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    Europe

    Russie: le militant tchétchène des droits de l'homme Oïoub Titiev en liberté

    media Oïoub Titiev à sa sortie de prison, le 21 juin 2019 à Argoun, en Tchétchénie. REUTERS/Said Tsarnayev

    La justice russe a relâché vendredi 21 juin 2019 Oïoub Titiev, 61 ans, responsable de l'ONG Memorial en Tchétchénie et lauréat 2018 du prix Vaclav Havel des droits de l'homme du Conseil de l’Europe. Arrêté en possession de cannabis l'an dernier, il a été condamné en mars 2019 à quatre ans de prison après un procès controversé. Il est désormais en liberté conditionnelle, l'affaire n'est pas close.

    Ses proches, ses collègues et des journalistes se sont donné rendez-vous, vendredi dans la ville d'Argoun en Tchétchénie, pour réceptionner Oïoub Titiev à sa sortie de prison. « Je suis bien portant », a immédiatement rassuré ce dernier.

    « Je n'ai jamais cessé mon travail, je suis employé de Memorial, précise également le militant, cité par l'agence TASS. Je m'occupe et continuerai de m'occuper de la défense des droits humains, tant que la santé me le permettra. »

    Mais l'ONG « ne travaillera pas en Tchétchénie, du moins pour le moment », dit-il. « Sa condamnation reste valide », nous rappelle Delphine Reculeau, directrice de l'Observatoire pour la protection des défenseurs des droits humains.

    « Il est libéré au tiers de sa peine »

    Memorial est la principale organisation russe de défense des droits humains. En octobre 2018, pendant sa détention, Oïoub Titiev s'est vu décerner par le Conseil de l'Europe le prestigieux prix des droits de l'homme Vaclav Havel.

    En janvier 2018, il avait été arrêté avec plus de 200 g de cannabis dans le coffre de son véhicule. « Il a été libéré parce qu’il avait déjà fait un tiers de sa peine », précise Mme Reculeau, alors qu'il a toujours dénoncé un coup monté.

    Selon M. Titiev, les stupéfiants qui l'ont fait condamner ont été placés à son insu dans sa voiture. Son organisation décrit son procès comme un « maillon tragique » des pressions visant à entraver son travail depuis des années.

    Selon l'ONG, les poursuites - dénoncées par des députés européens, HRW ou la FIDH - doivent être liées au fait qu'il enquêtait sur les prisons secrètes tchétchènes, ce qui a permis de libérer plusieurs personnes, précise Memorial.

    « Oïoub n'aurait jamais dû être arrêté »

    Aux yeux de Delphine Reculeau, « les autorités russes voulaient envoyer un signal ». « En Tchétchénie, où travaille Oïoub Titiev, son organisation est le dernier rempart contre les violations des droits de l'homme dans la république. »

    « La condamnation et la détention d'Oïoub étaient vraiment un signal fort pour décourager l’ensemble des défenseurs en Tchétchénie de continuer leur travail », souligne la directrice de l'Observatoire, un programme de la FIDH et l'OMCT.

    La Fédération internationale des droits de l'homme plaide pour l'annulation de la condamnation et appelle à « garantir » la poursuite du travail de Memorial. « Oïoub n'aurait jamais dû être arrêté », fait-elle savoir par communiqué.

    « Les autorités doivent restaurer ses droits »

    « La priorité de ses avocats, c'était de le libérer. Sa santé se détériorait en prison. Après, va-t-il se battre pour demander que sa condamnation soit annulée ? Je l’espère », commente la directrice de l'Observatoire Delphine Reculeau.

    Le dirigeant tchétchène Ramzan Kadyrov a « salué » la libération de M. Titiev, sans remettre en cause l'affaire. Mais « les autorités doivent restaurer ses droits après 17 mois d'audiences abusives, de détention arbitraire », estime la FIDH.

    L'ONG dénonce des « campagnes de diffamation » contre M. Titiev. « Notre appel, conclut Mme Reculeau, c'est que la condamnation soit annulée et qu’il obtienne réparation complète et des indemnités, des compensations ».

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