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[Reportage] Les multiples paradoxes de la Suède agricole

media Exploitation agricole dans la région du lac Siljan. Malgré le climat peu favorable, environ 20% des terres agricoles suédoises sont dévolues au biologique, contre un peu plus de 7% dans l’UE (chiffres 2017, Eurostat). Photo: Marc Verney / RFI

À Stockholm, capitale ultra-moderne de la Suède, de nombreuses « start-ups » initiées par de jeunes entrepreneurs urbains innovent dans le domaine de la vente des produits agricoles de qualité sur internet… tandis que, dans les campagnes alentour, les petites fermes bio cherchent à survivre dans un contexte climatique et économique parfois difficile : un véritable et étonnant paradoxe qui questionne à bien des égards les tendances de la société suédoise d’aujourd’hui. Le consommateur se dirige-t-il de plus en plus vers des produits de qualité ? Comment mieux relier les villes et les producteurs locaux ? Et, plus précisément, quel est l’avenir du bio produit localement ?

De notre envoyé spécial,

Non loin de la célèbre Maison de la Culture (Kulturhuset) de Stockholm, au bar du dernier étage du plus récent des hôtels de la capitale suédoise, la jeunesse huppée de la ville sirote tranquillement des jus de légumes frais bio tout en consultant ses smartphones de dernière génération. On est effectivement ici dans l’un des pays parmi les plus convertis au numérique, où l’argent liquide est de plus en plus regardé comme une curiosité rare...

J’y rencontre Kathleen Zoonekindt, sociologue et coordinatrice d’un projet de recherche sur les modes de consommation en Suède (le projet européen Dreeam) et Andrea Stover, une des responsables du Stockholm Food Movement, un mouvement qui milite pour l’amélioration de l’alimentation humaine. Pour la sociologue, c’est surtout au cœur des cités suédoises, dans les jeunes couches de la population que l’on voit les plus grandes aspirations au changement de modèle alimentaire : « Les nouvelles tendances récemment évoquées dans les grands médias nationaux comme le véganisme (le refus de toute nourriture d’origine animale, NDLR), qui vient des grandes villes et se diffuse peu à peu dans le pays - une tendance de fond en Suède - ont créé un vrai intérêt pour les produits de qualité locaux ». Seulement voilà, continue-t-elle, « aujourd’hui, dans le pays, on manque nettement de petits producteurs pour répondre à la demande des urbains ».

Kathleen Zoonekindt, sociologue, et Andrea Stover, une des responsables du Stockholm Food Movement: «En Suède, on ne croît pas à la productivité agricole sur de petites surfaces à cause du climat mais à la technologie et aux réseaux», s’exclament les deux Photo: Marc Verney / RFI

Un manque partiellement dû à la situation géographique du pays, indique de son côté Andrea Stover : « Il n’y a qu'un petit nombre de personnes actives qui s’occupent d’agriculture sur un faible pourcentage de terres arables (environ 7% contre 52,4 % en France, selon la Banque mondiale !) ; et le nord du pays, très froid, a cent jours favorables de moins que le sud pour les cultures »… Ces dernières années, beaucoup d’essais divers et variés ont été menés pour pallier ce manque. Mais, « attention », dit la jeune responsable du Stockholm Food Movement « avant de penser à une solution technologique sophistiquée pour améliorer la production et la diffusion des denrées alimentaires, comme le montre l’échec de Plantagon, dont le modèle d’"agritechture" (une agriculture urbaine hors sol) n’a pas rencontré le succès, il faut avant tout se rapprocher de la réalité des paysans, s’inspirer des modèles de style Amap développés en France, Allemagne ou Suisse, et peut-être accepter aussi une consommation plus frugale. »

De la « variété en toutes saisons »

Derrière tout cela, il y a en effet l’attachement - très occidental - des habitants à une consommation de produits alimentaires « extrêmement diversifiés », regrette Andrea Stover, qui s’est spécialisée ces dernières années dans la promotion de « l’agriculture régénérative », un concept qui vise la reconstruction de la biodiversité et des sols. « Les consommateurs veulent de la variété en toutes saisons », glisse-t-elle… Ainsi, « le melon est très consommé toute l’année… le raisin est égyptien, la tomate espagnole… », raconte de son côté Fabienne Roy, une Française installée à Stockholm. Et, « faire accepter l’idée qu’il n’y a pas forcément le choix », c’est l’une des grandes difficultés des paysans suédois s’organisant en Amap (Association pour le maintien d'une agriculture paysanne), poursuit Andrea Stover. Pour elle, si la Suède est un pays où les gens font très attention à la qualité des produits, avec beaucoup de consommateurs qui vont acheter du bio dans les magasins traditionnels, « ils ne vont pas encore précisément regarder d’où tout cela vient.  »

