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    Europe

    Devant la CIJ, Moscou dit que Kiev n'a pas pu prouver l'aide russe aux rebelles

    media Des chars légers de transport d'infanterie russes, à Vesyolaya Lopan (20 km de l'Ukraine), le 12 mars 2014. REUTERS/Sergei Khakhalev

    Ce lundi 3 juin, les représentants russes devant la Cour internationale de justice (CIJ) ont affirmé que l'Ukraine n'a présenté aucun nouvel élément de preuve démontrant l'appui présumé de Moscou aux rebelles séparatistes dans l'est du territoire ukrainien.

    Durant une audience ce 3 juin 2019 au Palais de la Paix, siège de la Cour internationale de justice (CIJ) à La Haye, Moscou a déclaré que l'Ukraine n'a présenté aucun nouvel élément de preuve démontrant l'appui présumé de Moscou aux rebelles séparatistes installés dans l'est du territoire ukrainien. Par ailleurs, les Russes ont rejeté la compétence des juges de la CIJ dans cette affaire. « Votre cour n'a pas compétence » en cette affaire, a déclaré Dmitry Lobach, représentant de la Russie.

    « Soutenir le terrorisme »

    L'Ukraine avait intenté en 2017 une action en justice contre la Russie devant la CIJ, organe judiciaire principal de l'ONU, accusant Moscou de « soutenir le terrorisme ». En avril 2017, la CIJ avait rejeté une demande de mesures d'urgence de la part de Kiev, considérant que « les conditions requises » n'étaient « pas remplies ». « L'Ukraine n'a pas proposé de preuves suffisamment convaincantes qui amèneraient la Cour à changer d'avis », a affirmé lundi le représentant de la Russie.

    Dans sa requête, l'Ukraine souhaitait que Moscou mette fin à « tout appui » aux rebelles agissant sur son territoire ainsi qu'à ce qu'elle qualifie de « campagne d'effacement culturel » dans la péninsule de Crimée, annexée par la Russie en 2014. La Cour, qui avait rejeté cette demande, avait toutefois accepté de prendre des mesures conservatoires concernant la « situation vulnérable » dans la péninsule annexée des Ukrainiens de souche et des Tatars de Crimée, jugeant qu'il existait « un risque imminent » de « préjudice irréparable ».

    L'Ukraine réclame également des dédommagements pour des attaques menées, selon elle, contre les civils. Notamment pour la destruction en vol de l'avion du vol MH17 de la Malaysia Airlines, abattu dans l'est en juillet 2014, qui avait entraîné la mort de 298 personnes. Moscou, qui a toujours nié ces allégations, a qualifié la catastrophe de « tragique ». « A cette date, il n'y a pas encore de réponse qui permet d'expliquer pourquoi cet aéronef a été abattu et qui est responsable de cet acte », s'est défendu M. Lobach.

    13 000 morts en cinq ans

    La CIJ, créée après la Seconde Guerre mondiale pour régler les différends entre Etats, tiendra des audiences sur l'affaire jusqu'à vendredi, au cours desquelles l'Ukraine aura également la parole. Débuté il y a cinq ans, le conflit armé avec les séparatistes prorusses dans l'est de l'Ukraine a fait près de 13 000 morts en cinq ans, selon des estimations des Nations unies.

    (avec AFP)

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