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    Europe

    Kaboul: deuxième agression récente d'un ancien collaborateur afghan de la France

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    Ahmad, ancien interprète pour l’Économat des armées françaises, a été blessé par balle mercredi 10 juillet 2019. RFI / Sonia Ghezali

    Un ancien interprète de l’Économat des armées françaises a été blessé par balle à Kaboul mercredi 10 juillet. Deux personnes lui auraient tiré dessus dans le quartier de Tchelsetone, où des hommes armés avaient déjà ouvert le feu sur le portail de la résidence d’un autre ancien interprète le 27 juin. Sur RFI, il témoigne du fait que sa demande de visa, faite l’année dernière, était restée sans réponse de Paris.

    Avec notre correspondante à Kaboul,  Sonia Ghezali

    Ahmad préfère que son nom de famille ne soit pas cité pour des raisons de sécurité. Il a travaillé huit ans pour l’Économat des armées, un service sous la tutelle du ministère français des Armées qui appuie les forces déployées au sol.

    Allongé sur son lit, malgré les vives douleurs, il raconte son agression, survenue mercredi dans la capitale d'Afghanistan. Un bandage enserre son mollet gauche et sa tête. Il a percuté le sol dans sa chute en essayant d'échapper aux balles.

    Il était en train de sortir sa voiture de chez son beau-frère, vers 23h30. Sa femme et ses enfants se préparaient encore à l'intérieur, quand il s'est retrouvé nez à nez avec deux hommes armés. « Ils m'ont dit de ne pas bouger », dit-il.

    À Tchelseton, plus d'activités de militants ou sympathisants talibans

    Puis les deux assaillants auraient tiré sur lui, touchant sa voiture notamment. « J'ai essayé de retourner chez mon beau-frère. Mais sur le chemin, la dernière balle a touché mon mollet. Je suis tombé deux ou trois fois », raconte Ahmad.

    Les deux hommes prennent la fuite sans rien voler. « Ils sont partis parce qu'ils ont cru avoir réussi leur mission. Mais je suis heureux, je ne suis pas mort. » Il se dit certain que les talibans sont derrière cette « tentative de meurtre ».

    À Tchelseton, la police fait face à de plus en plus d'activités de militants ou sympathisants talibans. Des hommes avaient déjà ouvert le feu sur le portail d’un ancien interprète de l'armée française le 27 juin dernier (voir notre article).

    En 2018, 129 demandes de visa d’anciens interprètes ou auxiliaires

    Il y a deux ans, Ahmad avait dû quitter définitivement sa province du Logar à cause de la forte présence des talibans. Mais à Kaboul, il se sent désormais aussi menacé. L'an dernier, il a sauté le pas et fait une demande de visa à la France.

    « Moi, j'ai appris beaucoup de choses des Français, comme de belles attitudes. J’ai vu beaucoup d’humanité. La seule chose, c’est que l’administration nous a oubliés », confie-t-il, alors que sa demande est restée sans réponse.

    Le dossier d'Ahmad fait partie des 129 demandes de visa formulées en 2018 par d’anciens interprètes ou auxiliaires employés par l'armée française lorsqu'elle était présente en Afghanistan, et qui n’ont pas reçu de réponse positive depuis.

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