Ce qui ne va pas, parfois, arranger la situation des petits producteurs suédois, même si certains arrivent à tirer leur épingle du jeu grâce à leurs réseaux de consommateurs de proximité. Au nord d’Uppsala, dans le petit village de Björklinge, voici l’exploitation de Ramsjögård, qui appartient à Karin et Anders Berlin. Le site, très ancien (il y avait ici des paysans dès le XVe siècle), aujourd'hui certifié KRAV (le label bio suédois), fonctionne en Amap et fournit un panier de légumes de saison hebdomadaire à 150 familles abonnées. Il règne, dans la ferme rouge et blanche des Berlin, un joyeux fouillis végétal qui charme le regard. Karin, une Américaine de New York qui a eu le coup de foudre pour un Suédois et la vie à la campagne, est ravie de nous montrer les plantes et arbustes de baies comestibles qui se sont disséminés dans les bosquets environnant les maisons de l’exploitation.

Paysans militants de la première heure

« Nous sommes des pionniers », lance Karin. « La ferme a été certifiée bio à la fin des années 80 », précise Anders, qui indique que ses clients achètent à l’avance un an de leur production. « Nous avons débuté la vente de paniers en 2001 et nous avons la chance de ne pas être trop éloignés d’Upssala, une grande cité universitaire, où l’intérêt pour les produits de qualité et en cycle court se développe », dit encore Karin. Mais les habitudes de consommation liées à l’agriculture locale, raisonnée et de qualité peuvent-elles faire tache d’huile, dans un pays où le pouvoir d’achat élevé (18e rang mondial selon le FMI) permet l’importation et la consommation en toutes saisons de produits issus du monde entier ? « Un premier problème, s’exclament Karin et Anders, c’est de donner aux personnes le goût de cuisiner à nouveau avec des légumes frais et de saison. Et le véganisme, qui émerge chez les jeunes, plus éduqués, peut aider ». « Le changement, raconte encore Karen Berlin, doit venir des gens eux-mêmes, en lutte contre les pesanteurs de la société actuelle. À l’image, continue-t-elle, du mouvement Zero Waste (qui milite pour l’absence totale de déchets, NDLR) dont l’une des membres a adhéré à notre Amap et qui s’est révélée très différente des clients habituels, proposant tout naturellement son aide à la ferme ». L'exploitation des Berlin collabore également au projet WWOOF, qui permet à de jeunes volontaires de tous les pays de venir découvrir le travail paysan. Au fond, « l’important, conclut Karin Berlin, c’est de retrouver notre harmonie avec la nature. La sécheresse et les incendies de forêt de 2018 ont été une tragédie pour le pays, et de plus en plus de Suédois comprennent désormais les enjeux liés à l’agriculture et à l’alimentation. Le temps viendra où les grosses exploitations productivistes, qui auront épuisé les sols, et seront à court de ressources énergétiques, disparaîtront ; il nous faut sortir du matérialisme et renouer avec une nouvelle sorte de frugalité ».

« Take away » à la ferme !

À une quarantaine de kilomètres à l’est d’Uppsala, perdue au milieu des bois, voilà l'exploitation laitière d’Elin Torstensson. En Suède, l’industrie du lait, plutôt située dans le sud, représente 20% de la production agricole totale. Ce sont souvent de relatives grosses exploitations, avec 300 ha de terres et de 70 à 80 bêtes en moyenne. Ici, rien de tout cela : Elin Torstensson tient à la petite taille de sa ferme, 27 vaches de race pie-rouge qui s’éparpillent dans un champ non loin des bâtiments. « C’était la ferme de mes parents, dit-elle ; labellisée bio dès 1997, elle fait 75 ha au total. La production est en moyenne de 500 litres de lait par jour, dont 80% va à Arla Foods (une grande coopérative laitière en situation dominante sur le marché scandinave) et 20% sont vendus directement à la ferme ». Les Suédois sont en effet de grands amateurs de lait (92 litres par habitant et par an), qu’ils boivent au petit-déjeuner ou au goûter. Afin de faire face aux différentes crises qui ont fait plonger le prix des produits laitiers, la souriante fermière a peu à peu développé la vente directe sur place grâce à un distributeur de lait automatique : « Il m’a fallu faire face à l’explosion des coûts de production… et la coopérative Arla Foods ne me donne que 4 couronnes par litre (0,37 euros environ) alors que je peux vendre sur place la bouteille de lait pasteurisé à 15 couronnes (1,40 euros environ) ». C’est une évolution qui va dans le bon sens, poursuit Elin Torstensson, car « les gens sont à la recherche de structures comme la mienne, qui sont uniques ». Et puis, il faut éduquer la population, « les enfants tout d’abord, car certains ne savent même pas que le lait provient d’une vache, et ensuite expliquer que l’agriculture telle qu’elle est pratiquée ici de nos jours peut parfaitement disparaître dans les prochaines années ». De fait, la ferme laitière d’Elin Torstensson est la dernière (sur vingt-sept) à encore exister dans la région. Pour elle, les aides européennes et nationales (environ 30 000 euros l’an), sont précieuses. Car, selon elle, relancer une exploitation ou débuter dans le métier est terriblement coûteux ; les jeunes touchent trop peu d’aides à la création d’une exploitation agricole et préfèrent aller travailler en ville… Comment voit-elle l’avenir ? « La sécheresse de 2018 a réveillé les consciences, c’est un fait, mais il faut prendre en compte le prix des importations agricoles, souvent moins chères que la production nationale… Personnellement, j’envisage de concentrer mes efforts sur la vente directe de lait depuis ma ferme. »

