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    Europe

    Espagne: fin du procès des indépendantistes catalans, verdict à l’automne

    media L'ancien vice-président catalan Oriol Junqueras témoigne devant des juges de la Cour suprême de Madrid, en Espagne, au dernier jour du procès, ce mercredi 12 juin 2019 (capture d’écran). Spanish Supreme Court Pool via Reuters TV

    Le procès-fleuve qui a commencé le 12 février, et qui a mis sur le banc des accusés 12 leaders séparatistes catalans, accusés entre autres d’avoir enfreint les lois espagnoles et d’avoir organisé un référendum d’autodétermination le 1er octobre 2017, s’est terminé mercredi 12 juin. Ces accusés risquent de lourdes années de prison. Le verdict est attendu pour cet automne, vraisemblablement en novembre.

    Avec notre correspondant à Madrid,  François Musseau

    C’est une journée particulière dans le centre de Madrid, dans cette zone appelée « ville de la justice », où se trouve notamment le Tribunal suprême. Sous de fortes mesures de sécurité a lieu la dernière journée d’un procès très suivi par les Espagnols.

    Une dernière journée qui donne la parole pour la dernière fois aux avocats de la défense et à chacun des douze accusés. Ces douze accusés, en prison préventive depuis novembre dernier, sont des anciens ministres régionaux du gouvernement catalan séparatiste, la présidente du Parlement et des leaders associatifs. Chacun dans sa plaidoirie clame son innocence, en disant tous qu’ils ont agi « dans l’intérêt du peuple catalan et pour des raisons démocratiques ».

    Parmi eux, Dolors Massa, qui à l’époque des faits reprochés en octobre 2017était ministre régional de l’Éducation et des Affaires sociales :

    « Je ne sais pas si on assiste à un procès politique, ce n’est pas à moi de le dire. Ce que je puis affirmer, c’est qu’en écoutant les arguments du procureur, on est dans un procès qui est sous-tendu par un contenu éminemment politique », dit-elle.

    Dolors Bassa proclame sa bonne foi, comme les autres accusés. À l’instar de l’ancien ministre Josep Rull qui risque, lui aussi, une lourde peine pour rébellion contre l’État. Dans sa plaidoirie il a assuré que la justice espagnole peut faire tomber les têtes dirigeantes du séparatisme, mais « elle ne pourra en finir avec la volonté d’un peuple d’être indépendant ».


    « La volonté de dialogue ne devrait jamais constituer un délit »

    Oriol Junqueras, principal accusé de ce procès, en détention préventive depuis près d'un an, a poursuivi son combat politique depuis le tribunal et la prison : il a été élu fin mai aux Parlements espagnol et européen. Extrait de sa dernière prise de parole mercredi face aux juges.

    « Il est difficile de dire à quel moment précis nous nous forgeons consciemment nos convictions politiques - des convictions, en ce qui me concerne, démocratiques, civiques, pacifiques, et républicaines ; j'ajouterai même chrétiennes - mais ces convictions sont bien là. Et je les partage avec tous ceux qui pensent que voter, ou défendre la République au sein d'un Parlement, ne peut pas constituer un délit. La volonté de dialogue, de négociation, de conciliation dans le respect des droits humains et des libertés fondamentales ne devrait jamais constituer un délit.  Tout responsable politique, comme n'importe qui, peut faire des erreurs. Mais j'ai toujours évité cette politique - cette mauvaise politique - qui rejette le dialogue, la négociation et la conciliation, et qui vous a transféré, à vous magistrats, la responsabilité de prononcer un jugement. Je pense sincèrement que le mieux, pour tous, pour la Catalogne, l'Espagne, et même l'Europe, serait de replacer cette question dans le cadre politique duquel elle n'aurait jamais dû sortir. Entre temps, mon travail est de continuer, en vertu du verdict des urnes, à promouvoir la démocratie, le vivre ensemble et le bien commun. »


    ► REPORTAGE: Comment les Catalans suivent le procès

    À Barcelone pour le dernier jour du procès des leaders catalans, une association indépendantiste a installé mercredi un écran géant pour suivre en direct la retransmission du dernier jour de l'audience.

    Avec notre correspondante à Barcelone,  Élise Gazengel

    Quatre mois jour pour jour après le début du procès, des centaines d'indépendantistes se sont réunis sous l'Arc de Triomphe de Barcelone ce mercredi, face à un écran géant pour voir leurs anciens dirigeants s'exprimer une dernière fois.

    Assis à l'ombre d'un palmier, Antoni Bruxador, retraité barcelonais, avoue se surprendre d'avoir suivi assidûment ce procès : « Je suis vraiment surpris parce que je n'avais jamais pensé suivre cette espèce de chose de ce tribunal comme s'il s'agissait d'un film. »

    Dans leurs discours, neuf des douze accusés ont fait référence à leur condition de prisonnier. Incarcérés de manière préventive depuis plus d'un an et demi, ils émeuvent aux larmes Loli Pérez : « C'est un tout : tout ce qu'ils nous ont fait, qu'ils soient en prison, ce qu'ils vivent. Ça me touche tellement. »

    Outre l'émotion, la colère envahit également d'autres membres du public, à l'image d'Ana María Arcos, ancienne professeure qui critique les accusations : « Ils ont inventé tout ce qui s'est passé ici, eux ils n'étaient pas ici à ce moment, nous si on était dans les bureaux de vote, on défendait notre raison pour pouvoir voter. »

    Pancartes « nous le referions » en mains, les indépendantistes ne se montrent pas très optimistes quant au verdict, mais comme l'a précisé l'un des ex-leaders catalans, ce procès leur aura au moins servi de porte-voix. 

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