai prochain.

    « Selon moi, pour sortir de la crise européenne, la solution, c’est encore plus d’Europe, analyse-t-il. Une union avec une armée unique, un seul président et une seule et même voix à l’international. Mais cela ne signifie pas homogénéiser toute l’Europe. On peut tout à fait conserver les particularités et les richesses culturelles de chaque pays ».

    « Trouver de vraies valeurs »

    À un peu plus d’une semaine du scrutin, les nationalistes et les eurosceptiques ont le vent en poupe dans les sondages, ce qui a le don d’irriter Carlos, mais ne le décourage pas. « Les valeurs de l’Europe, ça ne peut pas être uniquement le marché commun et les frontières. Il faut trouver de vraies valeurs, des racines, des piliers, détaille-t-il. Selon moi, il y a deux valeurs pour lesquelles l’Europe devrait vraiment prendre le leadership : l’écologie et le féminisme ».

    « Évidemment que l’on a des différences au niveau de la langue ou de nos façons de vivre, mais partout où je suis allé j’ai ressenti ces racines européennes qui sont beaucoup plus puissantes que nos différences, poursuit Carlos. Partout en Europe, je me sens comme chez moi, parfaitement à ma place. Les gens me disent souvent que c’est parce que je parle la langue. Oui, peut-être que ça aide, mais quand j’ai fait l’Interrail, j’avais déjà ressenti cela. Pour moi, la barrière de la langue, ou de certains aspects culturels, ne sont pas vraiment de vraies barrières ».

    La fin des stéréotypes

    Quand on demande à Carlos ce qu’aurait été sa vie si l’Union européenne n’existait pas, le jeune homme marque un temps d’arrêt : « Je ne sais pas trop, j’ai toujours eu un tempérament aventurier, donc je serai probablement tout de même allé à l’étranger ». Mais, il est toutefois certain d’une chose : « L’Europe nous permet de mieux nous connaître les uns et les autres et de faire tomber les stéréotypes. » Et d'ajouter : « Sans l’UE, on penserait certainement encore que les Espagnols font forcément la fiesta et la siesta et que les Français se promènent tous avec une baguette sous le bras et un béret ».

    « La grande force de l’Europe est de se mélanger, c’est de permettre de lutter contre ces stéréotypes, qui existent toujours, mais beaucoup moins, notamment chez la nouvelle génération. Maintenant, on rigole de cela, mais mes parents n’en rigolaient pas. Ils sont encore marqués par certains stéréotypes, mais bon, mes parents ont 65 ans. Aujourd’hui, ce sont des stéréotypes que les nouvelles générations ne répètent plus. Et ça, c’est grâce à l’Europe », conclut Carlos.

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