Inventer une culture numérique citadins - paysans

Karin Edebo: la société «Fooever se veut inspirée par l’économie du partage». Photo: Marc Verney / RFI

La « Green Tech », ou « technologie verte » peut-elle faire retrouver aux citadins le chemin d’une consommation plus locale malgré les aléas et l’étroitesse du marché ? À Stockholm, les start-ups du numérique s’engouffrent dans un secteur encore peu développé. Des plates-formes destinées aux professionnels comme au grand public voient le jour, comme Foodla ou encore Fooever qui invitent le citadin à aller au « marché en ligne ». Dans ces halles virtuelles, le consommateur peut acheter sur internet toutes sortes de légumes et fruits frais sans bouger de son fauteuil, ou presque… « Fooever se veut inspirée par l’économie du partage, explique Karin Edebo, l’une des responsables de la plate-forme, en charge du marketing. À l’heure actuelle, on constate d’une part que beaucoup de petits producteurs n’arrivent pas à vendre suffisamment et d’autre part qu’il y a une véritable attente du public pour ce genre d’outil ». Pour Karin Edebo, Fooever peut même être une incitation pour les agriculteurs à augmenter la part de leur production à commercialiser de cette manière car leur rémunération sera au final bien meilleure : « Vingt couronnes (1,86 euro) le yaourt contre quatre couronnes dans la grande distribution ». « Nous nous inspirons, dit-elle encore, d’un système venu de Finlande : là-bas, les petits producteurs se réunissent en un lieu précis et délivrent leurs paniers aux consommateurs qui ont passé commande par l’intermédiaire d’un groupe Facebook ». Mais le problème, explique la jeune femme, « c’est que le réseau social Facebook n’a pas été développé pour ce genre d’échanges, et notamment en ce qui concerne le paiement ». « Nous ne voulons pas, poursuit-elle, nous battre avec les grandes plates-formes du e-commerce (Coop, ICA), mais nous spécialiser dans les produits de qualité que le public accepte de payer un peu plus cher ». Le système Fooever, qui géolocalise le consommateur, va systématiquement lui indiquer où sont les fermes les plus proches et quels produits il peut y trouver. Du coup, sur le lieu de rendez-vous prévu pour la livraison, « l’acheteur réceptionne tous les produits qu’il aura préalablement achetés en ligne ». Karin Edebo est convaincue du bien-fondé de la démarche : « de plus en plus de gens retrouvent le plaisir de dénicher et cuisiner des aliments de qualité et bons pour la santé. »

Faire baisser les prix

Niklas Eriksson et toute l’équipe de sa start-up Skira veulent révolutionner les transactions de céréales en Suède. Photo: Marc Verney / RFI

