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    France

    France: la «dir cab» du ministre de l'Écologie démissionne à cause d'un HLM

    media La directrice de cabinet de François de Rugy, Nicole Klein, démissionne après des révélations de Mediapart. SEBASTIEN SALOM GOMIS / AFP

    Nicole Klein, directrice de cabinet de François de Rugy, occupe un HLM à Paris depuis 2001, et pendant 12 ans, elle n'y a pas habité, selon une enquête du site d'information Mediapart. Cette révélation qui l'a poussée à démissionner sans délai, alors que le ministre français de la Transition écologique et solidaire, qui présentait avec la secrétaire d'État Poirson mercredi un important texte de loi au Conseil des ministres, est lui-même mis en cause par le même journal dans une autre affaire.

    La directrice de cabinet de François de Rugy, Nicole Klein, a démissionné. Comme le révèle Mediapart dans un article publié mercredi 10 juillet, elle occupe un HLM parisien depuis 2001.

    Or, cette proche collaboratrice du ministre de la Transition écologique et solidaire, lui-même épinglé plus tôt dans la journée par le journal d'information en lignesur des dîners luxueux organisés aux frais de l'Assemblée nationale lorsqu'il en était président, n'aurait pas habité dans ce logement entre 2006 et 2018.

    « Mes enfants habitaient ce logement »

    L'ancienne adjointe au directeur général de l'urbanisme au ministère de l’Équipement est arrivée en 2001 à Paris, quand elle a été nommée à ce poste. C'est à ce moment qu'elle a pris cet appartement social près de la porte de Vanves, dans le XIVe arrondissement.

    Mais Nicole Klein, qui est préfète, a par la suite travaillé dans différentes préfectures hors de la capitale, entre 2006 et 2018. « Quand j'ai quitté Paris, mes enfants habitaient ce logement », a-t-elle justifié à Mediapart dans un premier temps, avant de revenir sur ses propos un peu plus tard.

    « Mes enfants n'y ont jamais habité sauf quand mon plus jeune fils était à ma charge », a alors corrigé alors celle qui était finalement devenue directrice de cabinet du ministre d’État le 1er novembre 2018. En fait, Nicolas Klein y logeait apparemment régulièrement lorsqu'elle « revenait à Paris le week-end ». « C'était ma résidence principale et mon domicile fiscal », précise-t-elle.

    Des conditions « parfaitement légales »

    « Je suis arrivée à Paris en deux jours, le ministère a trouvé ce logement », raconte Mme Klein au journal, rappelant que son entrée dans le logement s'était réalisée dans des conditions « parfaitement légales » à l'époque. Mais son maintien dans ce logement pose question, soulève Mediapart. La loi oblige les locataires à quitter les lieux une fois qu'ils ont dépassé un certain niveau de revenus.

    L'ancienne préfète de Loire-Atlantique a ajouté qu'elle souhaitait déménager, mais qu'elle n'aurait pas pu par « manque de temps » depuis ses nouvelles fonctions. Le bailleur social « 1001 Vies habitat » s'est abstenu de tout commentaire.

    Suite à sa démission, Nicole Klein a indiqué à nos confrères de Ouest France avoir quitté son poste à « contre-coeur, à la demande de François de Rugy ».

    François de Rugy vers une démission ?

    Dans la tourmente depuis les révélations de Mediapart, survenues plus tôt le même jour, sur des dîners organisés de l'Assemblée lorsqu'il en était le président, au début du mandat d'Emmanuel Macron, plusieurs voix dans l'opposition se sont élèvées mercredi pour une démission du ministre de Rugy, un ancien membre d'Europe écologie-Les Verts qui avait rejoint La République en marche.

    « C'est de l'argent public et on n'invite pas sa famille, ses amis avec des grands crus, des homards géants et je ne sais quoi, avec l'argent de l'Assemblée nationale, c'est simple et élémentaire », a martelé mercredi la députée Delphine Batho, une ancienne socialiste actuellement présidente du parti Génération écologie - elle-même ancienne ministre de l'Écologie.

    Dans l'opposition, le fossé entre les frais de représentation de l'ancien président de l'Assemblée nationale et les nouvelles règles qu'il avait imposées agace les députés. « Ce qui me choque, c'est l'hypocrisie. C'est celui qui a poussé pour que le moindre député justifie sa note de sandwich en expliquant qu'on doit être exemplaire et qui fait l'inverse dans le cadre de ses fonctions », s'indigne le député Les Républicains Julien Aubert.

    Aucune affaire pour Matignon

    « Le ministre d'État conserve bien évidemment la confiance du président et du Premier ministre », a assuré la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, mercredi en conférence de presse après le Conseil des ministres. « Aucune règle n'a été enfreinte et on ne gouverne pas sous le coup de quelques photos », minimise un proche d'Édouard Philippe.

    « C'est pas terrible en termes d'image », reconnaît un stratège d'une secrétaire d'État. « C'est un peu gênant, mais il y a des dîners un peu partout comme ça », confesse-t-il. Les autres ministres craignent un feuilleton avec de nouveaux épisodes embarrassants. Les travaux de l'appartement de François de Rugy sont également dans le collimateur des journalistes de Mediapart.

    Le sujet a même été évoqué entre le ministre de la Transition écologique et Édouard Philippe. Les deux hommes se sont parlés à deux reprises pour tenter de maîtriser le début d'incendie. Pour l'instant, François de Rugy garde son poste. Face à la polémique, le ministre assume. Il s'est exprimé sur les réseaux sociaux.

    63 000 euros de travaux... payés par le contribuable

    À son arrivée à l’hôtel de Roquelaure en octobre 2018, François de Rugy et sa femme demandent de refaire la peinture, les moquettes, les parquets, les salles de bains et d'installer un dressing géant pour 17 000 euros.

    « Les dernières rénovations dataient d'il y a 16 ans, les sols et les murs étaient vétustes et il n'y avait pas de placards », explique le ministre sur Facebook obligé encore une fois de se justifier sur son train de vie.

    Le ministre de la Transition écologique et sa femme ont fait réaliser plus de 63 000 euros de travaux, payés par le contribuable, dans les appartements privés du ministère.

    Le délégué général de LREM, Stanislas Guerini et Benjamin Grivaux, candidat à la mairie de Paris appellent à la déontologue de l'Assemblée nationale. Ils estiment qu'elle devrait se pencher sur les dîners organisés par François de Rugy.

    Après les homards et le vin, la lutte contre le gaspillage

    Ces affaires surviennent alors que la secrétaire d'État Brune Poirson présentait mercredi avec son ministre de tutelle un projet de loi relatif à la lutte contre le gaspillage et à l'économie solidaire. Le gouvernement français entend mener la guerre au plastique et mise sur le recyclage et les consignes pour remporter la bataille. Le principe : produire moins et mieux, jeter moins et mieux, recycler, réparer et réutiliser.

    Un système de « bonus-malus »

    Pour renforcer le principe du pollueur-payeur, un « bonus-malus » incitera l'incorporation de matières recyclées dans les produits. « Le taux de recyclage est beaucoup trop faible en France, nous pouvons gagner cette bataille de réduire les déchets à la source », estime François de Rugy.

    Le texte interdira également la destruction des produits non alimentaires neufs (650 millions d'euros chaque année en France) mais ne précise pas s'ils devront être réemployés ou recyclés. Il devrait arriver au Sénat fin septembre puis être discuté par l’Assemblée nationale à l’automne pour une adoption « avant les élections municipales », soit avant mars 2020, précise le ministère.

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