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    Europe

    Un navire humanitaire accoste à Lampedusa, Matteo Salvini hausse encore le ton

    media Des policiers italiens gardent l'Alex après son débarquement à Lampedusa, le 6 juillet 2019. Local Team/REUTERS TV via REUTERS

    Le navire humanitaire Alex a accosté samedi 6 juillet dans le port sicilien de Lampedusa avec 46 migrants, en dépit de l’interdiction de débarquement ordonnée par Matteo Salvini.

    L’Alex s’est amarré au même quai que le Sea Watch 3, qui avait également forcé son débarquement la semaine précédente. Le voilier affrété par le collectif italien de gauche et d'extrême gauche Mediterranea a été accueilli par de nombreux policiers, qui ont ordonné dans la soirée la saisie du navire et l’ouverture d’une enquête pour aide à l'immigration clandestine contre son capitaine, Tommaso Stella, qui serait actuellement encore retenu au poste de la police des douanes de Lampedusa.

    « Les naufragés et l'équipage sont épuisés. Les personnes que nous avons secourues doivent recevoir des soins... C'est une situation surréaliste et prolonger l'attente est une cruauté inutile », a justifié sur Twitter Mediterranea, évoquant des « conditions d'hygiène intolérables à bord ».

    ► Ecouter aussi : Lampedusa, une ile entre deux mondes

    Les 41 migrants à bord du navire, que l'on a vus épuisés, ont été débarqués dans la nuit de samedi à dimanche, plus de huit heures après l'arrivée à quai de l'Alex, avant d'être conduits à l’aube dans le centre d’accueil des identifications de Lampedusa, rapporte notre correspondante à Rome, Anne Le Nir. Des heures très pénibles pour les migrants serrés sur le pont par 40 degrés, en plein soleil et sans possibilité d’utiliser les toilettes.

    Pas de quoi émouvoir le ministre italien de l’Intérieur, qui a assuré ne pas vouloir céder « au chantage » des ONG – à qui il a fermé les ports italiens. « Je n'autorise aucun débarquement à ceux qui se moquent totalement des lois italiennes et aident les passeurs », s’est enflammé Matteo Salvini dans un tweet. Lors de l’accostage du bateau, l’homme fort de l’Italie a également affirmé que les employés d’ONG étaient des « chacals » et que « dans un pays normal, il y aurait des arrestations immédiates et le bateau serait saisi ».

    Une « prise d'otage » italienne

    Un autre navire humanitaire, l'Alan Kurdi, était aussi samedi au large de Lampedusa avec 65 migrants secourus à son bord, mais l'ONG allemande Sea-Eye a annoncé dans la nuit de samedi à dimanche qu'il se dirigeait finalement vers Malte - qui a depuis annoncé refuser que l'embarcation accède à ses eaux territoriales. Malte où l’Alex aurait pu se diriger également, si Mediterranea n’avait pas refusé l’offre d’accueil, estimant que ce long trajet serait trop dangereux pour ses passagers.

    « Pour nous, il est temps de libérer les autres États européens de la prise d'otages opérée par le ministre italien de l'Intérieur », a déclaré dans un communiqué un dirigeant de Sea-Eye, Gorden Isler.

    Un décret-loi adopté en juin prévoit des amendes pouvant atteindre 50 000 euros contre le capitaine, le propriétaire et l'armateur d'un navire qui entrerait sans autorisation dans les eaux italiennes. Après l'accostage de l'Alex, Mattro Salvini a fait savoir, par un nouveau tweet, qu'il entendait augmenter cette amende jusqu'à 1 million d'euros.

    Berlin tente de raisonner Rome

    Son homologue allemand, Horst Seehofer lui a demandé dans une lettre d’au contraire revenir sur ces mesures et de rouvrir les ports italiens aux navires humanitaires. « On ne peut pas permettre que des bateaux avec des gens que l'on a secourus soient laissés à la dérive en Méditerranée pendant des semaines, parce qu'ils ne trouvent pas de port. […] Nous devons trouver rapidement des solutions au niveau européen, dans un esprit de responsabilité et de solidarité » implore l’élu de la CSU (droite).

    En vain : dans une vidéo publiée sur Facebook, le dirigeant italien d’extrême droite exclut de changer de politique et menace au contraire de faire « monter les migrants à bord d'un véhicule » pour les conduire « à l’ambassade d’Allemagne ».

    (Avec agences)

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