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    Europe

    Dette: Bruxelles recommande une procédure disciplinaire contre l'Italie

    media Le commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, lors d'une conférence de presse à Bruxelles le 5 juin 2019. REUTERS/Francois Lenoir

    Dans le viseur de la Commission européenne, l'énorme dette italienne : 132,2% du PIB en 2018, elle pourrait atteindre l'année prochaine 135,2%. La décision est critiquée par les deux principaux leaders de la coalition populiste au pouvoir en Italie qui depuis des mois, ont fait de l'orthodoxie budgétaire un sujet récurrent de discorde avec Bruxelles.

    Le dérapage des comptes publics justifie aux yeux de la Commission des sanctions disciplinaires contre l'Italie. Si les États membres valident cette conclusion, l'exécutif communautaire pourrait recommander l'ouverture formelle de la procédure. Celle-ci pourrait intervenir avant la réunion des ministres des Finances de l'UE, début juillet.

    Pour la Commission, le gouvernement italien est en train d'abandonner la voie des réformes structurelles et de la réforme des retraites auxquelles il s'était engagé à la suite des élections générales de l'an dernier.

    « L'absence de politique budgétaire prudente expose le pays à un choc de perte de confiance sur les marchés financiers, avec un impact négatif sur l'économie réelle et la croissance », lit-on dans la lettre de la Commission.

    Pierre Moscovici, le commissaire aux Affaires économiques et monétaires, a souligné que l'analyse de Bruxelles pouvait encore évoluer si Rome apportait de nouveaux engagements ou données. « La @UE_Commission a conclu que l'Italie ne respectait pas le critère de la dette et qu'une procédure concernant les déficits excessifs était justifiée. Il appartient maintenant aux États membres de s’exprimer. De toute évidence, nous serons toujours disposés à examiner de nouvelles données. Ma porte reste ouverte », a écrit sur Twitter Pierre Moscovici.

    Une amende de plus de trois milliards d'euros

    Même constat du côté du Fonds monétaire international, selon lequel la dette italienne constitue un risque majeur pour l'économie de la zone euro, au même titre que les tensions commerciales et le Brexit.

    Si les ministres des Finances de l'UE donnent leur aval, Rome pourrait se voir infliger une amende de plus de 3 milliards d'euros dès le mois d'août. 

    Jusqu'au bout, le gouvernement de Giuseppe Conte aura cherché à éviter cette issue. En promettant que les efforts seraient décuplés pour contenir la dette et le déficit. En vain. Le gouvernent du technocrate Conte n'aura pas été aidé par ses partenaires Matteo Salvini et Luigi Di Maio, respectivement chef du parti d'extrême droite de la Ligue et du mouvement populiste 5 étoiles.

    Il faut dire que depuis plusieurs années, Rome ne respecte pas les paramètres budgétaires européens, et que le gouvernement populiste en place depuis douze mois les a tout simplement ignorés en adoptant des réformes sociales très expansives, comme le revenu de citoyenneté, mais sans efficacité pour la relance de la croissance, rapporte notre correspondante à Rome, Anne Le Nir.

    Le seul coût des  intérêts de la dette, plus de 132%  du PIB pour 2018 et 135% pour 2020, selon les estimations, est plus élevé que le budget pour l'Éducation nationale.

    Face aux risques de sévères sanctions, le président du Conseil Giuseppe Conte assure qu'il veut poursuivre le dialogue avec la Commission européenne et que son gouvernement fera tout pour rentrer dans les clous. Mais l'homme fort du pays, le nationaliste Matteo Salvini averti qu'il n'entend pas renoncer aux très coûteux projets de baisse des impôts.

    Pour le Parti démocrate, première force de l'opposition, la situation économique est toujours plus dangereuse pour les Italiens , Rome doit donc prendre des mesures urgentes pour redresser ses comptes. 

    Salvini, Di Maio et leur défiance face à l'UE

    Ces derniers mois, les rappels au règlement européen auront été à chaque fois pour ces deux dirigeants des prétextes pour fustiger l'orthodoxie budgétaire prônée par la Commission. Grands adeptes de la communication sur les réseaux sociaux, Salvini et Di Maio ont multiplié les messages de défiance vis-à-vis de Bruxelles, l'un des rares points de convergence entre leur formation respective.

    Le climat exécrable n'a fait que s'alourdir à mesure que s'approchaient les élections européennes. Les deux partis dénoncent le prétendu projet de la Commission de brider leur volonté de réformes : la baisse des taxes pour Salvini et le salaire minimum pour Di Maio, des réformes très coûteuses pour le budget.
    En prime, les tensions politiques ajoutées à celles qui déchirent la coalition elle-même ont eu l'effet d'éroder la confiance des marchés dont Rome a tant besoin pour se financer.


     ■ L'UE propose de sortir l'Espagne de la procédure pour déficit excessif

    A l'inverse du cas italien, la Commission européenne a proposé ce mercredi 5 juin de clore la procédure de déficit excessif contre l'Espagne, dernier pays de la zone euro qui y était encore soumis, après son ouverture il y a dix ans.

    « C'est la fin du cycle des "procédures de déficits excessifs" qui a commencé pendant la crise financière » et « d'un long et pénible chemin non seulement pour l'Espagne, mais pour toute l'Union européenne et la zone euro », a fait valoir le commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, lors d'une conférence de presse à Bruxelles.

    La clôture de la procédure contre l'Espagne doit encore être formellement validée par les ministres des Finances de l'Union européenne. Selon les dernières prévisions de la Commission, publiées début mai, le déficit public espagnol s'est établi en 2018 à 2,5% de son produit intérieur brut (PIB), soit en dessous de la fameuse barre des 3,0% fixée par les règles européennes, pour la première fois depuis plus de 10 ans. Il devrait atteindre 2,3% en 2019, puis 2,0% en 2020.

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