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    Europe

    La femme du journaliste d'opposition turc Can Dündar le rejoint en exil

    media  
    Le célèbre journaliste d'opposition turc Can Dündar, son épouse Dilek Türker Dündar et leur fils. C'est grâce à cette photo que nous avons appris que la famille était désormais réunie en Allemagne. Twitter / Dilek Turker Dundar

    Par une simple photo de famille postée sur Twitter, on a appris que l'épouse du célèbre journaliste d'opposition turc Can Dündar était parvenue à quitter son pays pour rejoindre en Allemagne son mari et son fils, qui étudie à Londres. Elle ne les avait plus revus depuis trois ans. Sur RFI, ses premiers mots depuis Berlin.

    De son périple, on ne saura rien : Dilek Türker Dündar préfère ne pas fournir de détail sur la manière dont elle a réussi à sortir de Turquie sans son passeport, confisqué par Ankara, en dépit de l'interdiction de quitter le territoire qui la visait. « Je ressens des sentiments très mélangés. Je suis très heureuse, et en même temps un peu triste d'avoir dû quitter mon pays », confie-t-elle à RFI.

    Ancien rédacteur en chef du quotidien d'opposition Cumhuriyet, son mari Can Dündar s'est réfugié en Allemagne en 2016, après avoir été condamné dans son pays pour une enquête sur la livraison d'armes turques en Syrie. Par la suite, « le gouvernement m'a retiré mon passeport pendant trois ans », explique son épouse, qui confirme qu'elle se trouve à Berlin et qu'elle a quitté son pays « il y a quelques jours ».

    Dans son article de 2016, accompagné à l'époque d'une vidéo, le journaliste Can Dündar affirmait que les services secrets turcs, pays membre de l'Otan, livraient des armes à des groupes islamistes sur le territoire syrien. La publication de ces informations avait suscité l'ire du président Recep Tayyip Erdogan, qui avait accusé M. Dündar d'être un « agent » ayant divulgué des « secrets d’État ».

    « Le pouvoir n'avait rien contre moi, mais on m'a utilisée pour punir mon mari, dénonce Dilek Türker Dündar, économiste de formation. Il n'y avait rien de légal ; j'ai saisi tous les tribunaux puis, à la fin, la Cour constitutionnelle. Mais pendant deux ans, ils n'ont même pas jeté un œil sur mon dossier. Donc, j'ai décidé de quitter le pays et de me débrouiller pour retrouver ma famille. »

    Pendant son procès à Istanbul, Can Dündar avait fait l'objet d'une tentative d'assassinat. Son épouse s'était interposée et avait aidé à maîtriser le tireur. Elle avait ensuite tenté de se rendre à l'étranger peu après le départ de son mari, à l'été 2016. C'est à ce moment qu'elle avait été informée de l'invalidation de son passeport. En février 2019, elle avait déclaré être retenue « en otage ».

    ► À lire aussi : En Turquie, les médias visés

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