GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Samedi 13 Juillet
Dimanche 14 Juillet
Lundi 15 Juillet
Mardi 16 Juillet
Aujourd'hui
Jeudi 18 Juillet
Vendredi 19 Juillet
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos
    • La Chambre des représentants américains condamne les «commentaires racistes» de Trump
    • France: la ministre des Transports Élisabeth Borne nommée ministre de la Transition écologique et solidaire
    • Washington sanctionne le chef de l'armée birmane pour le «nettoyage ethnique» des Rohingyas
    • Élection de von der Leyen: «Nous pouvons être fiers de l'Europe» (Macron)
    • Élection de von der Leyen: Merkel félicite une européenne «convaincue»
    • Les Etats-Unis souhaitent la poursuite du dialogue avec Pyongyang malgré sa mise en garde
    Europe

    Ce qu'il faut retenir de ces élections européennes en France

    media Le candidat du Rassemblement national, Jordan Bardella, prononce son discours de victoire aux élections européennes, le 26 mai 2019 à Paris. © Bertrand GUAY / AFP

    Le Rassemblement national qui coiffe au poteau La République en marche, les Verts qui créent la surprise, Les Républicains en déroute et la gauche éparpillée. Le scrutin européen a réservé quelques surprises en France.

    C'est l'une des principales surprises de ces élections : la participation en forte hausse par rapport à 2014. Depuis vingt ans, moins d'un électeur sur deux se déplaçait pour élire les eurodéputés. Et les derniers sondages ne semblaient pas indiquer un changement de tendance. Mais selon les estimations d'Ipsos, la participation serait de 51,3%, un record aux européennes depuis celles de 1994 où elle était de 52,76%.

    Le Rassemblement national gagne son duel

    De la même manière qu'Emmanuel Macron avait fait de ce scrutin européen un duel entre progressistes et nationalistes, Marine Le Pen avait transformé ces élections en « référendum anti-Macron ». En obtenant 23,4% des suffrages, la liste conduite par Jordan Bardella offre à la dirigeante du Rassemblement national une revanche contre le chef de l'État après sa défaite à la présidentielle de 2017, et lui permet de s'affirmer comme sa principale opposante. « Le peuple français a infligé une sanction claire ainsi qu'une leçon d'humilité au président de la République », a déclaré Jordan Bardella devant les militants, ravis.

    Comme en 2014, le parti d'extrême droite devient la première force politique française au Parlement européen, où il enverra entre 23 et 25 députés. Jordan Bardella souhaite y voir se constituer un « groupe puissant » de partis nationalistes et eurosceptiques.

    Pour Marine Le Pen, ces élections européennes constituent la première étape de son opération de conquête en vue de la présidentielle de 2022. Il lui faudra confirmer ce résultat lors des élections municipales de 2020, puis des régionales de 2021.

    Pari perdu pour Emmanuel Macron

    La liste soutenue par le chef de l’État s’est donc fait coiffer au poteau par l’extrême droite. Menée par l'ex-ministre Nathalie Loiseau, la liste Renaissance est créditée de 22,4%. Même à deux points près, c'est un échec personnel pour le président sur la scène intérieure comme sur la scène internationale.

    Sur la scène intérieure, l'acte II du quinquennat commence donc, mais sans l'élan qu'aurait pu lui conférer une victoire électorale pour mettre en œuvre les mesures de sortie du « grand débat » et les difficiles réformes à venir. Sur la scène internationale, Emmanuel Macron perd un peu de son aura, notamment au niveau européen où il ne pourra plus se présenter auprès de ses partenaires comme un rempart solide contre l'extrême droite.

    Pour autant, dimanche soir, le camp présidentiel a minimisé la défaite en parlant de « score honorable », refusant de parler de « vote sanction ». Une façon de tourner au plus vite cette page des européennes. Objectif : « intensifier l'acte II du quinquennat », fait valoir l'entourage du président, c'est-à-dire poursuivre les réformes « pour apporter, a dit le Premier ministre, des réponses au Français ». En clair, face à la difficulté, le gouvernement a choisi d'accélérer. Il n'y aura pas de remaniement dans l'immédiat, Édouard Philippe reste à son poste à Matignon.

