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    Europe

    Élections européennes: les propositions économiques des candidats français

    media Vingt-et-un pays sur 28 votent le dimanche 26 mai. C'est le cas de la France. REUTERS/Pascal Rossignol

    Les élections européennes commencent jeudi 23 mai au Royaume-Uni et aux Pays-Bas. Le vote s'étalera ensuite sur quatre jours pour les vingt-huit pays de l'Union. En France métropolitaine, ce sera dimanche 26 mai. La campagne s'est surtout jouée sur la confrontation entre partis pro-européens et partis nationalistes populistes, au détriment, parfois, du fond et des programmes de chacun. Qu'en est-il par exemple des propositions économiques ? Tour d'horizon des principales propositions des principales listes.

    Les listes de la République en marche, le parti d'Emmanuel Macron, et du Rassemblement national, le parti de Marine Le Pen, sont loin devant les autres dans les sondages. La liste Renaissance, soutenue par le président de la République et conduite par Nathalie Loiseau, propose d'abord une taxe européenne sur les géants du numérique. La France vient de créer cette taxe sur son territoire. Une «sous-taxe» en fait, car elle ne s'attaque pas aux pratiques d'évasion fiscale de Google et consorts, mais qui a le mérite d'exister, alors qu'ailleurs en Europe ça bloque : Nathalie Loiseau veut donc étendre le dispositif à l'ensemble de l'Union. Sur le plan énergétique, elle affirme vouloir investir 1 000 milliards d'euros dans les cinq ans pour développer les énergies et les transports propres. Précision : pour le parti présidentiel, le nucléaire est une énergie propre, car elle n'émet pas de dioxyde de carbone.

    Face à elle se trouve la liste menée par Jordan Bardella, pour le Rassemblement national, ex-Front national. Son programme concerne surtout le contrôle des migrants, mais, sur le plan économique, il souhaite réduire la contribution de la France au budget de l’Union. Logique, pour un parti eurosceptique. La France participe pour plus de 21 milliards d'euros au budget commun ; elle est aussi parmi les premiers bénéficiaires des dépenses européennes -près de 15 milliards- et sa contribution, proportionnellement au nombre d'habitants, est bien moindre que celle des Suédois des Néerlandais ou des Allemands, pour ne citer qu'eux.

    Travailleurs détachés

    Jordan Bardella a une autre proposition, partagée par d'autres partis : l'abrogation de la directive sur les travailleurs détachés. Cette directive permet à une entreprise d'envoyer un salarié dans un autre pays de l'Union, pour une durée temporaire, en le gardant sous le régime social national. Le texte est accusé de mettre en concurrence les salariés d'Europe de l'Ouest et ceux d'Europe de l'Est ; il est vrai qu'en dépit de plusieurs amendements, elle donne toujours lieu à de nombreux abus, récemment relevés par la Cour des comptes. Le Rassemblement national demande donc son abrogation, c'est aussi le cas du souverainiste Nicolas Dupont-Aignan ou encore de Xavier Bellamy, tête de liste des Républicains, qui propose une «vraie révision» de ce texte. Protectionniste assumé, Bellamy veut également instaurer une double préférence, européenne et française, pour l'attribution des marchés publics.

    Salaire minimum européen

    L'abrogation de la directive sur les travailleurs détachés n'est pas réclamée par les seuls partis de droite. La France Insoumise, le parti d'extrême gauche de Jean-Luc Mélenchon, qui a pour tête de liste Manon Aubry, l'exige également. Manon Aubry propose même d'en finir avec les règles libérales de l'Union et, dans ce but, de sortir des traités actuels. Ce qui requiert l'unanimité des pays membres. Elle souhaite également la création d'un salaire minimum européen. Tout comme Raphaël Glucksman, qui mène la liste commune Place Publique-Parti socialiste, et qui propose également une TVA à 0% sur les produits de première nécessité, ou encore la création d'un impôt européen sur les sociétés pour financer la transition écologique. Proposition similaire chez Yannick Jadot, d'Europe-Écologie-les Verts (EELV), qui veut par ailleurs s'attaquer aux lobbys, ces intérêts privés qui influencent les décisions de l'Union, et à l'évasion fiscale des multinationales. Il prône aussi une taxe sur les produits nocifs au nom du « protectionnisme vert ».

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