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    Europe

    Les élections européennes au cœur des attaques de désinformation

    media Dans la salle d'opérations «war room» d'Avaaz à Bruxelles. RFI/Pierre Benazet

    La campagne des élections américaines de 2016, théâtre de nombreuses tentatives d’ingérence et de multiples fausses nouvelles, fake news ou infox, avait largement inquiété les Européens en vue des élections du Parlement. Les réseaux sociaux donnent raison à ceux qui s’étaient dits préoccupés, car internet fourmille de messages de désinformation. C’est ce qui ressort de plusieurs rapports récents, dont celui publié ce mercredi 22 mai par Avaaz, une ONG qui se décrit comme un réseau de cybermilitants citoyens. Leur rapport pointe des tentatives de désinformation qui ont atteint des centaines de millions d’internautes.

    De notre correspondant à Bruxelles,

    Les cybermilitants d’Avaaz ont surveillé de près Facebook depuis trois mois. Ils ont mené une enquête en profondeur sur les six pays les plus peuplés de l’UE :  Allemagne, France, Royaume-Uni, Italie, Espagne et Pologne qui représentent 70% de la population de l’UE. Il ressort de leur enquête que les pages et messages de désinformation ont été vus plus de cinq cents millions de fois par les utilisateurs de Facebook.

    L’ONG a installé dans un immeuble discret au cœur du quartier européen de Bruxelles une salle d’opération où s’active une trentaine de personnes devant une multitude d’écrans. C’est en quelque sorte une réponse à la salle d’opérations de Facebook à Dublin montée à l’occasion des élections européennes. Dans leur salle d’opérations, toute la journée les membres d’Avaaz surveillent l’activité de Facebook dans les six pays qui font l’objet de l’enquête. L’un d’entre eux est aussi en permanence branché sur WhatsApp où les membres d’Avaaz à travers l’Europe leur signalent des messages aux contenus suspects.

    Il y a plusieurs types de contenus. On a d’abord des pages suspectes et Avaaz a dénombré 500 pages montées avec des faux comptes et qui soit créent des nouvelles entièrement fausses, soit relayent des messages spécifiquement anti-européens. Pour Avaaz, ce sont surtout des contenus europhobes ou d’extrême droite qui sont à recenser avec appel au nationalisme, au racisme ou à l’hostilité envers les migrants.

    Hackers russes dans la ligne de mire

    On a, par exemple, un message en Italie relayé des milliers de fois où on voit dans une vidéo des migrants attaquer une voiture de police, désinformation totale puisqu’il s’agit d’une scène d’un film. Sur les 500 pages de désinformation recensées depuis le début de l’enquête, 44 concernent la France et on y trouve aussi des attaques personnelles comme une fausse information qui accusait Brigitte Macron, la femme du président de la République, de coûter 200 000 euros par mois au contribuable français ou encore des messages accusant la maire de Paris Anne Hidalgo de favoriser la venue de migrants.

    Le mode opératoire permet aussi de détecter les infox avec, par exemple, ce message sur la maire de Paris qui a été republié à de multiples reprises en quelques minutes et sur chaque page était présenté comme le message d’origine.

    Facebook a déjà supprimé 77 des 500 pages qui ont été recensées par Avaaz mais l’ONG demande aussi qu’il y ait la possibilité de mettre un correctif. Pour l’instant, seuls les internautes qui republient ou partagent un message suspect reçoivent une alerte sur le caractère suspect du message, et Avaaz demande à Facebook de faire apparaître un avertissement similaire à chaque fois qu’un internaute consulte le message en question.

    Pour ce qui est de la source, l’ONG ne s’avance pas sur les auteurs des messages mais un autre rapport publié il y a deux semaines pointe du doigt des hackers, des pirates informatiques russes qui se sont spécialisés dans l’amplification des messages de désinformation. C’est une étude menée par une entreprise américaine, SafeGuard Cyber, qui est active comme son nom l’indique dans la sécurité du cyberespace. Son rapport pointe des messages similaires en énormes volumes ou la multiplication de comptes d’origine identique sur Facebook, mais aussi YouTube, Twitter ou Instagram.

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