    Les Verts en force

    Avec autour de 13,2% des voix, Europe Ecologie-Les Verts (EELV) a créé la surprise. Emmené par Yannick Jadot, EELV devient le premier parti de gauche en France, porté par l'actuelle mobilisation sur le climat. C’est au-delà de ce que prédisaient les sondages.

    Il prend ainsi une sérieuse option pour la recomposition politique en vue des municipales de l'an prochain. Les écolos seront incontournables pour les futures alliances. Un bon résultat qui semble faire écho à ceux obtenus dans d’autres États européens, comme en Allemagne où les Verts arrivent juste derrière le camp d’Angela Merkel.

    Yannick Jadot a salué une « vague verte » européenne. « Les Françaises et les Français nous ont envoyé un signal très clair : ils veulent que l'écologie aussi soit au coeur du jeu politique, et ce message a été lancé dans toute l'Europe », a ajouté l'élu Vert.

    La liste écologiste emmenée par Yannick Jadot a créé la surprise. STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

    Les Républicains en déroute

    Les ultimes sondages les créditaient de 11% à 14%. Les Républicains se rêvaient en « première alternative crédible » à Emmanuel Macron après ce premier scrutin intermédiaire du quinquennat. Mais selon les estimations, la liste conduite par François-Xavier Bellamy recueille entre 8,2% des suffrages, en quatrième position derrière le Rassemblement national, la liste Renaissance et les Verts. C'est une nouvelle humiliation après la contre-performance de François Fillon qui n'était pas parvenu à se hisser au second tour de la présidentielle il y a deux ans.

    « La droite traverse une crise profonde, tout est à reconstruire », a réagi François-Xavier Bellamy à l'annonce des premiers résultats. Laurent Wauquiez se donne désormais « trois ans » pour bâtir « une nouvelle voie ». Mais la ligne adoptée par le patron de LR, qui a choisi un profil « conservateur » pour diriger la liste, suscite déjà les critiques des ténors du parti. « Notre stratégie n'a pas été la bonne », a estimé l'ancienne ministre Rachida Dati. « C'est un échec », a dénoncé le président du Sénat, Gérard Larcher. LR « devra repenser sa ligne politique », « rassembler plus largement » et « exprimer plus clairement la diversité qui le compose », a-t-il affirmé.

    Pour le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, qui a quitté LR pour rejoindre Emmanuel Macron avant la présidentielle, le résultat de son ancien parti est un « désastre » et de « disparition ». Les Républicains « paient leur absence de chef, de projet, de ligne économique claire », ainsi que « leur refus de trancher en 2017 entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen », a-t-il jugé.

    ■ Les socialistes sauvent les meubles, déception de La France insoumise

    Parmi les autres points à retenir de ce scrutin européen en France, c’est peut-être la déroute des gauches « classiques ». La liste PS-Place publique Envie d’Europe, emmenée par l’essayiste Raphaël Glucksmann sauve tout juste les meubles avec 6,4%. Un score à peu près conforme aux sondages. Depuis 1979, jamais le PS n'avait enregistré un score aussi faible. En 2014, les socialistes totalisaient 14% des voix. Un résultat très en deçà aussi des autres partis sociaux-démocrates européens.

    On retiendra aussi la contre-performance de la liste La France insoumise (LFI). Avec 6,4%, le parti de Jean-Luc Mélenchon enverra six eurodéputés à Strasbourg, mais la liste d’extrême gauche portée par Manon Aubry a reconnu des résultats « décevants ».

    Enfin, sous la barre des 5%, on trouve l'ex-socialiste Benoît Hamon et son mouvement Génération.s (3,3%), le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan (3,5%), le centriste Jean-Christophe Lagarde (2,6%) et le communiste Ian Brossat (2,4%). Aucun de leurs partis n'enverra de députés au Parlement européen.

    À lire aussi : Les Européennes, décomposition-recomposition, c'est le titre de la revue de la presse française ce lundi

    ►À lire aussi : Européennes 2019: poussée des populistes, percée des Verts

    ►À écouter aussi : Élections européennes 2019: réécoutez nos éditions spéciales

    Elections européennes du 26 mai: les résultats définitifs en France @Infographie FMM

     

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.