Le commerce agricole en ligne peut aussi également atteindre une dimension très pointue, comme avec Skira, une véritable bourse d’échange numérique des céréales fondée en 2015 et dirigée par Niklas Eriksson. Installée dans un local loué à la Fédération suédoise des fermiers (LRF), la start-up, indique le jeune chef d’entreprise, « fournit aux agriculteurs un système de veille concurrentielle sur les récoltes, les prix et les accords commerciaux ». « J’ai lancé ce système pour apporter plus de transparence aux transactions, tout comme les systèmes boursiers qu’il y a en France, par exemple », indique encore Niklas Eriksson, qui insiste sur le côté novateur de son entreprise en Suède. Mais le vrai challenge pour baisser les coûts, contenter les consommateurs et les producteurs semble peut-être bien d’ordre logistique… Corentin de Tregomain est un Français qui a installé sa start-up dans les locaux clairs et cosy de l’université de Stockholm. Pool.farm, le système qu’il développe est directement issu de son expérience de transport frigorifique dans l’Hexagone. Pour lui, c’est quasi mathématique, « plus on a un volume important à transporter, plus les frais logistiques sont faibles ; ce qui est le cas des industriels, par exemple, mais pas des petits producteurs agricoles, et pourtant ce sont eux qui m’intéressent en tant que consommateur ». Son idée, c’est d’arriver à donner au modeste fermier la même capacité à avoir de faibles coûts logistiques que les plus grosses sociétés de l’agroalimentaire. Pool.farm permet donc, indique son créateur, le regroupement des acheteurs qui s’abonnent au service, afin qu’ils ne payent qu’un coût de transport réduit tout en maintenant un prix de vente viable pour l’agriculteur. Ce qui peut modérer le facteur distance, important dans ce vaste pays étiré de la mer Baltique au cercle polaire. Du coup, insiste Corentin de Tregomain, « un groupe d’individus peut avoir la même puissance d’achat en gros qu’un magasin »… Et, avec un peu d’anticipation dans les commandes, « le coût total baisse fortement avec un impact environnemental nettement plus faible : au lieu de dix livraisons en dix voyages, on regroupe le tout en un seul trajet », précise le fondateur de pool.farm. On est là un peu dans une logique de « covoiturage » des marchandises… Pour lui, « si on est prêt à réaliser des achats groupés dans un cadre familial, pourquoi cela ne pourrait-il donc se faire à un niveau plus large, par exemple dans le cadre des Housing Associations suédoises (sortes de syndics de gestion d’immeubles) qui ont ici un fonctionnement très collectif ». Un premier test se fait à ce niveau à Göteborg. Mais, dit-il, cela peut aussi intéresser les comités d’entreprises, par exemple. « Il est injuste, lance enfin Corentin de Tregomain, que des œufs de très bonne qualité se vendent nettement plus cher que des œufs de l’industrie agroalimentaire uniquement pour des raisons de volume logistique. »

Pour Corentin de Tregomain, «la phase de surconsommation que vit encore actuellement la Suède va peut-être bientôt s’achever». Photo: Marc Verney / RFI

La Suède, conclut ce bon connaisseur de la vie quotidienne du pays, a beaucoup évolué en matière alimentaire sur ces vingt, trente dernières années. Pas toujours en bien. Voilà « un pays qui a découvert relativement récemment les produits importés de la grande distribution ». Ainsi, pour Corentin de Tregomain, on est ainsi passé d’un stade d’une relative austérité, où la société vivait au rythme du lagom, (terme suédois signifiant le contentement d’être ce que l’on est et d’avoir ce que l’on a, sans plus) à la surconsommation de produits en provenance de toute la planète grâce à la forte augmentation du niveau de vie de ces dernières années. « L’ostentatoire », regrette-t-il encore, est désormais beaucoup trop la règle. Mais cela, lance l’entrepreneur français, a également initié une réaction inverse assez forte, particulièrement chez les jeunes. Il pense notamment à l’écho national (et international) rencontré par les propos très critiques de la jeune militante environnementale Greta Thunberg… « Il y a aujourd’hui beaucoup de gens qui partagent ses idées. Cette phase de surconsommation va peut-être s’achever ». Il y a donc désormais dans le pays, selon lui « un énorme intérêt pour les produits alternatifs. En 2016, le label de certification bio KRAV a fait une étude qui estime qu’en 2025, plus de la moitié des Suédois feront des achats dictés par des motivations environnementales. Le terreau me semble très fertile pour un changement de paradigme ». Et, rajoute la sociologue Kathleen Zoonekindt, « tout cela est une question de connaissances des problèmes et de développement des savoir-faire. Quand le changement social sera enclenché, tout ira très vite. En Suède, la question de l’éthique et du comportement moral est, certes, prégnante, mais il ne faut pas tout axer sur les solutions technologiques », avertit-elle.


Le contexte de notre reportage

La Suède, pays membre de l’Union européenne depuis 1995, compte dix millions d’habitants. Sa surface représente les quatre cinquièmes de la France ; le pays ne peut subvenir à ses propres besoins agricoles : selon la FAO, les deux tiers de ses légumes et fruits frais doivent être importés. La faute essentiellement à un climat rigoureux et à une surface agricole réduite, les zones cultivables ne représentant que 7% des territoires. C'est l'exploitation du bois qui domine. De source européenne, on note que seuls 15,9% de la population vit en zone rurale. Production principale, le lait (20,6% de la production agricole totale). Les exploitations suédoises sont nettement plus vastes en moyenne que dans l’UE des Vingt-Huit (45,2 ha contre 16,1 ha) et seuls 4,4% des fermiers sont âgés de moins de 30 ans (6% dans l’UE28). Au titre de la politique agricole commune 2014-2020, la Suède, membre de l’Union européenne depuis 1995, s’est vue attribuer la somme de 1,8 milliard d’euros.

Reportage réalisé avec le soutien de l'Union européenne / Direction générale de l'Agriculture et du Développement rural de la Commission européenne.

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